DRUMMONDVILLE
Hydro-Québec explique la baisse du niveau d’eau et confirme la fin des travaux 11 juin @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Parmi les préoccupations rapportées au Vingt55, et comme l’a constaté l’équipe sur place ce matin, plusieurs citoyens soulignent qu’il est facile de constater les conséquences du faible niveau de l’eau. Certaines embarcations ne peuvent actuellement pas naviguer normalement sur certains tronçons de la rivière. À la hauteur de l’aéroport et de la descente à bateaux, le traversier pourrait également être dans l’impossibilité d’assurer la liaison entre les deux rives en raison du niveau particulièrement bas. Plusieurs usagers affirment devoir limiter leurs déplacements, alors que des activités récréatives habituellement pratiquées à cette période de l’année sont perturbées.
Des entreprises dont les activités sont directement liées à la rivière suivent également l’évolution de la situation avec attention. Plusieurs citoyens soulignent notamment les répercussions potentielles sur les commerces liés au nautisme ainsi que sur les activités touristiques et récréatives qui dépendent d’un niveau d’eau adéquat.
Selon les avis diffusés par Hydro-Québec, le retour au niveau estival habituel, initialement prévu au début du mois de juin, a été reporté à la mi-juin en raison de travaux liés à l’installation annuelle des haussoirs du barrage. Cette prolongation soulève de nombreuses questions chez les usagers de la rivière.
D’autres préoccupations concernent l’environnement. Certains résidents craignent que le maintien prolongé d’un faible niveau d’eau favorise le réchauffement de certains secteurs, la prolifération d’algues et, éventuellement, le développement de cyanobactéries au cours de la saison estivale.
Selon les explications fournies en entrevue au Vingt55 par Mme Soutongnoma Aïda Ouédraogo, conseillère aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec., cette baisse du niveau d’eau est nécessaire afin de permettre certains travaux d’entretien sur la crête déversante du barrage. Après les crues printanières et la saison hivernale, un bloc de béton doit notamment être réparé avant la poursuite des opérations. Cette intervention est essentielle pour permettre l’installation des haussoirs, des structures installées en amont du barrage qui servent à retenir l’eau et à maintenir le niveau estival habituel de la rivière. Selon la porte-parole d’Hydro-Québec, les travaux devraient être complétés d’ici le 11 juin. Le rehaussement progressif du niveau de l’eau pourrait alors débuter afin de permettre un retour aux niveaux estivaux habituels vers le 14 juin.
Au-delà des impacts observés sur le terrain, plusieurs personnes ayant communiqué avec le Vingt55 se sont également interrogées sur les raisons expliquant les délais supplémentaires annoncés par Hydro-Québec.
Certains citoyens se demandaient notamment si les moyens de pression exercés par des employés de la société d’État dans le cadre du conflit de travail en cours pouvaient avoir contribué à ralentir les travaux ou à reporter le rétablissement du niveau habituel de la rivière.
Afin d’obtenir des précisions, le Vingt55 a directement questionné Hydro-Québec sur cette possibilité. La société d’État rejette toutefois cette hypothèse et affirme que les retards observés sont plutôt attribuables aux conditions rencontrées lors de la réalisation des travaux.
« Le niveau d’eau en amont de la centrale de la Chute-Hemmings a été abaissé afin de permettre la réparation du béton et l’installation des haussoirs, une activité que nous effectuons chaque année pour permettre aux citoyens et organisations de pratiquer des loisirs nautiques dans ce secteur », explique Mme Soutongnoma Aïda Ouédraogo, conseillère aux relations avec le milieu chez Hydro-Québec.
Selon la représentante de la société d’État, les travaux ont connu des délais cette année en raison de facteurs indépendants du conflit de travail. « Cette année, la réalisation des travaux a connu des délais, notamment en raison de conditions météorologiques défavorables, comme les crues et le verglas », précise-t-elle.
Hydro-Québec indique que le rehaussement du niveau d’eau devrait débuter aux alentours du 11 juin et que le retour au niveau estival habituel est prévu vers le 14 juin, une fois les travaux complétés.
La société d’État reconnaît qu’entre-temps, certaines activités récréatives et la navigation peuvent être temporairement affectées. Elle affirme suivre la situation de près et rappelle que les niveaux d’eau peuvent être consultés en temps réel par les usagers.
Hydro-Québec ajoute également que des avis sont transmis régulièrement aux citoyens et aux organisations concernées afin de les tenir informés de l’évolution des travaux et des échéanciers.
Malgré ces explications, plusieurs citoyens souhaitent voir se poursuivre les échanges entre Hydro-Québec, la Ville de Drummondville et les différents intervenants concernés afin d’évaluer les impacts de la situation sur les usagers de la rivière, les entreprises riveraines et l’environnement.
Comme a pu le constater le Vingt55 lors de son passage sur les berges de la rivière Saint-François, le faible niveau de l’eau demeure visible à plusieurs endroits et continue d’alimenter les discussions parmi les riverains, les plaisanciers et les utilisateurs du plan d’eau. Le retour progressif au niveau estival au cours des prochaines semaines sera donc suivi de près par de nombreux résidents de la région.

Hydro-Québec explique la baisse du niveau d’eau et confirme la fin des travaux 11 juin @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

























