Ottawa
Les Drummondvillois et les Centricois, comme l’ensemble des Canadiens, soulignent aujourd’hui, 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Une journée consacrée aux survivants des pensionnats autochtones, à leurs familles et aux enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux, mais aussi à une page sombre de l’histoire canadienne dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui.
Derrière les chandails orange portés partout au pays se trouve l’histoire de plus de 150 000 enfants des Premières Nations, inuits et métis qui ont fréquenté les pensionnats au Canada. Pendant plus d’un siècle, des enfants ont été séparés de leur famille, de leur communauté, de leur langue et de leur culture.
De nombreux survivants ont depuis témoigné des mauvais traitements et des abus subis dans ces établissements. Des milliers d’enfants sont également morts alors qu’ils fréquentaient les pensionnats. Le dernier établissement reconnu dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens a fermé ses portes en Saskatchewan en 1996.
Du chandail orange à une journée nationale
Le chandail orange, aujourd’hui indissociable du 30 septembre, tire son origine de l’histoire de Phyllis Webstad. En 1973, alors âgée de six ans, elle fait son entrée au pensionnat St. Joseph Mission, en Colombie-Britannique. Sa grand-mère lui avait acheté pour l’occasion un chandail orange neuf qui lui sera retiré à son arrivée.
Son histoire deviendra plusieurs décennies plus tard le symbole de ce qu’ont vécu de nombreux enfants autochtones. En 2013 naît la Journée du chandail orange, portée par le message « Chaque enfant compte ».
Quelques années plus tôt, la Commission de vérité et réconciliation du Canada avait entrepris de recueillir les témoignages de milliers de survivants. Au terme de ses travaux, en 2015, elle formule 94 appels à l’action, dont l’un demande la création d’une journée nationale consacrée à la vérité et à la réconciliation.
Cette recommandation se concrétise en 2021, lorsque le Parlement fait officiellement du 30 septembre la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Le drapeau des survivants hissé à Ottawa
« En cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation et Journée du chandail orange, nous rendons hommage aux Survivants du système de pensionnats du Canada, nous commémorons les enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux et nous exprimons notre solidarité envers les familles et les communautés qui portent ce deuil. » a mentionné le premier ministre du Canada, Mark Carney,
Ce mercredi 30 septembre, des survivants des Premières Nations, des Inuit et des Métis se sont rassemblés sur la Colline du Parlement, à Ottawa, où le drapeau des survivants a été hissé en hommage aux survivants des pensionnats et aux enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux.
Des Aînés et des représentants du Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) ont notamment pris part à la cérémonie aux côtés de dirigeants d’organisations autochtones nationales, de la gouverneure générale du Canada, Louise Arbour, et de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Rebecca Alty.
Pour Montagne Antoine, survivant des Premières Nations ayant passé 12 ans dans des pensionnats, le geste dépasse le symbole.
« Le drapeau des survivants est plus qu’un symbole. C’est une reconnaissance des expériences vécues par les survivants, un hommage à notre force et un rappel que la réconciliation exige la vérité, la compréhension et l’action », a-t-il déclaré.
Bernard Andreason, survivant inuit, a pour sa part rappelé que les conséquences de son passage dans un pensionnat l’ont accompagné bien au-delà de son enfance.
« Les expériences que j’ai vécues en tant qu’enfant inuit dans un pensionnat m’ont suivi jusqu’à l’âge adulte, façonnant profondément mon parcours. Même si le chemin n’a pas toujours été facile, il m’a montré que la guérison, le sentiment d’appartenance et l’amour sont possibles », a-t-il témoigné.
« Comprendre la vérité est essentiel »
À l’occasion de cette journée, la gouverneure générale Louise Arbour a également rappelé que cette partie de l’histoire demeure méconnue de nombreux Canadiens.
« De nombreux Canadiens, dont je fais partie, ont grandi sans connaître cette histoire. Y faire face peut être douloureux et bouleversant, mais comprendre la vérité est essentiel pour bâtir un avenir plus juste », souligne-t-elle.
Selon la gouverneure générale, la réconciliation passe notamment par l’écoute des Premières Nations, des Inuit et des Métis, un dialogue honnête, un apprentissage continu et des gestes concrets.
« Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons tracer la voie à suivre », affirme-t-elle.
Plus d’un demi-siècle après que le chandail orange de Phyllis Webstad lui a été retiré à son arrivée au pensionnat, son histoire demeure ainsi au cœur d’un mouvement national de mémoire. Chaque 30 septembre rappelle que derrière le symbole du chandail orange se trouvent les parcours de milliers d’enfants, de survivants, de familles et de communautés.
Derrière les chandails orange portés partout au pays se trouve l’histoire de plus de 150 000 enfants des Premières Nations, inuits et métis qui ont fréquenté les pensionnats au Canada. Pendant plus d’un siècle, des enfants ont été séparés de leur famille, de leur communauté, de leur langue et de leur culture.
De nombreux survivants ont depuis témoigné des mauvais traitements et des abus subis dans ces établissements. Des milliers d’enfants sont également morts alors qu’ils fréquentaient les pensionnats. Le dernier établissement reconnu dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens a fermé ses portes en Saskatchewan en 1996.
Du chandail orange à une journée nationale
Le chandail orange, aujourd’hui indissociable du 30 septembre, tire son origine de l’histoire de Phyllis Webstad. En 1973, alors âgée de six ans, elle fait son entrée au pensionnat St. Joseph Mission, en Colombie-Britannique. Sa grand-mère lui avait acheté pour l’occasion un chandail orange neuf qui lui sera retiré à son arrivée.
Son histoire deviendra plusieurs décennies plus tard le symbole de ce qu’ont vécu de nombreux enfants autochtones. En 2013 naît la Journée du chandail orange, portée par le message « Chaque enfant compte ».
Quelques années plus tôt, la Commission de vérité et réconciliation du Canada avait entrepris de recueillir les témoignages de milliers de survivants. Au terme de ses travaux, en 2015, elle formule 94 appels à l’action, dont l’un demande la création d’une journée nationale consacrée à la vérité et à la réconciliation.
Cette recommandation se concrétise en 2021, lorsque le Parlement fait officiellement du 30 septembre la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Le drapeau des survivants hissé à Ottawa @ Crédit photo archive Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Le drapeau des survivants hissé à Ottawa
Ce mercredi 30 septembre, des survivants des Premières Nations, des Inuit et des Métis se sont rassemblés sur la Colline du Parlement, à Ottawa, où le drapeau des survivants a été hissé en hommage aux survivants des pensionnats et aux enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux.
Des Aînés et des représentants du Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) ont notamment pris part à la cérémonie aux côtés de dirigeants d’organisations autochtones nationales, de la gouverneure générale du Canada, Louise Arbour, et de la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Rebecca Alty.
Pour Montagne Antoine, survivant des Premières Nations ayant passé 12 ans dans des pensionnats, le geste dépasse le symbole.
« Le drapeau des survivants est plus qu’un symbole. C’est une reconnaissance des expériences vécues par les survivants, un hommage à notre force et un rappel que la réconciliation exige la vérité, la compréhension et l’action », a-t-il déclaré.
Bernard Andreason, survivant inuit, a pour sa part rappelé que les conséquences de son passage dans un pensionnat l’ont accompagné bien au-delà de son enfance.
« Les expériences que j’ai vécues en tant qu’enfant inuit dans un pensionnat m’ont suivi jusqu’à l’âge adulte, façonnant profondément mon parcours. Même si le chemin n’a pas toujours été facile, il m’a montré que la guérison, le sentiment d’appartenance et l’amour sont possibles », a-t-il témoigné.
« Comprendre la vérité est essentiel »
À l’occasion de cette journée, la gouverneure générale Louise Arbour a également rappelé que cette partie de l’histoire demeure méconnue de nombreux Canadiens.
« De nombreux Canadiens, dont je fais partie, ont grandi sans connaître cette histoire. Y faire face peut être douloureux et bouleversant, mais comprendre la vérité est essentiel pour bâtir un avenir plus juste », souligne-t-elle.
Selon la gouverneure générale, la réconciliation passe notamment par l’écoute des Premières Nations, des Inuit et des Métis, un dialogue honnête, un apprentissage continu et des gestes concrets.
« Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons tracer la voie à suivre », affirme-t-elle.
Plus d’un demi-siècle après que le chandail orange de Phyllis Webstad lui a été retiré à son arrivée au pensionnat, son histoire demeure ainsi au cœur d’un mouvement national de mémoire. Chaque 30 septembre rappelle que derrière le symbole du chandail orange se trouvent les parcours de milliers d’enfants, de survivants, de familles et de communautés.







