DRUMMONDVILLE
L’emploi a progressé de 574 700 depuis mai, ce qui équivaut à près de 70 % des 825 900 emplois perdus entre février et avril 2020.
En janvier, l’emploi à temps plein varie peu (- 5 500), tandis que celui à temps partiel baisse (- 92 500). L’emploi se replie surtout dans le secteur privé (- 91 400). Il diminue aussi chez les travailleurs indépendants (- 7 000), alors qu’il varie peu dans le secteur public (+ 500). Le taux d’activité descend de 0,1 point et se fixe à 63,5 %. Le taux d’emploi recule de 1,4 point pour s’établir à 57,9 %.
La baisse de l’emploi en janvier au Québec s’explique principalement par celle constatée dans le commerce de gros et de détail (- 84 600), secteur touché par la prolongation de la fermeture des commerces non essentiels jusqu’au 8 février.
Au Canada, en janvier, l’emploi diminue de 212 800 (- 1,2 %). Le taux de chômage monte de 0,6 point et s’établit à 9,4 %. Les plus fortes baisses de l’emploi s’observent au Québec (- 97 900) et en Ontario (- 153 500).
Entre janvier 2020 et janvier 2021, l’emploi au Québec a baissé de 236 400. Au cours de cette période, l’emploi à temps plein a reculé de 92 000 et celui à temps partiel, de 144 500. Par rapport à janvier 2020, le taux de chômage au Québec a augmenté de 3,7 points pour se fixer à 8,8 % (Canada : + 3,8 points; 9,4 %).
Mise en garde au sujet des effets de la pandémie de COVID-19 sur les données de l’EPA
Les effets de la crise de la COVID-19 sur le marché du travail en janvier doivent être interprétés avec prudence dans l’analyse des résultats de l’Enquête sur la population active (EPA).
La période de référence de l’enquête pour le mois de janvier s’étend du 10 au 16 janvier. La juste catégorisation du statut d’activité d’une personne selon les définitions usuelles d’emploi, de chômage1 et d’inactivité peut avoir été plus ardue lors de cette édition de l’enquête, comme c’est le cas depuis le début de la crise de la COVID-19. La section COVID-19 du site Web de l’Institut de la statistique du Québec présente des analyses portant sur les répercussions de la pandémie au Québec. Rappelons par ailleurs que les données mensuelles sont fondées sur un échantillon et ainsi sujettes à une certaine variabilité.










