De L’Avenir au sommet des palmarès : Alain Labonté grimpe dans les classements littéraires avec Mourir, pointé du doigt

De L’Avenir au sommet des palmarès : Alain Labonté grimpe dans les classements littéraires avec Mourir, pointé du doigt
Alain Labonté grimpe dans les classements littéraires avec Mourir, pointé du doigt @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

L'Avenir / Centre-du-Québec

À peine quelques jours après sa sortie en librairie, le nouvel ouvrage d’Alain Labonté, Mourir, pointé du doigt, connaît un départ remarqué. L’auteur originaire de L’Avenir voit son récit se tailler rapidement une place dans les palmarès québécois, tout en franchissant déjà l’Atlantique avec une présence en librairie à Paris.

Alain Labonté grimpe dans les classements littéraires avec Mourir, pointé du doigt @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Paru officiellement le 23 septembre, Mourir, pointé du doigt occupait, selon les informations transmises par l’auteur, le 7e rang des ventes chez Les libraires indépendants du Québec et le 11e rang dans les librairies Renaud-Bray, moins de deux semaines après sa parution.

Un départ prometteur pour Alain Labonté, qui avait d’ailleurs choisi L’Avenir pour donner le coup d’envoi à la tournée entourant son nouveau livre. Un premier rendez-vous s’est tenu à la Maison de la Culture, avant des arrêts à Montréal, Drummondville, Sherbrooke, Saint-Jérôme, Québec, Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe et Rimouski.

Le livre est également maintenant offert à la Librairie du Québec à Paris, donnant une vitrine outre-Atlantique à ce récit profondément personnel.

Un retour sur Montréal au cœur des années sida

Dans cet ouvrage de 168 pages publié chez Édito, Alain Labonté replonge dans son arrivée à Montréal en 1989. Alors dans la jeune vingtaine, il est confronté à une époque où le VIH/sida se propage rapidement et emporte plusieurs personnes de son entourage.

L’auteur raconte le parcours de proches ayant contracté le virus, dont certains ont été rejetés par leur famille et leur entourage. Plusieurs sont morts dans la pauvreté et la solitude. Encore très jeune à l’époque, Labonté raconte les avoir accompagnés jusqu’à la fin, du mieux qu’il le pouvait.

La pandémie de 2020 fera remonter chez lui ces souvenirs et naître le besoin de témoigner. Mourir, pointé du doigt devient ainsi un acte de mémoire, une façon de redonner une voix et une place à ces hommes disparus afin que leurs noms et leurs histoires ne soient pas effacés.

La quatrième de couverture évoque d’ailleurs un récit livré avec pudeur et humanité, où les existences meurtries par l’abandon et la peur côtoient aussi l’amour, l’amitié et la force des liens humains.

Un auteur bien connu du milieu drummondvillois

Alain Labonté n’en est pas à son premier succès littéraire. Parolier et professionnel des communications, il a notamment publié Une âme et sa quincaillerie, devenu un best-seller et réédité en 2023 chez Édito.

Son parcours littéraire compte également Moi aussi j’aime les hommes, réalisé en collaboration avec Simon Boulerice, puis Moi aussi j’aime les femmes, né d’une correspondance avec Pénélope McQuade. Il est également l’auteur de Ma tête, mon amie, mon ennemie, coécrit avec Florence Menay, et de Trois saisons et un puits de lumière.

Toujours à la rencontre de ses lecteurs

Au fil de ses livres, Alain Labonté a aussi développé une proximité particulière avec son lectorat. Ses lancements et séances de dédicaces sont pour lui l’occasion d’aller directement à la rencontre des lecteurs, de prendre le temps de discuter et d’échanger autour de ses ouvrages.

De L’Avenir à Drummondville, en passant par Montréal, Trois-Rivières et plusieurs autres villes du Québec, l’auteur se montre généreux de son temps et disponible auprès de ceux et celles qui viennent à sa rencontre. Sa tournée entourant Mourir, pointé du doigt illustre une fois de plus cette volonté de faire vivre ses livres au-delà des pages, par les discussions qu’ils suscitent.

Aussi discret que chaleureux dans ses rencontres, Alain Labonté privilégie cette proximité avec le public. Pour lui, une séance de dédicaces ne se limite pas à apposer une signature : elle devient un moment pour écouter, raconter et échanger avec ceux qui ont choisi d’entrer dans son univers.

Avec Mourir, pointé du doigt, Alain Labonté offre cette fois un regard profondément humain sur une période marquée par le sida, le rejet, la peur et la solitude, mais aussi par l’amitié, l’accompagnement et la dignité.

L’auteur originaire de L’Avenir transforme ainsi une partie douloureuse de sa jeunesse en devoir de mémoire. Et alors que son livre grimpe déjà dans les palmarès, ce succès donne un nouvel écho à ces hommes disparus auxquels Alain Labonté souhaitait, plus de trois décennies plus tard, redonner une voix et une place dans la mémoire collective.

Rédaction Vingt 55
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