DRUMMONDVILLE
L’accident est survenu à la résidence Pavillon Marie-Reine-des-Cœurs, à Drummondville. Transporté au centre hospitalier après l’incident survenu le 6 mai dernier, le nonagénaire a succombé à ses blessures hier, le 15 mai. Les circonstances entourant sa chute, ses blessures ainsi que l’implication possible d’une seconde personne font maintenant l’objet d’une enquête des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, en collaboration avec le Bureau du coroner.
Selon les informations confirmées au Vingt55, la victime avait été transportée à l’hôpital après l’incident survenu dans la résidence, un événement impliquant deux personnes. Lors de l’intervention, elle aurait subi des blessures importantes, dont une fracture de la hanche. Hospitalisé depuis, l’homme a finalement succombé à ses blessures hier.
Toujours selon les informations obtenues, l’homme aurait été poussé. L’enquête devra maintenant déterminer avec précision les circonstances exactes de l’incident ainsi que la nature des gestes posés.
Le dossier est maintenant entre les mains de la coroner Me Kariane Asselin. Toutefois, puisque les circonstances exactes du décès demeurent nébuleuses et qu’un second individu serait impliqué, le dossier a également été soumis à la Sûreté du Québec, plus précisément à l’unité des crimes majeurs.
Interpellé par le Vingt55 sur l’incident et l’enquête en cours, le porte-parole de la Sûreté du Québec a apporté des précisions au dossier. « Nous sommes en assistance au coroner dans ce dossier », a confirmé le sergent Louis-Philippe Ruel, contacté par le Vingt55.
Au Québec, un décès survenu en résidence privée pour aînés (RPA) est régi par la Loi sur les coroners, a précisé le sergent Louis-Philippe Ruel en entrevue au Vingt55. Cette loi n’exige pas systématiquement l’intervention du coroner pour tous les décès en RPA, mais l’avis devient obligatoire selon des critères précis, notamment lorsqu’un décès survient dans des circonstances obscures ou accidentelles, comme ce serait le cas dans ce dossier.
Comme le Bureau du coroner ne dispose pas d’enquêteurs, ce sont donc les services policiers qui doivent intervenir pour établir les circonstances exactes de l’événement. Puisqu’il s’agit d’un incident impliquant possiblement une seconde personne, l’enquête a été confiée aux ressources spécialisées de la Sûreté du Québec afin de déterminer les circonstances, le degré d’implication de chacun ainsi que les éléments ayant conduit au décès du nonagénaire.
Les enquêteurs devront maintenant déterminer avec précision les causes et circonstances entourant le décès, s’agit-il d’un geste volontaire, d’un conflit ayant mal tourné ou d’un accident.
Autant de questions qui devront être éclaircies par l’enquête en cours. Le rapport de la coroner permettra notamment d’établir si le décès est directement lié à la chute et aux blessures subies lors de l’événement.
Pour le moment, aucune accusation n’a été déposée. Une fois l’enquête complétée, le dossier pourrait être soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera si des accusations criminelles doivent être portées.






