DRUMMONDVILLE
Soupçonné d’avoir été en possession d’une arme, un adolescent a été interpellé et identifié par les policiers. © Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
En entrevue au Vingt55, le sergent Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec, confirme que les policiers ont reçu un signalement concernant des jeunes qui auraient été aperçus avec un objet suspect. La nature du signalement nécessitait une intervention immédiate des policiers, précise le porte-parole de la Sûreté du Québec.
Compte tenu de la nature du signalement, un périmètre a été établi et les effectifs nécessaires ont été déployés afin de sécuriser le secteur et de procéder aux vérifications. Aucune école n’a fait l’objet d’un confinement barricadé, mais les accès au secteur ont été contrôlés pendant que les policiers procédaient au ratissage des terrains environnants.
Selon la version rapportée au Vingt55 par un témoin, des détonations auraient également été entendues.
Deux jeunes auraient été aperçus à l’arrière des terrains du Fortissimo, avant de se diriger vers le secteur des écoles. L’un d’eux aurait eu en sa possession ce qui semblait être une arme à feu, selon les informations transmises aux autorités par le témoin.
Plusieurs jeunes vérifiés par les policiers, comme a pu constater le Vingt55 sur place, en effet, plusieurs jeunes ont été interpellés par les policiers afin de vérifier leur identité et de s’assurer qu’ils n’étaient pas en possession d’une arme ou d’un objet pouvant correspondre au signalement initial.
Un adolescent localisé
Les recherches ont finalement permis aux policiers de localiser un adolescent correspondant à la description transmise par le témoin, confirme le sergent Louis-Philippe Ruel en entrevue au Vingt55.
Comme la constaté le vingt55 sur place, un adolescent a été interpellé pour fin d’enquête
Le jeune devait être rencontré par les policiers au poste de la Sûreté du Québec afin de vérifier les informations recueillies et de déterminer les circonstances exactes entourant le signalement. À ce stade, les policiers poursuivent leurs vérifications afin de déterminer la nature exacte de l’objet aperçu et de valider les différents éléments rapportés par le témoin.
Plusieurs parents et citoyens s’interrogeaient sur l’ampleur des moyens déployés lors de certaines interventions policières à haut risque. Lorsqu’une information fait état de la présence possible d’une arme à feu, les policiers doivent toutefois prendre les mesures de sécurité nécessaires afin de protéger à la fois les citoyens, les intervenants et les personnes impliquées.
Comme l’a déjà rapporté le Vingt55 dans de précédents dossiers, il peut être particulièrement difficile, dans les premières minutes d’une intervention, de distinguer une arme réelle d’une arme factice ou d’une imitation. Lorsqu’une arme est signalée entre les mains d’une personne, la situation représente donc une menace potentielle qui doit être prise au sérieux jusqu’à ce que les policiers puissent confirmer la nature réelle de l’objet et sécuriser les lieux.
Les différentes interventions couvertes par le Vingt55 au cours des dernières années démontrent ainsi que l’importance d’un déploiement policier ne reflète pas nécessairement la gravité finalement constatée une fois l’intervention terminée, mais plutôt le niveau de risque que doivent évaluer les policiers à partir des informations dont ils disposent au moment de l’appel.
Le Vingt55 rappelle que la Loi Anastasia, adoptée au Québec à la suite de la fusillade survenue au Collège Dawson en 2006 et nommée en mémoire d’Anastasia De Sousa, encadre notamment la possession d’armes à feu dans certains lieux désignés.
Elle interdit notamment la possession d’une arme à feu dans les établissements d’enseignement et les garderies, ainsi que dans les transports publics et scolaires, sauf dans les situations ou pour les personnes prévues par la loi. Elle impose également certaines obligations lorsqu’une personne a des motifs raisonnables de croire qu’une arme à feu se trouve dans un établissement visé ou lorsqu’un comportement peut laisser craindre pour la sécurité d’autrui.
La Sûreté du Québec confirme que personne n’a été blessé ni menacé lors de l’intervention.

Soupçonné d’avoir été en possession d’une arme, un adolescent a été interpellé et identifié par les policiers. © Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

















