DRUMMONDVILLE
Comme a pu le constater le Vingt55, petits et grands, amateurs de musique et, évidemment, passionnés de poutine ont répondu présents.
La sauce a pris, et pas seulement sur les poutines. Après trois journées de spectacles et de festivités, le Festival de la poutine de Drummondville a conclu samedi soir sa 19e édition, une édition qui restera notamment marquée par son arrivée sur les terrains du Cégep de Drummondville.
Après plusieurs années dans le secteur du Centre Marcel-Dionne, l’organisation avait fait un pari important en déplaçant cette année son événement. Le changement aura permis de profiter d’un espace plus vaste, d’améliorer la circulation sur le site et d’accueillir davantage de festivaliers.
Tout au long de l’événement, la réponse du public a été au rendez-vous. Les commentaires positifs ont coulé presque aussi abondamment que la sauce brune sur ce mets étroitement associé à Drummondville.
Un nouveau site qui semble avoir convaincu, le déménagement sur les terrains du Cégep constituait certainement l’un des éléments les plus surveillés de cette 19e édition.
Après avoir atteint les limites de son ancien emplacement et alors que d’importants travaux sont en cours au Centre Marcel-Dionne, le Festival disposait cette année d’un terrain permettant de revoir l’aménagement général de l’événement.
Au fil des trois journées, le Vingt55 a pu constater que les festivaliers ont rapidement adopté le nouvel environnement. L’accès aux différentes scènes, les espaces de restauration, les zones de rassemblement et la possibilité de circuler plus facilement ont notamment contribué à l’expérience.
Le déplacement de l’événement hors du secteur du Centre Marcel-Dionne aura également permis de libérer ce secteur pendant les festivités.
La programmation musicale aura également joué un rôle majeur dans le succès de cette édition.
Dès le jeudi 6 août, Loud, Fredz, Aswell, Orloge Simard, Alice Bro et Orange Lessard ont donné le coup d’envoi aux festivités devant un public déjà nombreux.
Le vendredi, la présence de The Offspring constituait certainement l’un des moments les plus attendus de cette 19e édition. Le groupe partageait la programmation avec Vulgaires Machins, Les Shirley, Lou-Adriane Cassidy, Luan Larobina et Fyore.
La soirée a attiré une foule particulièrement imposante et confirmé la capacité du nouveau site à recevoir un événement d’une plus grande ampleur.
Comme le veut le proverbe, tout grand événement mérite d’être arrosé!
Un début d’incendie a toutefois eu peu d’impact sur le déroulement du Festival et de la soirée, qui ont pu se poursuivre normalement.
La soirée a également été marquée par un fait divers alors qu’un incendie s’est déclaré, jeudi vers 20 h 25, dans le camion de restauration du poutinier Voltigeurs de Sainte-Thérèse. Le feu a pris naissance dans le mur arrière avant de se propager vers le plafond du camion. Les employés ont rapidement tenté de limiter les dégâts pendant que la sécurité établissait un périmètre. Les pompiers de Drummondville sont intervenus et ont rapidement maîtrisé l’incendie.
Une dernière journée qui restera dans les mémoires, samedi, pour cette troisième et dernière journée, le Festival avait encore plusieurs cartes importantes dans son jeu.
JF Pauzé, Cœur de pirate et Ariane Roy figuraient notamment parmi les artistes attendus, accompagnés d’Anyma Ora’, Irdens Exantus, Greenwoodz et Jacques Surette.
Une programmation diversifiée qui aura permis au Festival de rejoindre plusieurs générations et différents publics jusqu’aux dernières heures de cette 19e édition.
La présence de JF Pauzé aura notamment offert un moment particulièrement attendu par plusieurs festivaliers, alors que la musique des Cowboys Fringants conserve une place bien particulière auprès du public québécois.
Cœur de pirate et Ariane Roy auront elles aussi contribué à donner à cette dernière journée une couleur bien différente des soirées précédentes.
Si les grandes têtes d’affiche ont naturellement attiré l’attention, le Festival aura aussi offert une vitrine à plusieurs artistes de la relève.
Au cours des trois journées, différentes scènes ont permis à des artistes émergents de se produire devant les festivaliers, donnant ainsi une place à la découverte en parallèle aux spectacles des artistes déjà établis.
Cette combinaison entre grands noms et relève fait désormais partie de la formule de l’événement, et évidemment… de la poutine
Entre deux spectacles, les festivaliers ont été nombreux à explorer les différentes déclinaisons du mets emblématique. De la recette traditionnelle aux créations plus audacieuses, les restaurateurs présents ont encore une fois multiplié les propositions.
Pour certains, une poutine doit rester aussi classique que possible, frites, fromage en grains et sauce. Pour d’autres, le Festival représente justement l’occasion d’essayer des combinaisons qui sortent de l’ordinaire.
Dans un cas comme dans l’autre, la poutine n’a certainement pas été reléguée au second plan par les spectacles.
Cette édition représentait un tournant important pour l’événement. Changer un festival de cette ampleur de site comporte nécessairement une part de risque, particulièrement après des années à créer des habitudes auprès des festivaliers.
Mais au terme des trois journées, la réponse observée sur le terrain semble avoir été largement positive.
Un site plus grand, une programmation capable d’attirer différents publics, une place accordée à la relève et une offre gourmande toujours centrée autour de la poutine, la recette aura encore une fois fonctionné.
Et si cette 19e édition devait servir de véritable test pour le nouvel emplacement, le public aura fourni une partie de la réponse.
Des milliers de festivaliers, une ambiance soutenue pendant trois jours et un nouveau site adopté dès sa première année, le Festival de la poutine peut maintenant refermer cette 19e édition avec, manifestement, une recette gagnante pour la suite.
















































