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Conseil national du PQ : Monnaie québécoise et réduction de la paperasse Paul St-Pierre Plamondon précise ses engagements économiques

Conseil national du PQ : Monnaie québécoise et réduction de la paperasse Paul St-Pierre Plamondon précise ses engagements économiques
Conseil national du PQ, l'événement, qui s’est déroulé au Delta Sherbrooke @ Tous droits réservés.

Sherbrooke

Près de 600 militants du Parti Québécois ont convergé vers Sherbrooke en fin de semaine dans le cadre du Conseil national tenu sous le thème « des régions plus riches ». L’événement, qui s’est déroulé au Delta Sherbrooke, a permis aux participants d’échanger sur la prospérité régionale, l’entrepreneuriat, le repreneuriat ainsi que sur les moyens de renforcer l’économie des régions du Québec.

Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a profité de la rencontre pour présenter les bases d’un plan visant l’adoption d’une monnaie québécoise dans les années suivant l’accession du Québec à l’indépendance.

Le chef péquiste a rappelé l’importance qu’il accorde à la mobilisation citoyenne et au développement économique dans un Québec souverain. « Ça fait cinq ans que je suis chef. Je suis fier de notre éthique de travail dans la quête de notre destin. À tous les Québécois qui ont le goût d’entreprendre, qui ont de l’ambition, qui veulent créer de la richesse, je dis : bienvenue chez vous. Le Parti Québécois, c’est le parti de tous les Québécois. Il y a de l’espace pour tout le monde dans notre grande maison. Notre porte est grande ouverte », a lancé Paul St-Pierre Plamondon devant les militants.

Durant les deux jours d’échanges, les participants ont été invités à réfléchir à la création de richesse dans un Québec indépendant. Une conférence offerte par un spécialiste de l’Institut de recherche en économie contemporaine a alimenté la discussion sur le gain d’autonomie décisionnel et la libération du potentiel des régions lorsqu’un Québec souverain disposerait de ses propres leviers.

Un panel animé par la députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, a ensuite permis d’aborder plusieurs thèmes à portée économique, de l’économie sociale au développement manufacturier, en passant par la transformation des ressources et l’entrepreneuriat autochtone. La députée a salué la contribution des intervenants et souligné l’importance de ces échanges en vue du congrès d’orientation prévu en janvier. Elle a réaffirmé que les petites et moyennes entreprises demeurent au cœur de la vision économique du Parti Québécois, ajoutant que la formation politique entend s’éloigner du modèle actuel de subventions offertes aux multinationales.

Le député de Jean-Talon, Pascal Paradis, a pour sa part présenté les conclusions de la tournée économique qu’il mène depuis plus d’un an auprès d’associations, d’entrepreneurs, de grandes organisations et de PME. Il a rappelé que les préoccupations exprimées, peu importe la région visitée, ramènent constamment les mêmes enjeux, de la surcharge administrative à la multiplication des interlocuteurs, en passant par les délais jugés excessifs. Selon lui, les Québécois s’attendent à une réduction réelle de la paperasse. Il assure qu’un gouvernement péquiste en ferait une priorité.

L’un des moments les plus attendus est survenu avec la présentation d’un nouveau chapitre du Livre bleu, portant sur « l’architecture financière d’un Québec indépendant ». Après avoir évalué la possibilité de conserver la monnaie canadienne ou d’adopter la monnaie américaine, le Parti Québécois conclut qu’une monnaie québécoise représenterait la meilleure voie pour assurer la stabilité économique d’un Québec indépendant. Le plan, échelonné sur environ quinze ans, prévoit sept étapes visant la mise en place d’une banque centrale québécoise et d’une politique monétaire adaptée aux réalités économiques du territoire. Paul St-Pierre Plamondon affirme que cette orientation permettrait au Québec de contrôler ses taux d’intérêt, de soutenir ses institutions financières et de bénéficier d’un taux de change mieux aligné sur la structure économique québécoise. Il reconnaît l’ambition de ce projet, mais assure qu’il s’agit d’une proposition cohérente et tournée vers la création de richesse.

À moins d’un an de l’élection générale de 2026, le chef du Parti Québécois a conclu la fin de semaine avec un discours rassemblant les militants. Il a évoqué un mouvement intergénérationnel renouvelé autour de l’indépendance et d’un Québec confiant de son avenir. Il a également appelé à la mobilisation en vue de la partielle dans Chicoutimi et des échéances électorales à venir, rappelant que la rigueur et l’éthique de travail demeurent au cœur de la démarche péquiste.

Éric Beaupré
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