DRUMMONDVILLE
La vague rose de La Joséphine déferlera à nouveau sur Drummondville ! @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Le départ de cette 4e édition sera donné à 10 h au parc Woodyatt. Marcheuses et coureuses sont invitées à former une nouvelle « vague rose » dans les rues du centre-ville, seules, entre amies, en famille, entre collègues ou en équipe.
Comme le précise la conseillère municipale Catherine Lassonde en entrevue au Vingt55, l’événement, organisé par la Ville de Drummondville en collaboration avec sa ville jumelle française, La Roche-sur-Yon, se veut avant tout rassembleur. Aucun chronomètre : chacune participe selon ses capacités, en marchant ou en courant.
« Le cancer ne nous définit pas comme personne »
Lors du lancement de l’édition 2026, Catherine Lassonde, qui a elle-même traversé l’épreuve du cancer, a insisté auprès du Vingt55 sur la dimension humaine derrière cette vague rose.
« L’important, c’est que la course serve à financer le Programme rose. C’est essentiel. Pour moi, c’est important de pouvoir redonner et que l’argent serve directement à notre communauté », explique la conseillère, pour qui cet engagement dépasse largement l’organisation d’un événement sportif.
Un lieu pour « se déposer »
« Ce qui est difficile quand on est malade, je parle pour moi, c’est à un moment donné de se définir autrement que comme une personne malade, parce que le cancer ne nous définit pas comme personne, mais il fait partie de notre quotidien », soulignent la conseillère Catherine Lassonde et Julie Bonin, égérie de La Joséphine, en entrevue au Vingt55.
En effet, Julie Bonin, égérie de La Joséphine, connaît elle aussi directement l’importance du Programme rose. Atteinte d’un cancer du poumon génétique, elle bénéficie des services offerts par la Fondation René-Verrier et a livré au Vingt55 un témoignage sur son passage au Havre d’Elizabeth.
« Le Programme rose vient vraiment combler un manque dans l’offre de services du système de santé. C’est un lieu où l’on se sent pris en charge et où l’on peut échanger avec d’autres femmes qui vivent la même épreuve », témoigne-t-elle avec émotion et reconnaissance.

La vague rose de La Joséphine déferlera à nouveau sur Drummondville ! @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Pour les femmes qui le fréquentent, le programme offre ainsi un accompagnement qui va au-delà des soins médicaux.
« C’est un endroit où les femmes ont un espace où elles peuvent arriver. Elles n’ont pas besoin de raconter leur histoire, elles peuvent simplement être entre femmes, obtenir des soins, et ça, gratuitement. Elles peuvent se déposer », s’entendent à dire Catherine Lassonde et Julie Bonin.
Quatre ans après l’implantation de La Joséphine à Drummondville, la conseillère municipale se réjouit de voir l’événement continuer de prendre de l’ampleur. « C’est vraiment une belle réussite de voir l’engagement de nos partenaires, l’engagement de la Ville et de voir qu’on va atteindre les 3 000 coureuses et marcheuses, c’est extraordinaire. »
L’an dernier, les inscriptions, les dons et la contribution des commanditaires ont permis à la Ville de remettre plus de 50 000 $ à la Fondation René-Verrier
Brigitte Boisjoli de nouveau porte-parole
Catherine Lassonde a également confirmé en entrevue au Vingt55 que la chanteuse drummondvilloise Brigitte Boisjoli sera de nouveau porte-parole de La Joséphine cette année.
Sa présence ne se limitera pas à donner le signal de départ, comme la constaté le Vignt55 sur place Lors de la précédente édition, la chanteuse avait contribué à lancer l’événement avec un message rassembleur et une prestation musicale avant que les participantes prennent le départ.
Le 4 octobre, elle sera donc de nouveau au parc Woodyatt pour bouger aux côtés des participantes et contribuer à l’ambiance de cette quatrième édition.
Pas besoin d’être une athlète l’événement conserve sa formule accessible et ne s’adresse pas uniquement aux sportives ou aux coureuses expérimentées.
« Ce n’est pas pour des athlètes. C’est une course ou une marche, selon votre capacité physique. Ce n’est pas chronométré, c’est vraiment dans le plaisir, d’être entre femmes, de se retrouver et de faire une belle marée rose pour la cause », rappelle Catherine Lassonde au Vingt55.
Un programme qui accompagne les femmes d’ici
La directrice générale de la Fondation René-Verrier, Sophie Laliberté, souligne que le Programme rose évolue en fonction des besoins exprimés par les femmes qui y participent.
« C’est une grande fierté pour la Fondation René-Verrier de prendre soin des femmes d’ici grâce à notre Programme rose. Pensé pour répondre à leurs besoins, le programme évolue au fil des années grâce aux commentaires des participantes. Cette belle initiative est rendue possible grâce au précieux soutien de la Ville de Drummondville et à la générosité des participantes de La Joséphine, que nous remercions sincèrement de leur confiance. C’est un privilège d’accueillir ces femmes au Havre d’Elizabeth et de leur offrir un espace pour prendre soin d’elles, se ressourcer et créer des liens à un moment où elles en ont particulièrement besoin », souligne-t-elle.
Un mouvement de solidarité qui prend de l’ampleur
Catherine Lassonde rappelle que cette volonté de créer un mouvement de solidarité l’avait amenée à proposer l’implantation de La Joséphine à Drummondville il y a quatre ans.
« Lorsque j’ai proposé d’implanter La Joséphine à Drummondville il y a quatre ans, je souhaitais créer un grand mouvement de solidarité entre les femmes. Ayant moi-même traversé l’épreuve du cancer, je sais à quel point le soutien et les soins de mieux-être peuvent faire une différence. C’est extrêmement touchant de voir aujourd’hui des milliers de femmes se rassembler pour permettre à d’autres femmes de chez nous, qui combattent un cancer, de bénéficier de ces services », affirme-t-elle.
Les hommes peuvent également contribuer à la cause, notamment par des dons et en soutenant les participantes. Les entreprises de la MRC de Drummond sont pour leur part invitées à former des équipes féminines et peuvent réserver un espace pour installer une tente au parc Woodyatt.
« Lancez le défi dans vos entreprises, faites-vous une équipe, trouvez un nom original. Si tout le monde qui a participé l’année passée amène une nouvelle personne, on va plus qu’atteindre l’objectif », lancent Catherine Lassonde et Julie Bonin au terme de l’entrevue du Vingt55
Les inscriptions sont ouvertes
L’inscription coûte 30 $ et comprend le t-shirt rose obligatoire. Les participantes qui réutilisent le chandail d’une édition précédente bénéficient d’un rabais de 10 $.
La Joséphine est organisée par la Ville de Drummondville en collaboration avec Les Événements Cré-Action. L’édition 2026 est présentée par Desjardins, Promutuel Assurance Centre-Sud et UV Assurance.
Le rendez-vous est donc donné le dimanche 4 octobre à 10 h, au parc Woodyatt, avec un objectif qui demeure le même derrière les milliers de chandails roses, bouger ensemble afin d’aider concrètement les femmes d’ici qui traversent l’épreuve du cancer.
La vague rose de La Joséphine déferlera à nouveau sur Drummondville ! @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.





























