Victoriaville / Centre-du-Québec
Le projet repose sur une approche participative qui mise à la fois sur la science et l’expérience citoyenne. Les populations touchées par les crues et l’érosion seront invitées à prendre part à des ateliers afin de dégager, avec les élus et les experts, des solutions adaptées aux réalités locales. Outre Victoriaville, la démarche regroupe Val-David, la MRC de Nicolet-Yamaska, la MRC de Maskinongé, la MRC de Beauce-Centre, la MRC de Bonaventure et la MRC de Matawinie.
Selon la Fondation Rivières, Solutions Rivières s’appuie sur l’idée qu’il faut apprendre à vivre avec les cours d’eau et leurs fluctuations naturelles pour mieux habiter le territoire. « Les municipalités partenaires s’engagent dans une démarche novatrice en misant sur la participation citoyenne comme moteur du changement. Les premiers affectés doivent faire partie de la solution », souligne son directeur général, André Bélanger.
À Victoriaville, le maire Vincent Bourassa voit dans cette collaboration un prolongement des orientations municipales en matière de climat. « Cette démarche s’inscrit pleinement dans notre plan d’adaptation aux changements climatiques. Nous souhaitons mettre en place des solutions concrètes, fondées sur l’écoute et la prise en compte des réalités vécues par la population », affirme-t-il.
Une approche fondée sur la science
Le projet s’appuie sur le concept des « espaces de liberté », issu de l’hydrogéomorphologie. Cette approche tient compte des zones d’inondabilité et de mobilité des rivières afin d’assurer leur bon fonctionnement, tout en réduisant l’érosion, les glissements de terrain et les inondations catastrophiques, et en préservant la biodiversité.
La démarche s’inspire notamment d’initiatives internationales, comme le programme Room for the River aux Pays-Bas, qui vise à redonner de l’espace aux cours d’eau pour mieux protéger les populations, tout en créant des espaces naturels et récréatifs.
Un enjeu économique et social
Les promoteurs du projet rappellent que les coûts de l’inaction sont élevés. À titre d’exemple, les inondations survenues en juillet dernier dans la région métropolitaine de Montréal ont engendré plus de 120 millions de dollars en pertes assurées en moins de deux jours.
Financé par le gouvernement du Québec dans le cadre d’Action-Climat Québec, Solutions Rivières mobilise un vaste réseau de partenaires, dont des organismes de bassins versants, des associations professionnelles, des représentants ministériels et des experts scientifiques. La démarche pourrait servir de modèle ailleurs au Québec, alors que les municipalités cherchent des outils concrets pour mieux s’adapter aux changements climatiques et protéger leurs milieux riverains.
Au terme du projet, les solutions retenues devraient contribuer non seulement à une meilleure gestion des risques d’inondation, mais aussi à l’amélioration de la biodiversité et de la qualité de vie le long des cours d’eau.
.







