DRUMMONDVILLE
Des coupures importantes dénoncées par le directeur du Collège Saint-Bernard, Dominic Guévin, et par M. Lucien Maltais, ex-directeur général du Centre de services scolaire des Chênes à Drummondville. @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Dans un communiqué diffusé mardi matin, le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, n’a pas mâché ses mots. Il dénonce ce qu’il qualifie d’« incompétence » de la Coalition avenir Québec (CAQ) et affirme que les décisions du gouvernement hypothèquent l’avenir d’une génération. « Depuis son arrivée au pouvoir, on voit la dégradation de l’ensemble de nos services publics. Ce gouvernement en fin de vie échoue à redresser la barre », a-t-il déclaré.
Selon la FTQ, les compressions annoncées risquent d’avoir des effets directs et négatifs sur la réussite scolaire, notamment pour les élèves les plus vulnérables, et sur les conditions de travail déjà précaires du personnel scolaire. L’organisation syndicale estime que des postes clés, particulièrement en éducation spécialisée et en soutien scolaire, sont menacés.
Des acteurs du milieu de l’éducation ont également exprimé de vives préoccupations. Dominic Guévin, directeur général du Collège Saint-Bernard, a déploré le moment choisi pour annoncer ces compressions, les qualifiant de « cavalières » alors que les établissements scolaires sont déjà engagés dans leur planification annuelle. Il souligne que cette décision vient compromettre des projets en cours, fragiliser les équipes éducatives et remettre en question la capacité des écoles à remplir leur mission. « Nous sommes des leaders en éducation. Encore faut-il qu’on nous en donne les moyens », a-t-il affirmé.
Son collègue, Éric Lauzon Duhaime, directeur général adjoint du Collège, a insisté sur les répercussions concrètes que pourraient entraîner les compressions : moins de soutien pour les élèves, mise en pause de projets éducatifs, pertes d’emplois et surcharge de travail pour les équipes déjà sollicitées. Il rappelle que le rôle de l’éducation n’est pas de compenser les déséquilibres budgétaires de l’État.
Lucien Maltais, a précisé que le Centre de services scolaire des Chênes (CSSDC) recevra des dizaines de millions de dollars en moins l’an prochain pour ses investissements. Il déplore un écart majeur entre les montants initialement évoqués et l’ampleur réelle des coupes, estimant qu’elles sont jusqu’à quatre fois plus importantes que prévu.
Pour la FTQ, ces choix budgétaires témoignent d’un « profond mépris envers les services publics ». « L’éducation ne devrait jamais être une variable d’ajustement comptable dans un budget en difficulté », a insisté Denis Bolduc.
Parmi les critiques formulées, la centrale syndicale dénonce également la récente adoption du projet de loi no 89, qui vient limiter le droit de grève au sein du secteur public. « Chaque coupe, chaque contrat non renouvelé, c’est un service de moins pour un élève et une surcharge pour le personnel. C’est inacceptable », a souligné M. Bolduc.
Un rassemblement citoyen est prévu ce mardi, de 16 h 30 à 18 h 30, devant le bureau du premier ministre François Legault, à L’Assomption, pour dénoncer les compressions et défendre le réseau public d’éducation.

Des coupures importantes dénoncées par le directeur du Collège Saint-Bernard, Dominic Guévin, et par M. Lucien Maltais, ex-directeur général du Centre de services scolaire des Chênes à Drummondville. @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.









