Une sentence d’emprisonnement fédéral pour avoir transpercé le visage d’une jeune femme avec un couteau

Une sentence d’emprisonnement fédéral pour avoir transpercé le visage d’une jeune femme avec un couteau
Fannie Desaulniers © Photo Éric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

La victime s’est retrouvée, bien malgré elle, défigurée par une arme blanche alors que l’accusée, Fannie Desaulniers, en proie à un excès de colère, a asséné deux coups de couteau à sa victime.

Les faits remontent au 11 juin dernier à Wickham alors qu’une innocente victime s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

La sentence a été rendu aujourd’hui au palais de justice de Drummondville, Fannie Desaulniers 27 ans, devra purger deux ans de pénitencier après avoir poignardé une innocente victime lors d’une dispute au sujet d’une voiture qui a dégénéré.

Une dispute entre ex-conjoint qui dégénère  

‘’Un coup au bras et un au visage, la lame lui a littéralement transpercé la joue, a fait valoir la procureure de la Couronne Me Vicky Smith, infligeant d’importantes blessures à une innocente victime qui n’avait par ailleurs jamais vu son assaillante auparavant, a-t-elle expliqué devant la juge, alors que l’accusée a tenté à quelques reprises de justifier ses gestes. Vos explications ‘’sont périphériques’’ et n’excusent en rien les gestes et d’avoir poignardé une innocente victime, a fait valoir la juge.

La dispute a dégénéré alors que l’accusée est venue récupérer son véhicule laissé en entreposage chez son ex-conjoint, la victime,  a vu la jeune femme lui asséner deux coups de couteau. ‘’Elle a dû recevoir 12 points de suture au bras et 7 au visage alors que la lame du couteau lui a traversé le visage, lui infligeant autant des blessures physiques importantes que des séquelles psychologiques, a expliqué la procureure, afin de mettre en contexte les graves conséquences de l’agression pour la victime.

Un geste gratuit – une agressivité non contrôlée

L’accusée a tenté de nier les faits et tenté d’alléguer son droit au silence pour justifier d’avoir dissimulé les faits et son implication dans l’agression lors de la mise en accusation. La juge, Marie Josée Ménard, était peu encline à accepter cette explication. ‘’Vous admettez avoir poignardé la victime, mais présenté peu d’empathie après avoir infligé des blessures importantes à une jeune femme qui ne vous connaissait pas du tout, un excès de colère et d’agressivité non contrôlée injustifiable et grave, a fait valoir l’honorable juge Ménard, au moment de rendre la sentence. ‘’ Votre état de consommation n’est pas plus une explication valable pour faire valoir votre défense, a surenchéri la juge.

Le geste est extrêmement préoccupant, vos démarches pour vous réhabiliter sont louables, mais vous aurez tout le temps de faire le bout de chemin qui vous manque sur votre comportement et, espérons-le, la prise de conscience sur votre situation et la gravité des gestes, a conclu la juge, avant d’imposer une sentence de pénitencier.

Une sentence fédérale pour une première offense

La juge a imposé une sentence de deux ans et un mois de pénitencier.”Une première sentence importante en l’absence d’antécédents mais, conséquente avec la gravité des gestes a fait valoir la juge.

L’accusée devra également fournir son ADN et se voit aussi une interdiction de posséder des armes, et ce, à perpétuité. ‘’ Vous ne devrez en aucun temps et d’aucune façon, tenter de communiquer avec la victime dans cette affaire, a également ordonné la juge, avant de voir la jeune femme être conduite dans une prison fédérale.

 

Éric Beaupré
Éric Beaupré
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