Armes de poing ou fusil – Pourriez-vous distinguer le vrai du faux ?

Armes de poing ou fusil – Pourriez-vous distinguer le vrai du faux ?
© Photo Éric Beaupré | Les armes, le vrai du faux, on y voit que du feu, même de près !

DRUMMONDVILLE

Seriez-vous en mesure de différencier ici un vrai Beretta 9mm et le pistolet airsoft qui a causé tout un émoi à Drummondville cette semaine, alors que deux adolescents en ont fait usage sans mauvaises intentions et arrêtés à proximité d’une école ?

Cet événement a été rapporté au Vingt55 suite à un appel logé de l’école impliquant de jeunes hommes ayant en leur possession un fusil. Le terme aussi peu clair pour certain que l’objet lui-même a soulevé toutes sortes d’échanges et de discussions autant sur les jeunes impliqués que «l’arme» utilisée.

Le Vingt55 a contacté le jeune de 16 ans, propriétaire de l’arme de type pistolet air soft

Celui-ci a offert la même version aux policiers et enquêteurs sur les événements:

«J’étais fier de mon nouvel achat, un «fusil airsoft» (pistolet) de 200 $.  L’achat a été fait en toute légalité dans un commerce qui vend ce type d’armes. J’ai eu la mauvaise idée, je le réalise maintenant, d’apporter avec moi le fusil  pour le montrer à des amis à l’école, croyant sincèrement n’enfreindre aucune loi ni les règlements et sans aucune mauvaise intention» a-t-il assuré en entrevue. «Dans mon esprit c’était un jouet très réaliste mais pas une arme.»

L’explication finale: une suite d’erreurs, de jugement et l’ignorance de la loi (Anastasia)

Au moment de montrer le pistolet à ces amis, un autre éleve, le deuxième impliqué dans cette histoire, a suggéré de le charger de billes afin de démontrer le coté inoffensif de la réplique. La scène a été captée de loin par un professeur vigilant qui a rapidement contacté les autorités et déclenché l’opération policières avec le résultat que nous connaissons tous.

Les deux jeunes ont été arrêtés et rencontrés et ils ont pleinement collaboré avec les policiers et les enquêteurs. La Sûreté du Québec a confirmé le tout au Vingt55 expliquant également que pour le moment, aucune accusation était déposée et que le tout était soumis au procureur de la couronne.

Une bonne leçon pour les jeunes et une suspension temporaire des milieux scolaires respectifs, voilà le bilan et les conséquences pour les deux jeunes dans cette histoire, pour le moment.

 

Des répliques à si méprendre

Sur la photo nous pouvons voir deux armes, l’un un véritable Beretta 9mm et l’autre le pistolet airsoft utilisé par le jeune homme.

La réplique du Beretta projetant des billes de plastiques propulsé par un cylindre d’air compressé est dissimulé dans le manche. Sur notre photo test, la véritable arme Beretta 9mm est à gauche, à droite, la réplique. L’auriez-vous deviné ?

Même les deux armes une au côté de l’autre et vues de près, il est possible de si méprendre. Imaginez pour un citoyen, un professeur ou même un policier dans une foule de 100 personnes à une distance de 10, 30 ou 100 mètres, alors que pour les policiers, les risques et les décisions se prennent en micros secondes.

Fort heureusement à Drummondville, l’événement a été rapidement résolu et les jeunes n’avaient plus le fusil en mains à l’arrivée des policiers.

Les armes ont mauvaise presse et pourtant

Il est facile de donner mauvaise presse aux armes, que ce soit des fusils ou des carabines.

Pourtant, des centaines de Drummondvillois possèdent des armes a feux. Tous ces propriétaires s’entendent à dire, comme Stéphane le propriétaire d’une arme 9mm que «ce n’est pas l’arme le problème mais plutôt…la personne derrière».

Les médias rapportent les rares et désolants événements comme celui survenu la semaine dernière ou aux conséquences dramatiques et bien pires bien sûr, et avec raison mais, les propriétaires d’armes à feu récréatives, amateurs de air soft ou collectionneurs demeurent une énorme majorité qui en font bon usage, sécuritairement et dans des endroits appropriés et en toute légalité.

Un manque de connaissance du sport et activée lié aux armes et à la réglementation les entourant. (Loi Anastasia)

Les deux jeunes ignoraient la loi Anastasia, comme quelques professeurs qui ont avoué être embêtés de l’expliquer.

La loi Anastasia, loi québécoise sur les armes à feu, est en vigueur depuis le 1er septembre 2008. Cette loi a été baptisée à la mémoire d’Anastasia De Sousa, étudiante tuée lors de la tragique fusillade au Collège Dawson le 13 septembre 2006.

«Cette loi vise d’abord à interdire la possession d’armes sur les lieux d’institutions désignées, principalement dans les établissements d’enseignement et les garderies, ainsi qu’à bord des transports publics et scolaires.

Cette loi oblige entre autres un signalement obligatoire aux autorités policières, que ce soir par un enseignant, un professionnel ou toute autre personne œuvrant au sein d’une institution désignée, qui a un motif raisonnable de croire qu’une personne est en possession d’une arme à feu sur les lieux de cette institution ou qu’une arme à feu se trouve sur les lieux de cette institution.

Armes à feux, des endroits appropriés pour que cela reste un sport sécuritaire

«Nos clients ne partent jamais avec une arme sans en montrer le permis approprié lors de l’achat explique Frédérick Ward de chez Sportèque à Drummondville. Nous les conseillons et les informons de la réglementation et bien sûr, des pratiques d’usage et de sécurité avant leurs départs.»

«Pour les chasseurs, collectionner ou pratiquer du tir en salle, l’importance de connaître les lois et règlements est plus que primordial» rapporte le propriétaire d’une boutique de chasse spécialisée de Drummondville.

Air soft et paintball: des pratiques et une zone grise sur la vente explique un commerçant

Michaël est le propriétaire d’un surplus d’armée et revendeur de pistolets de type «Air Soft» et de paintball situé au centre-ville de Drummondville. Il précise qu’il a parfois 200 à 250 «chumy» qui viennent jouer sur ses sites de paintball et Air Soft.

Pour des amateurs et adeptes sécuritaires, c’est assurément l’endroit pour sortir ce genre de fusils ou pistolets. «La «zone grise» et l’accessibilité plus facile des pistolets de paintball et de répliques Air soft n’aident possiblement pas à donner bonne presse aux sports, mais cela demeure sécuritaire», assure-t-il.

De son côté, le vendeur d’un commerce grande surface de Drummondville explique que «par mesure de sécurité, autant pour nous que pour les clients, les pistolets et les armes à feux, fusil à plombs ou répliques Airsoft, même inoffensives sont entreposés sous clés et vendus qu’à des clients de 18 ans et plus sur présentation d’une pièce d’identité.

L’importance de ne pas banaliser les événements et de s’informer adéquatement

L’événement des derniers jours aura au final, permis de réaliser l’importance de ce sport et de l’éducation qui reste à faire sur les armes à feu, de chasse et de pistolets récréatifs. Un monde complexe et pourtant sécuritaire qui rejoint des milliers de québécois et Drummondvillois.

Le Vingt55 ajoute le lien concernant la loi Anastasia et invite les amateurs et collectionneurs d’armes autant que ceux qui souhaitent découvrir ce sport et loisir, à se renseigner auprès d’un commerces spécialisé comme Sportèque situé au 760 Boulevard Saint-Joseph à Drummondville


Loi Anastasia:

http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2007C30F.PDF

 

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Éric Beaupré
Éric Beaupré
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