VILLE / RÉGION
Comme le constate régulièrement le Vingt55 lors d’interventions des services incendie dans la région, les pompiers ne sont pas uniquement appelés à combattre des incendies majeurs. De nombreux appels trouvent leur origine dans des situations du quotidien : un chaudron laissé sans surveillance, un article de fumeur mal éteint, une rallonge ou une prise électrique surchargée, un appareil défectueux ou encore l’utilisation inadéquate d’un foyer ou d’un appareil de chauffage.
Des situations parfois banales en apparence qui peuvent rapidement dégénérer et nécessiter le déploiement de plusieurs équipes d’urgence.
Cette réalité est régulièrement rappelée par les différents services de sécurité incendie de la MRC de Drummond et du Centre-du-Québec, qui multiplient les efforts de prévention auprès de la population. Derrière chaque intervention évitable se trouvent non seulement des dommages matériels potentiellement importants, mais également des risques bien réels pour les occupants et les pompiers appelés à intervenir.
Près d’un incendie sur deux lié à une erreur humaine
La Semaine de la prévention des incendies 2026 se tiendra cette année sous le thème « Le premier responsable, c’est toi! », un message qui met justement l’accent sur la responsabilité individuelle et les gestes de prévention.
Selon les données diffusées par le ministère de la Sécurité intérieure, près de la moitié des incendies résidentiels au Québec découlent d’une erreur humaine. Les appareils électriques ou les équipements de distribution d’électricité sont pour leur part impliqués dans près d’un incendie sur quatre, soit 23 % des événements.
Les statistiques québécoises illustrent également les conséquences de ces sinistres. Chaque année, les incendies font en moyenne 308 blessés et entraînent l’évacuation de quelque 27 000 personnes. En moyenne, 13 résidences sont endommagées chaque jour par un incendie au Québec.
Les personnes âgées demeurent particulièrement vulnérables : 67 % des victimes d’incendies sont âgées de 60 ans et plus.
Quelques minutes de prévention peuvent faire la différence
Les autorités recommandent notamment d’éviter de surcharger les prises électriques, de limiter l’utilisation des rallonges à des besoins temporaires et de privilégier uniquement des appareils électriques certifiés CSA ou ULC.
La surveillance lors de la cuisson demeure également essentielle, tout comme la prudence avec les articles de fumeur et les appareils de chauffage.
L’avertisseur de fumée reste toutefois l’un des moyens les plus efficaces pour permettre aux occupants de réagir rapidement lorsqu’un incendie se déclare. Son fonctionnement devrait être vérifié deux fois par année, y compris dans les résidences secondaires.
Un plan d’évacuation connu de tous les occupants et pratiqué périodiquement peut également permettre de gagner de précieuses secondes lorsqu’un incendie survient.
Pour les services incendie de la région, le message de prévention demeure simple : plusieurs incendies ne sont pas une fatalité. Derrière un grand nombre d’interventions se trouve un geste, une distraction ou une installation inadéquate qui aurait pu être corrigée avant que les pompiers aient à intervenir.






