DRUMMONDVILLE
Selon le rapport d’investigation du coroner obtenu par le Vingt55, le décès accidentel d’une femme de 35 ans originaire de la région de Drummondville, survenu lors d’une sortie en kayak à Lac-aux-Sables en juin 2025, aurait possiblement pu être évité par le port d’une veste de flottaison. Dans ses conclusions, la coroner Me Mélanie Ricard estime que l’absence de ce dispositif de sécurité constitue le facteur déterminant ayant mené à cette noyade tragique.
La femme se trouvait près du lac avec plusieurs enfants ainsi qu’un autre adulte. Des kayaks mis à la disposition des occupants du chalet étaient utilisés au moment des événements. La configuration particulière du secteur aurait joué un rôle important dans le drame. Le rapport précise qu’à certains endroits, la profondeur de l’eau augmentait brusquement, passant d’environ 16 pouces à près de dix pieds en quelques pas seulement.
Le Vingt55 respecte toutefois la demande formulée par la famille de ne pas rendre publique l’identité de la victime. Le rapport du Bureau du coroner, retrace les circonstances du drame survenu au lac Huron, où la victime et un enfant de deux ans et demi se sont retrouvés en détresse après le chavirement d’un kayak.
L’enquête met également en lumière plusieurs facteurs contributifs, notamment la méconnaissance des lieux, le manque d’expérience en kayak et l’absence de veste de flottaison, tout en formulant des recommandations à Transports Canada et à la Société de sauvetage du Québec afin de prévenir d’autres tragédies semblables.
En effet, selon le rapport, un premier enfant aurait dérivé à bord d’un kayak vers une zone plus profonde du lac. La femme serait alors entrée dans l’eau afin de ramener l’embarcation vers la rive. Peu de temps après, elle aurait pris place dans un autre kayak avec un enfant âgé de deux ans et demi.
Le rapport indique qu’alors qu’elle se trouvait légèrement plus au large, elle aurait tenté de se lever dans l’embarcation, croyant probablement pouvoir toucher le fond. Le kayak aurait alors chaviré, projetant les deux occupants à l’eau dans une zone profonde.
Des voisins et des résidents du secteur seraient rapidement intervenus afin de porter secours aux victimes. L’enfant a pu être sorti de l’eau puis réanimé avant l’arrivée des ambulanciers. La femme, quant à elle, a été retrouvée inconsciente avant d’être transportée au Centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie, où son décès a finalement été constaté.
L’enquête du coroner révèle également que ni la victime ni l’enfant ne portaient de veste de flottaison, malgré la présence d’équipements disponibles sur place et d’indications affichées dans le chalet.
Dans son analyse, Me Mélanie Ricard souligne plusieurs facteurs ayant contribué à la noyade, notamment le manque d’expérience en kayak, la méconnaissance des lieux, la présence d’un enfant à bord d’une embarcation conçue pour une seule personne ainsi que l’absence de veste de flottaison.
« Je retiens toutefois de mon analyse que l’absence du port de veste de flottaison est le facteur déterminant ayant mené à ce dénouement tragique », écrit la coroner dans son rapport.
Le document mentionne également que, selon les statistiques de la Société de sauvetage du Québec, l’absence de veste de flottaison est présente dans plus de 60 % des cas de noyade recensés au Québec.
La coroner conclut officiellement que le décès est attribuable à une noyade accidentelle.
À la lumière de son investigation, Me Mélanie Ricard formule plusieurs recommandations afin de prévenir d’autres drames semblables. Elle recommande notamment à Transports Canada de rendre obligatoire le port de la veste de flottaison lors de la pratique du kayak.
La coroner Ricard recommande également à la Société de sauvetage du Québec d’accentuer les campagnes de sensibilisation concernant le port de la veste de flottaison lors des activités nautiques et de mieux informer les nouveaux arrivants des risques associés aux plans d’eau et aux sports nautiques.






