Drummondville / Centre-du-Québec
La proposition de 560 M$ constitue la mesure financière centrale du plan dévoilé par le PLQ. Le parti souhaite revoir la méthode de distribution des sommes provenant du Fonds vert afin que l’argent associé au secteur agricole soit retourné aux producteurs pour soutenir leurs activités, leurs investissements et le développement de leurs entreprises.
Le PLQ propose également une réforme de La Financière agricole du Québec. Selon le parti, l’organisme devrait jouer un rôle accru dans le développement des entreprises agricoles et mieux tenir compte des réalités économiques propres aux différentes régions.
Des programmes adaptés aux régions
Charles Milliard souhaite par ailleurs introduire un « réflexe régional » dans les programmes agricoles gouvernementaux. L’objectif serait notamment de tenir compte des coûts de transport, de l’accès aux services et des conditions de production qui peuvent varier considérablement d’une région à l’autre.
La relève agricole occupe aussi une place importante dans les engagements présentés dimanche. Le PLQ propose que chaque nouveau programme agricole gouvernemental comporte un volet consacré à la relève.
Le parti souhaite également développer des mécanismes de financement qu’il présente comme plus flexibles pour les jeunes producteurs et simplifier les règles fiscales et administratives entourant le transfert d’une ferme, que celui-ci s’effectue au sein d’une même famille ou auprès d’un nouvel entrepreneur.
« Notre agriculture ne manque ni de talent, ni d’ambition, ni de potentiel. Nous voulons donner à ceux qui nourrissent le Québec les moyens d’investir, de bâtir et de transmettre leurs entreprises à la prochaine génération. Parce qu’une agriculture qui prospère, ce sont aussi des régions qui prospèrent », affirme Charles Milliard.
Financement des travailleurs de rang
Le plan libéral prévoit également de rendre stable, récurrent et pluriannuel le financement des organismes offrant des services de travailleurs de rang.
Ces intervenants offrent notamment un accompagnement de proximité aux producteurs agricoles. Le PLQ affirme vouloir assurer la pérennité de ces services et maintenir leur présence dans les différentes régions du Québec.
Un éventuel gouvernement libéral entend aussi lancer un chantier de simplification réglementaire dans le secteur agroalimentaire. Le parti souhaite revoir certaines règles et démarches administratives afin de réduire les délais liés notamment à la transformation, à la commercialisation et à la vente des produits québécois.
Des pôles logistiques régionaux
Le PLQ propose par ailleurs la création de pôles logistiques agroalimentaires régionaux. Ceux-ci permettraient de mettre en commun certaines infrastructures et certains services, notamment pour l’entreposage, le conditionnement, le transport et la distribution des produits.
Le parti estime que cette approche pourrait faciliter l’accès des producteurs et transformateurs aux commerces, aux institutions publiques et aux marchés de proximité.
Les libéraux souhaitent également augmenter la proportion d’aliments québécois servis dans les écoles, les hôpitaux, les CHSLD et les autres établissements publics en favorisant des partenariats avec les entreprises agroalimentaires des différentes régions.
Des coupons nourriciers pour favoriser l’achat local
Le plan comprend finalement la création d’un programme destiné au déploiement de coupons nourriciers dans les différentes régions du Québec.
Selon la proposition libérale, ces coupons auraient un double objectif : augmenter le pouvoir d’achat alimentaire des personnes en situation de vulnérabilité et favoriser l’achat auprès de producteurs locaux et des circuits courts.
Avec cet ensemble de mesures, le PLQ présente l’agriculture non seulement comme un secteur de production alimentaire, mais également comme un outil de développement économique régional, de maintien des emplois et d’occupation du territoire.
Les mesures annoncées constituent pour le moment des engagements électoraux du Parti libéral du Québec et leur mise en œuvre serait conditionnelle à l’élection d’un gouvernement libéral lors des prochaines élections générales






