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Nouveau Conseil des ministres : Christine Fréchette dévoile un cabinet aux équilibres stratégiques et aux objectifs clairs

Nouveau Conseil des ministres : Christine Fréchette dévoile un cabinet aux équilibres stratégiques et aux objectifs clairs
Christine Fréchette, élue le 12 avril dernier, alors qu’elle procédait, mardi à Québec, au dévoilement attendu de son premier Conseil des ministres @ Crédit photo Eric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés

Québec

Tous les regards étaient tournés vers Christine Fréchette, élue le 12 avril dernier, alors qu’elle procédait, mardi à Québec, au dévoilement attendu de son premier Conseil des ministres. À peine entrée en fonction, la nouvelle première ministre a rapidement imprimé sa marque, multipliant les signaux d’un gouvernement placé sous le signe de l’action, de la relance économique et d’un recentrage sur les priorités du quotidien.

Christine Fréchette, élue le 12 avril dernier, alors qu’elle procédait, mardi à Québec, au dévoilement attendu de son premier Conseil des ministres @ Crédit photo Eric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés

Annoncée en début d’après-midi, la composition du cabinet confirme à la fois une volonté de continuité et un désir clair de repositionnement stratégique. Plusieurs figures d’expérience conservent des rôles clés, tandis que certaines responsabilités sont redéployées pour mieux refléter les enjeux actuels, notamment en matière d’économie, de services publics et de développement régional.

Parmi les nominations marquantes, Ian Lafrenière accède au poste de vice-premier ministre en plus de diriger la Sécurité intérieure et les Relations avec les Premières Nations et les Inuit, un signal fort dans un contexte où les questions de sécurité et de réconciliation demeurent au cœur de l’actualité. De son côté, Eric Girard conserve les Finances, auxquelles s’ajoute désormais la responsabilité des Infrastructures, un levier central alors que le gouvernement promet d’importants investissements dans les réseaux publics.

Le portefeuille de la Santé, confié à Sonia Bélanger, s’inscrit dans la continuité des réformes amorcées ces dernières années, tandis que Sonia LeBel hérite de l’Éducation, un secteur où les attentes sont élevées, notamment en matière de modernisation des établissements. À l’Économie, Bernard Drainville se voit confier un mandat élargi intégrant innovation et énergie, traduisant l’importance accordée à la compétitivité du Québec.

Le ministère de la Justice demeure entre les mains de Simon Jolin-Barrette, qui conserve également les dossiers constitutionnels, alors que France-Élaine Duranceau prend en charge le Conseil du trésor et la transformation numérique de l’État, un chantier majeur dans un contexte de modernisation des services publics.

Sur le plan régional, au Centre-du-Québec, le député de Drummond  Bois-Francs pourrait se voir confier de nouvelles responsabilités @ Crédit photo Eric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés

Sur le plan régional, au Centre-du-Québec, la présence de Donald Martel au Conseil des ministres est désormais confirmée. Certaines annonces à venir pourraient également faire évoluer le rôle du député de Drummond–Bois-Francs Sébastien Schneeberger.

M. Martel succède officiellement à André Lamontagne à titre de ministre. Déjà actif sur plusieurs dossiers liés aux infrastructures et au développement économique dans la région, il se voit désormais confier l’Agriculture, les Pêcheries et l’Alimentation, un portefeuille stratégique pour de nombreuses municipalités du territoire.

Concernant le Conseil des ministres et l’équilibre régional, il n’est pas exclu que le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, puisse éventuellement voir son rôle évoluer au sein de l’appareil gouvernemental.

Selon les informations qui circulent, certaines fonctions pourraient être appelées à être redéfinies à plus ou moins court terme, dans un contexte où la composition ministérielle pourrait encore connaître des ajustements.

Par ailleurs, Donald Martel n’est plus considéré comme candidat à d’autres responsabilités additionnelles, puisqu’il occupe désormais pleinement ses fonctions ministérielles. Il resterait donc un nombre limité de candidatures potentielles pour représenter davantage la région au sein du gouvernement.

« Parmi celles-ci, et selon de bonnes sources du Vingt55, le nom de Sébastien Schneeberger est évoqué. Celui qui représente directement la région de Drummond–Bois-Francs se retrouverait ainsi au cœur des discussions entourant ces nouvelles fonctions. Par ailleurs, un autre profil, qui ne serait pas issu du caucus gouvernemental, serait également à l’étude, selon certaines sources. »

D’autres nominations traduisent une volonté d’élargir les priorités gouvernementales,  Pascale Déry à l’Environnement, Samuel Poulin aux Affaires municipales, ou encore Benoit Charette aux Transports et à la Mobilité durable, des portefeuilles étroitement liés aux préoccupations citoyennes.

La nouvelle équipe ministérielle comprend également plusieurs ministres responsables de dossiers transversaux, notamment en matière d’itinérance, d’habitation, de jeunesse et de développement des régions, illustrant une approche qui se veut plus intégrée face aux défis sociaux et économiques.

La nouvelle composition du Conseil des ministres se précise également avec plusieurs nominations stratégiques. Outre l’arrivée de Bernard Drainville à titre de super-ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Kateri Champagne Jourdain se voit confier le portefeuille des Ressources naturelles, tandis que Jean-François Simard prend en charge le ministère de l’Emploi. De son côté, Benoit Charette hérite du ministère des Transports. Ces nominations traduisent une volonté de redistribuer des responsabilités clés au sein de l’appareil gouvernemental, dans un contexte où l’exécutif cherche à recentrer ses priorités économiques, énergétiques et en matière de main-d’œuvre.

Dans une déclaration empreinte de détermination, la première ministre a insisté sur les priorités de son gouvernement, réduire le coût de la vie, stimuler l’économie, moderniser les infrastructures publiques et améliorer les services offerts à la population. Elle a également réaffirmé l’importance de la protection de l’identité québécoise, un thème appelé à demeurer central au cours de son mandat.

Selon les plus récents sondages, la Coalition Avenir Québec demeure en recul dans les intentions de vote, malgré un léger regain observé depuis l’arrivée de Christine Fréchette. Un coup de sonde de la firme Léger publié en avril 2026 situe la formation autour de 17 % des appuis, au troisième rang, derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec. Quelques jours auparavant, la même firme évaluait même ses appuis entre 9 % et 13 %, ce qui témoigne de l’ampleur du recul enregistré au cours des derniers mois, dans un contexte politique désormais dominé par une lutte à deux entre péquistes et libéraux. Plusieurs ténors caquistes estiment cependant que l’arrivée de la nouvelle cheffe et la composition renouvelée du Conseil des ministres pourraient contribuer à relancer progressivement le parti et à le repositionner à la hausse dans les intentions de vote en vue des prochaines élections.

Cette première composition ministérielle constitue ainsi un test déterminant pour Christine Fréchette, qui devra rapidement traduire ces orientations en actions concrètes. Dans un contexte marqué par des attentes élevées et des enjeux multiples, de la pression sur le réseau de la santé à la vitalité économique des région, la capacité de cette équipe à livrer des résultats sera scrutée de près au cours des prochains mois.

 

La nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, a officiellement présenté son nouveau Conseil des ministres @ Tous droits réservés 

Éric Beaupré
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