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Accusé d’agression sexuelle : Alvarez Serrano a subi son procès à Drummondville après avoir été arrêté à l’aéroport

Accusé d’agression sexuelle : Alvarez Serrano a subi son procès à Drummondville après avoir été arrêté à l’aéroport
Andres Felipe Alvarez Serrano a comparu détenu au palais de justice de Drummondville après avoir été arrêté à l’aéroport de Montréal. Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le procès d’Andres Felipe Alvarez Serrano, 29 ans, accusé d’agression sexuelle relativement à des événements qui seraient survenus à Drummondville en juillet 2023, s’est poursuivi au palais de justice de Drummondville.

Andres Felipe Alvarez Serrano a comparu détenu au palais de justice de Drummondville après avoir été arrêté à l’aéroport de Montréal @ Crédit photo  Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Le dossier a été marqué par plusieurs reports au cours de la dernière année. Alors que la poursuite du procès devait reprendre après une première série d’audiences tenue en octobre 2024, l’accusé ne s’est pas présenté devant le tribunal à la date fixée.

Comme l’a appris le Vingt55 lors des procédures judiciaires, Andres Felipe Alvarez Serrano aurait quitté le Canada pour se rendre dans son pays d’origine et devait revenir afin de poursuivre son procès. Devant son absence, la procureure de la Couronne au dossier, Me Vicky Smith, a demandé l’émission d’un mandat d’arrestation, lequel a été délivré le 21 mai 2025.

Après plusieurs mois sans pouvoir être localisé, l’accusé a finalement été arrêté le 25 janvier 2026 à l’aéroport international Montréal-Trudeau lors de son retour au pays. Depuis son arrestation, il est demeuré détenu afin d’assurer sa présence devant le tribunal pour la suite des procédures.

Après la présentation de la preuve par la poursuite, les plaidoiries finales ont été entendues devant le tribunal. L’accusé, représenté par son avocate, conteste les allégations portées contre lui. Le principal enjeu du procès demeure la question du consentement.

Selon la preuve entendue, la plaignante et l’accusé se seraient rencontrés le jour même des événements. Les versions des deux parties divergent quant à ce qui se serait produit par la suite dans une chambre où ils se sont retrouvés.

La poursuite soutient que la plaignante a clairement exprimé son absence de consentement à certains gestes sexuels. De son côté, la défense affirme que les rapprochements étaient consensuels et a soulevé plusieurs éléments de preuve afin de remettre en question la version de la plaignante.

Au cours de sa plaidoirie, l’avocate de la défense a notamment insisté sur certaines incohérences qu’elle perçoit dans le récit présenté par la poursuite ainsi que sur différents éléments liés à la disposition des lieux et au comportement des personnes impliquées.

Pour sa part, la poursuite a soutenu que la preuve démontre clairement l’absence de consentement de la plaignante. Me Vicky Smith a également plaidé que plusieurs éléments de la version de l’accusé sont contredits par la preuve entendue au procès et ne trouvent pas appui dans les témoignages et éléments matériels présentés devant le tribunal.

Compte tenu de la nature des accusations et afin de préserver l’identité de la plaignante, le juge a maintenu une ordonnance de non-publication interdisant la diffusion de tout renseignement permettant de l’identifier.

Au terme des plaidoiries, le juge a pris l’affaire en délibéré. Andres Felipe Alvarez Serrano est demeuré détenu afin d’assurer sa présence devant la Cour jusqu’au prononcé du jugement. Une date ultérieure doit être fixée pour le rendu de la décision.

Andres Felipe Alvarez Serrano est demeuré détenu afin d’assurer sa présence devant la Cour jusqu’au prononcé du jugement @ Crédit photo  Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Le Vingt55 rappelle que toute personne accusée au criminel a droit et bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à la décision d’un juge

Le système pénal canadien repose sur un principe fondamental : toute personne accusée d’avoir commis une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que la preuve de sa culpabilité soit établie hors de tout doute raisonnable devant un tribunal.

Comme une personne accusée d’un crime s’expose à de lourdes conséquences, la présomption d’innocence revêt une importance capitale. Ce droit est reconnu à l’article 11d) de la Charte canadienne des droits et libertés. La présomption d’innocence est un droit individuel qui exige que :

L’accusé n’a pas à prouver qu’il est innocent, sa culpabilité doit être établie par le poursuivant, par une preuve hors de tout doute raisonnable;

La charge de le prouver incombe à l’État, au Québec, il s’agit du Directeur des poursuites criminelles et pénales qui agit par l’entremise de ses procureurs aux poursuites criminelles et pénales;

Les poursuites criminelles doivent se dérouler conformément aux procédures légales et à l’équité.

Éric Beaupré
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