Centre-du-Québec
Ces résultats ont été rendus publics à l’occasion de la 29e édition de la Semaine des maisons des jeunes, qui se déroule du 12 au 18 octobre 2026 sous le thème ACTION! Ados, acteurs et actrices de société.
Cette semaine de sensibilisation vise notamment à mettre en valeur l’engagement des adolescents dans leur communauté et à rappeler l’importance des maisons des jeunes comme lieux de rassemblement, d’expression et de participation citoyenne.
Selon les données présentées par le RMJQ, 41,3 % des jeunes interrogés considèrent que les adultes et les élus les écoutent peu, pas vraiment ou pas du tout.
Au-delà de ce résultat, le sondage révèle une volonté de participer davantage aux discussions et aux décisions qui touchent directement les adolescents. Plusieurs souhaitent notamment que les responsables politiques prennent le temps de venir les rencontrer dans leur milieu, particulièrement dans les maisons des jeunes.
Pour Nicholas Legault, directeur général du RMJQ, les adolescents doivent être considérés comme des citoyens à part entière, même s’ils n’ont pas encore atteint l’âge de voter.
« Même s’ils n’ont pas encore le droit de vote, les ados ne sont pas seulement les citoyen·nes de demain, ils·elles sont des acteurs et actrices de notre société, directement concerné·es par les décisions prises aujourd’hui. Pourtant, leur voix est encore trop souvent absente des décisions qui les concernent. Au lendemain des élections, nous invitons les nouveaux·elles élu·es à aller à leur rencontre, à les écouter et surtout, à prendre leur parole au sérieux », explique Nicholas Legault.
Santé mentale, intimidation et éducation au cœur des préoccupations
Les résultats du sondage* permettent également de mieux comprendre les enjeux que les adolescents souhaitent voir priorisés par les décideurs politiques.
Principales priorités mentionnées par les jeunes interrogés
Santé mentale 48,6 %
Intimidation et cyberintimidation 34,5 %
Éducation 32,4 %
La santé mentale constitue la principale préoccupation, mentionnée par 48,6 % des répondants. L’intimidation et la cyberintimidation arrivent au deuxième rang avec 34,5 %, suivies de l’éducation avec 32,4 %.
Les commentaires recueillis auprès des jeunes font également ressortir plusieurs attentes concrètes, notamment un meilleur accès aux ressources en santé mentale, des interventions plus efficaces pour prévenir l’intimidation et un environnement scolaire davantage adapté à leurs besoins.
Les adolescents réclament aussi plus d’endroits où se rencontrer, échanger et participer à des activités, ainsi qu’un soutien accru aux organismes qui les accompagnent.
Ces préoccupations démontrent, selon le regroupement, que les jeunes souhaitent non seulement être consultés, mais également contribuer à la recherche de solutions aux problèmes qui les touchent.
Les maisons des jeunes, des lieux d’apprentissage de la démocratie
Le sondage met également en évidence le rôle des maisons des jeunes dans le développement de la confiance, de l’autonomie et de l’engagement citoyen des adolescents.
Ainsi, 92,5 % des répondants affirment que leur maison des jeunes les aide à exprimer leurs opinions, tandis que 90,5 % estiment qu’elle contribue à renforcer leur confiance en eux.
Par ailleurs, 88,4 % indiquent que leur fréquentation d’une maison des jeunes les encourage à s’impliquer dans leur communauté, et 87 % considèrent qu’elle les aide à mieux comprendre les enjeux de société.
Un autre résultat ressort particulièrement : 95,2 % des adolescents interrogés affirment que leur maison des jeunes les aide à respecter les opinions différentes des leurs.
Cette participation prend différentes formes. Dans plusieurs maisons des jeunes, les adolescents peuvent contribuer à choisir les activités, organiser des événements, participer à des projets communautaires ou encore prendre part aux décisions concernant le fonctionnement de leur organisme.
Certains peuvent également siéger à un conseil d’administration, une expérience qui leur permet de se familiariser avec les responsabilités associées à la prise de décision collective.
Un appel aux élus et un financement stable pour les organismes
À travers cette 29e Semaine des maisons des jeunes, le RMJQ souhaite également sensibiliser les élus à l’importance de soutenir financièrement les organismes jeunesse.
Le regroupement rappelle que les maisons des jeunes offrent des milieux de vie où les adolescents peuvent développer leur autonomie, trouver du soutien et prendre progressivement leur place dans la société.
Pour Nicholas Legault, leur contribution dépasse largement l’organisation d’activités destinées aux jeunes.
« Les maisons des jeunes sont le théâtre où les jeunes apprennent à exercer leur citoyenneté. Pour leur permettre de continuer à jouer pleinement ce rôle, les MDJ doivent toutefois pouvoir compter sur un financement stable à la hauteur de leur mission. Soutenir les MDJ, c’est investir directement dans le pouvoir d’agir, le bien-être et l’avenir des jeunes partout au Québec », soutient le directeur général du RMJQ.
Dans le Centre-du-Québec comme ailleurs dans la province, les maisons des jeunes constituent des lieux de proximité où les adolescents peuvent échanger, développer des projets et s’engager dans leur communauté.
À l’occasion de cette semaine de reconnaissance, le message porté par le regroupement s’adresse donc autant aux élus provinciaux qu’aux responsables municipaux et aux différents acteurs du milieu communautaire.
Au-delà des activités organisées du 12 au 18 octobre, le RMJQ souhaite surtout que les préoccupations exprimées par les adolescents trouvent un véritable écho auprès des décideurs. Pour ces jeunes, être entendus ne signifie pas uniquement pouvoir donner leur opinion, mais aussi constater que celle-ci peut contribuer aux décisions qui façonnent leur présent et leur avenir.
*Source : sondage diffusé par le Regroupement des maisons des jeunes du Québec, octobre 2026.







