DRUMMONDVILLE
Pendant 1 000 kilomètres, de Drummondville jusqu’à Percé, Frédéric Parent pédalera pour ceux et celles qui consacrent leur quotidien à aider, protéger et secourir les autres, mais qui peuvent, eux aussi, traverser des moments où ils ont besoin qu’on leur tende la main.
Le Vingt55 est allé à la rencontre de Frédéric Parent qui compte 23 ans d’expérience comme paramédic, qui s’apprête à relever un défi de taille pour une cause qui lui tient particulièrement à cœur.
Le 3 août prochain, il prendra la route à vélo pour parcourir plus de 1 000 kilomètres et amasser des fonds pour La Vigile, un organisme dont la mission prend tout son sens pour les paramédics, pompiers, policiers, constables spéciaux, agents correctionnels, militaires, pompiers volontaires, infirmières et infirmiers, contrôleurs routiers et enquêteurs, ainsi que pour leurs familles.
Un défi qui trouve son origine dans son propre parcours
Son défi, baptisé « Pédalez pour eux », est profondément lié à son propre parcours. Frédéric Parent connaît la réalité qui se cache derrière l’uniforme et cette difficulté, parfois, pour ceux qui prennent soin des autres d’admettre qu’ils peuvent eux-mêmes avoir besoin d’aide.
« Derrière l’uniforme, il y a l’être humain », résume-t-il en entrevue au Vingt55. La pression liée au métier, l’accumulation des interventions difficiles et les épreuves de la vie personnelle peuvent, au fil des années, laisser des traces.
Pour Frédéric Parent, la mission de La Vigile est aussi une histoire personnelle. Il confie avoir lui-même eu recours aux services de l’organisme, notamment en novembre dernier.
S’ils n’avaient pas été là, je ne sais pas ce qui se serait passé », confie-t-il avec émotion et respect pour ceux et celles qui l’ont accueilli. « Chaque personne qui demande de l’aide fait un pas dans la bonne direction et sauve assurément une vie, la sienne », a-t-il confié au Vingt55. Car malgré les programmes d’aide existants, demander du soutien peut demeurer difficile dans des professions où l’on est habitué à être celui ou celle qui intervient, qui rassure et qui aide.
Derrière l’image, le statut et l’uniforme, il y a d’abord l’humain qui, un jour ou l’autre, peut être confronté à une limite qu’il n’avait pas vue venir. « C’est un appel qu’il faut faire pour soi et pour ceux qui nous entourent. Il faut laisser l’uniforme de côté et mettre de côté la peur d’être jugé. C’est un soulagement, et c’est aussi pour cette raison que je porte ce message », a-t-il confié avec assurance.
Après avoir participé à une activité de La Vigile à Drummondville et rencontré des membres de la direction et du personnel, il a voulu faire davantage pour cette ressource qui l’a lui-même aidé, la faire connaître et contribuer, à sa façon, à ce qu’elle puisse être là pour d’autres.
« Les uniformes, c’est tout le temps les derniers », souligne-t-il. Une phrase qui résume en partie le sens de son périple, pédaler pour rappeler que ceux qui répondent présents dans les moments les plus difficiles de la vie des autres ont parfois, eux aussi, besoin que quelqu’un soit présent pour eux.

Le défi sportif sera considérable. Frédéric Parent prévoit parcourir environ 150 kilomètres par jour et espère atteindre Percé en huit ou neuf jours.
Son parcours devrait principalement suivre la route 132. Son vélo, une fois chargé de ses vêtements, de sa nourriture et de tout l’équipement nécessaire au voyage, pourrait peser entre 80 et 95 livres.
Pour se préparer, Frédéric accumule actuellement entre 200 et 300 kilomètres d’entraînement par semaine, avec différents niveaux de chargement. La nutrition représentera également un élément important du défi, puisqu’il devra régulièrement s’arrêter sur son parcours pour refaire ses réserves et maintenir son niveau d’énergie.
Un départ de Drummondville ouvert au public
Le départ de « Pédalez pour eux » est prévu le 3 août à 8 h 30, au Centre funéraire J.N. Donais, sur le boulevard Lemire, à Drummondville.
Frédéric Parent tenait à partir de cet endroit afin de souligner le soutien reçu depuis le début de son aventure. Le grand stationnement permettra également aux citoyens de venir assister au départ.
Ceux qui le souhaitent pourront également parcourir quelques kilomètres à vélo avec lui au début de son périple.
Avant le départ, les personnes présentes pourront découvrir son vélo et l’équipement qu’il transportera pendant plus de 1 000 kilomètres, discuter avec lui de sa préparation et l’encourager avant qu’il ne prenne la route vers Percé.
Un parcours qu’il sera possible de suivre en direct, il invite également les gens à partage soutenir son défi à donner, avant comme pendant son parcours
Frédéric Parent peut également compter sur un milieu mobilisé derrière lui et son projet et objectif. Plusieurs partenaires et commanditaires ont choisi de l’accompagner dans son défi, dont le Centre Funéraire J.N. Donais, Vertige Vélo, Mise au Concept Groupe, Sonia Hamel et le Centre dentaire Campbell. Des contributions qui, sous différentes formes, permettront de soutenir son périple de plus de 1 000 kilomètres au profit de La Vigile et de sa mission auprès des personnes en uniforme.
Tout au long de son périple, Frédéric Parent prévoit partager quotidiennement son parcours. Grâce à son ordinateur de vélo et à un lien de suivi, les citoyens pourront notamment suivre sa progression en temps réel.
Les dons recueillis dans le cadre du défi seront versés directement à La Vigile par l’intermédiaire de la plateforme de collecte prévue à cet effet, sans transiger par le cycliste.
Bien sûr, les dons peuvent provenir des différents corps de métier et services de première ligne, mais également du grand public. Qu’il s’agisse de dons individuels, de groupes, de binômes ou d’équipes, chaque dollar recueilli sera entièrement remis à La Vigile. « Mes commanditaires soutiennent mon projet, ce qui me permet de remettre chaque don directement à La Vigile », souligne Frédéric Parent.
Le Vingt55, qui soutient également la mission de La Vigile, invite ses lecteurs à faire de même et à partager le défi. Chaque contribution permettra à l’organisme de poursuivre sa mission et d’offrir aux intervenants de première ligne qui en ressentent le besoin l’aide, le soutien et le répit nécessaires.
Au-delà des kilomètres parcourus et de l’objectif financier, Frédéric Parent souhaite surtout que son défi contribue à faire connaître les ressources disponibles et à briser certains tabous entourant la demande d’aide chez les personnes qui consacrent leur carrière à intervenir auprès des autres.
Son message, derrière les 1 000 kilomètres qui séparent Drummondville de Percé, se veut ainsi un rappel, derrière chaque uniforme se trouve d’abord un être humain, et ceux qui viennent quotidiennement en aide aux autres peuvent, eux aussi, avoir besoin qu’on leur tende la main.








