Le DPCP dépose une accusation de voies de fait simples contre un policier suite à une arrestation à Saint-Cyrille-de-Wendover

Le DPCP dépose une accusation  de voies de fait simples contre un policier suite à une arrestation à Saint-Cyrille-de-Wendover
Arrestation à Saint-Cyrille-de-Wendover © Capture d'écran du vidéo remis au Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonce qu’il dépose une accusation de voies de fait simples contre un policier à la Sûreté du Québec (SQ), en lien avec une intervention effectuée le 16 juillet 2020 à Saint-Cyrille-de-Wendover.

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Après examen du rapport produit par le Bureau des enquêtes indépendantes, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonce qu’une accusation a été déposée à l’endroit de l’agent Danny Poliquin, policier à la Sûreté du Québec, impliqué dans une intervention policière survenue le 16 juillet 2020 à Saint-Cyrille-de-Wendover.

Vers 11 h 30 le 16 juillet 2020, lors d’une opération radar, l’agent Poliquin, aurait vu qu’un véhicule était immobilisé sur l’accotement de l’autoroute 20 Est. Le policier se serait rendu jusqu’au véhicule et y aurait trouvé un civil.

Une arrestation qui dégénère

Selon les informations et images vidéo remises au Vingt55, le policier aurait voulu procéder à l’arrestation du citoyen alors que celui-ci s’est montré peu collaborateur quant au motif de son arrestation. Selon la vidéo consultée par le Vingt55, une altercation s’en est suivie entre le policier et le citoyen, lors des manœuvres pour procéder à l’arrestation du citoyen alors que le policier tentait tant bien que mal de maîtriser l’individu.

Selon le Bureau des enquêtes indépendantes, 8 enquêteurs ont été chargés d’enquêter sur cet événement.

L’agent Poliquin est accusé de voies de fait simples contre un homme qui a été mis en état d’arrestation à la suite d’une infraction au Code de la sécurité routière, commettant ainsi l’infraction punissable par procédure sommaire prévue à l’article 266(b) du Code criminel.

Depuis le début des activités et enquêtes du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), il s’agit d’une premier accusation portée contre un policier par le DPCP à la suite d’une enquête indépendante.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales

Le DPCP fournit, au nom de l’État, un service de poursuites criminelles et pénales indépendant, contribuant à assurer la protection de la société, dans le respect de l’intérêt public et des intérêts légitimes des victimes.

Chaque dossier soumis au DPCP est analysé avec rigueur et impartialité. La norme qui guide les procureurs concernant l’opportunité d’entreprendre une poursuite est prévue à la directive ACC-3. En droit criminel, le fardeau de la preuve que doit satisfaire la poursuite est très exigeant. En raison du principe de la présomption d’innocence, la poursuite doit en effet faire une démonstration hors de tout doute raisonnable de la culpabilité de l’accusé devant le tribunal.

La décision de poursuivre ou non est une décision discrétionnaire prise par le procureur dans l’exécution de ses obligations professionnelles sans crainte d’ingérence judiciaire ou politique et sans céder à la pression médiatique. Par ailleurs, ce n’est pas la tâche du procureur de se prononcer sur une possible faute civile ou déontologique. Il ne cherche que les éléments lui permettant de conclure qu’un acte criminel a été commis et de déterminer s’il peut raisonnablement en faire la preuve. Il ne lui appartient pas non plus de formuler des commentaires ou des recommandations concernant les méthodes d’intervention policière.

La publication des motifs qui étayent la décision de ne pas porter d’accusation dans certains dossiers revêt un caractère exceptionnel et s’appuie sur des lignes directrices.

Éric Beaupré
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