DRUMMONDVILLE
La basilique Saint-Frédéric retrouve tout son charme: @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Comme l’a constaté le Vingt55 sur place et en direct ce matin, l’imposant échafaudage qui recouvrait depuis plusieurs mois une partie importante de la façade, du niveau inférieur jusqu’au clocher, a été entièrement retiré. L’équipe responsable de la restauration finalisait encore quelques opérations, dévoilant progressivement l’architecture emblématique de l’édifice, juste à temps pour les célébrations de fin d’année.
Une intervention essentielle pour préserver un joyau patrimonial
Au fil du temps, l’usure naturelle des matériaux avait rendu nécessaire une intervention majeure afin d’assurer la solidité, la sécurité et la pérennité du clocher. Les travaux, réalisés conformément aux normes de conservation patrimoniale, ont inclus la réfection de la structure, la restauration des revêtements extérieurs et l’amélioration de plusieurs éléments ornementaux.
« La basilique Saint-Frédéric est bien plus qu’un lieu de culte. Elle représente un héritage collectif, une mémoire vivante et un point de ralliement pour les générations passées, présentes et futures. La rénovation de son clocher est un geste de préservation de notre histoire commune », rappelait Jean-Luc Blanchette, curé de la paroisse, lors de l’annonce des travaux en entrevue au Vingt55.
Des travaux qui assurent la pérennité du lieu et de ses activités
La basilique Saint-Frédéric demeure un lieu central de la vie spirituelle, culturelle et communautaire de Drummondville. La restauration du clocher permet non seulement de préserver l’architecture du bâtiment, mais aussi d’assurer la tenue d’activités religieuses et culturelles phares, notamment les célébrations de Noël et les rassemblements communautaires.
Le projet a bénéficié d’un appui financier du Gouvernement du Québec, de la Ville de Drummondville et du philanthrope Gilles Soucy, permettant de mener à terme cette étape importante des travaux que nécessitait l’édifice drummondvillois.
Un soutien gouvernemental majeur pour le patrimoine religieux drummondvillois
Comme le rappelait le Vingt55 lors de l’annonce officielle, le ministre André Lamontagne et le député Sébastien Schneeberger avaient confirmé, au nom du ministre de la Culture et des Communications, l’octroi d’une enveloppe de 517 000 $ visant la restauration et la requalification du patrimoine religieux de Drummondville et de Saint-Joachim-de-Courval.
Ce financement provient des programmes du Conseil du patrimoine religieux du Québec, qui soutiennent la protection, la transmission et la mise en valeur du patrimoine religieux, ainsi que la requalification de lieux de culte excédentaires.
« Nos églises font partie intégrante du paysage drummondvillois. Je souligne l’implication des comités et organisations qui prennent soin de ces infrastructures. Le financement annoncé aujourd’hui est une très bonne nouvelle pour notre centre-ville et pour Saint-Joachim-de-Courval », avait déclaré André Lamontagne.
« Les églises de Saint-Frédéric et de Saint-Joachim ne sont pas seulement des bâtiments; elles sont des symboles vivants de notre histoire collective. Grâce à cet appui financier, nous préservons une partie de notre héritage », avait ajouté le député Sébastien Schneeberger.
Le curé Blanchette remercie la communauté
Jean-Luc Blanchette souligne l’importance de ce soutien financier pour la suite du projet : « La paroisse Saint-François-d’Assise se considère très privilégiée d’avoir une nouvelle subvention. Combiné à l’investissement des paroissiens, ce soutien était un réel coup de pouce pour la restauration du clocher principal, des travaux qui s’échelonneront sur plusieurs années. »
Une histoire marquée par un incendie dramatique en 1921
Comme le rappelait en décembre 2021 le Vingt55 quelques jours avant les célébrations du 100e anniversaire de la basilique 2021., Saint-Frédéric porte un passé marqué par un événement tragique. Le 25 décembre 1921, en fin d’après-midi, l’église Saint-Frédéric était la proie des flammes. Seuls les murs de maçonnerie avaient résisté. Il s’agissait alors du troisième lieu de culte détruit par un incendie, après ceux de 1822 et 1879.
L’enquête avait rapidement confirmé qu’il s’agissait d’un incendie criminel. Aucun suspect n’avait été identifié pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’en 1927, la presse rapporte les aveux de Raymond K. Marsden, un Américain reconnu pour une série d’incendies et de vols dans des églises. Ses confessions, dans lesquelles il affirmait avoir incendié des milliers d’édifices religieux, avaient toutefois été accueillies avec prudence, plusieurs historiens remettant en question leur crédibilité.

La basilique Saint-Frédéric retrouve tout son charme: @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.









