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Pénurie de sauveteurs : une nouvelle formation québécoise pour élargir l’accès à la profession

Pénurie de sauveteurs : une nouvelle formation québécoise pour élargir l’accès à la profession
Pénurie de sauveteurs @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Dans un contexte marqué par une pénurie persistante de sauveteurs et une hausse importante des coûts de formation, le Centre de Formation Aquatique du Québec (CFAQ) lance une nouvelle initiative. Son représentant, Denis Caissy, précise les objectifs de ce programme qui se veut une réponse directe aux besoins du terrain.

À l’approche de la fin des programmes de gratuité prévue en mars 2026, les inquiétudes grandissent dans le milieu aquatique. Le programme « Récré’eau Secours », qui sera officiellement présenté le 28 avril, vise à faciliter l’accès à la profession et à augmenter le nombre de sauveteurs disponibles.

Dans un entretien accordé au Vingt55, Denis Caissy explique que la situation actuelle exerce une pression importante sur les installations aquatiques à travers le Québec.

Il mentionne qu’un manque criant de main-d’œuvre est observé dans plusieurs régions, une réalité accentuée par la hausse des coûts de formation et la complexité du parcours pour devenir sauveteur. « On est dans un contexte où les besoins sont urgents, mais où l’accès à la formation demeure un obstacle pour plusieurs », souligne-t-il.

M. Caissy précise également que l’offre actuelle de formation est limitée, ce qui restreint les options pour les candidats et contribue à ralentir le renouvellement de la main-d’œuvre. C’est dans cette optique que le CFAQ met de l’avant « Récré’eau Secours », un programme qui regroupe, dans une formule intégrée, les volets de sauvetage, de premiers soins, de surveillance et de sport du sauvetage.

Selon lui, cette approche vise à proposer une formation plus flexible, condensée et accessible. « L’objectif est de réduire les barrières à l’entrée, autant en termes de coûts que de durée de formation, tout en maintenant des standards élevés », indique-t-il.

Denis Caissy mentionne que cette initiative pourrait permettre d’augmenter rapidement le nombre de sauveteurs qualifiés et de mieux répondre aux besoins des municipalités, des hôtels et des installations récréatives.

La question de la reconnaissance des certifications demeure toutefois centrale. À ce sujet, il précise qu’une démarche est en cours afin d’obtenir des équivalences officielles, notamment auprès des instances concernées, afin d’assurer l’acceptation du programme par les employeurs.

« Il est essentiel que les employeurs puissent avoir confiance dans la formation offerte. C’est pourquoi nous travaillons activement sur cet aspect », ajoute-t-il.

Parallèlement, le CFAQ amorce déjà un déploiement plus large. Une version anglophone du programme, sous le nom « Aquasplash », est en cours de développement à l’échelle canadienne, avec des perspectives d’expansion à l’international.

Enfin, Denis Caissy invite les personnes intéressées, de même que les organisations du milieu aquatique, à se tenir informées des développements à venir.

Il rappelle que les détails complets de la formation et son déploiement seront annoncés officiellement à compter du 28 avril 2026, lors d’un événement prévu à Laval.

« On invite les gens à suivre les annonces. Il y a une volonté claire d’offrir une solution concrète et adaptée aux réalités actuelles du terrain », conclut-il.

Éric Beaupré
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