DRUMMONDVILLE
Réunis au Centre-du-Québec, les représentants du gouvernement du Québec ont annoncé un important soutien financier au secteur agricole, avec une enveloppe totale de 95,8 millions de dollars visant à compenser le coût carbone assumé par les entreprises agricoles et à bonifier l’aide offerte à la relève.

Plus de 15 500 agriculteurs recevront un remboursement basé sur leurs dépenses réelles @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Pour l’occasion, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, était accompagnée du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Donald Martel, dans le cadre de la rencontre annuelle des partenaires de la Politique bioalimentaire.
Le gouvernement affirme vouloir renforcer la compétitivité du secteur agricole, alors que les entreprises doivent composer avec des coûts d’exploitation élevés et une concurrence accrue ailleurs au pays. Ces mesures s’inscrivent également dans l’objectif de soutenir l’établissement de la prochaine génération d’agricultrices et d’agriculteurs.
Remboursement du coût carbone
Une somme de 87 millions de dollars est confiée à La Financière agricole du Québec afin de mettre en place et de gérer un programme visant à compenser le coût carbone des activités à la ferme.
Plus de 15 500 agriculteurs recevront un remboursement basé sur leurs dépenses réelles, automatiquement et sans formulaire à remplir.
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Les entreprises agricoles doivent notamment absorber des coûts importants liés au carburant, alors qu’elles occupent un rôle essentiel dans l’alimentation des Québécois. Québec indique que cette mesure vise à réduire la pression sur le portefeuille des producteurs tout en soutenant la compétitivité de l’ensemble des productions agricoles.
Le gouvernement annonce également un investissement annuel de 8,8 millions de dollars afin de bonifier le Programme d’appui financier à la relève agricole (PAFRA).
Cette bonification permettra de hausser de 30 % le montant de chacun des niveaux d’aide financière, tout en renforçant l’appui aux projets d’établissement de la relève.
Québec met aussi fin à la distinction entre la relève « à temps plein » et celle « à temps partiel », une demande importante du milieu agricole.
Cette modification vise à mieux refléter la réalité actuelle du secteur, alors qu’il devient de plus en plus difficile pour les jeunes agriculteurs de dégager des bénéfices suffisants dès les premières années d’exploitation, les obligeant souvent à conserver un revenu de travail hors ferme.
« Les agriculteurs et les agricultrices jouent un rôle essentiel : ils nourrissent les Québécois. Pour qu’ils fassent ce qu’ils font de mieux, on doit les soutenir. Aujourd’hui, notre nouveau gouvernement répond présent et protège notre avenir en bâtissant une relève solide, formée pour relever les défis à venir », a déclaré Christine Fréchette.
De son côté, Donald Martel a souligné l’importance de renforcer l’autonomie alimentaire du Québec.
« On doit produire, transformer et consommer plus d’aliments de chez nous. En faisant cela, on peut accroître notre autonomie alimentaire et diminuer notre dépendance aux marchés extérieurs. Cette annonce s’ajoute à plusieurs gestes concrets de notre gouvernement pour alléger le fardeau des entreprises agricoles, donner un coup de pouce additionnel à notre prochaine génération d’agriculteurs et avoir une chaîne entière qui est performante. »
Le président-directeur général de La Financière agricole du Québec, Stéphane Labrie, a rappelé le rôle central de l’organisme.
« La Financière agricole du Québec demeure un partenaire clé pour soutenir la relève dans la réalisation de ses projets et contribuer à la pérennité des entreprises agricoles. Elle poursuit son engagement envers une agriculture durable, innovante et tournée vers l’avenir. »
Le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, a pour sa part mis en lumière l’impact régional de ces annonces.
« Avec cette annonce, notre gouvernement passe de la parole aux actes. Nous sommes déterminés à améliorer la force et la compétitivité de nos entreprises agricoles, qui représentent un secteur essentiel de notre richesse régionale, particulièrement dans le Centre-du-Québec, où on retrouve près de 3 000 entreprises agricoles qui génèrent plus de 5 000 emplois. Aujourd’hui, on lance également un signal très fort à ceux qui rêvent d’agriculture et qui désirent prendre la relève d’entreprises agricoles on croit en vous » de conclure le député de Drummond–Bois-Francs






