DRUMMONDVILLE
En effet, 60 % des PME affirment que l’augmentation des coûts entraîne un impact négatif significatif sur leurs activités.
« Cette hausse du salaire minimum s’ajoute aux autres augmentations que subissent nos petites entreprises depuis le début de l’année. De plus, les deux ans de restrictions sanitaires ont laissé un endettement moyen de 108 000 $ par PME québécoise ainsi que des revenus sous la normale pour une majorité d’entre elles. La réalité, c’est que leur capacité d’absorption des hausses de coûts n’est pas infinie. Cela aura un impact certain sur les entrepreneurs qui n’auront d’autres choix que d’augmenter les prix, de travailler plus d’heures afin d’alléger leurs coûts de main-d’œuvre, de réduire temporairement leurs marges bénéficiaires, voire même leurs investissements et prévisions de croissance », déclare François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.
D’autres solutions méritent d’être aussi considérées, particulièrement en contexte inflationniste
Dans un contexte de forte augmentation des coûts qui défavorisent les petites entreprises, la FCEI croit que le gouvernement du Québec devrait épauler les petites entreprises. Selon les dirigeants de PME, les meilleurs moyens pour les accompagner lors d’une hausse du salaire minimum seraient de réduire le fardeau fiscal global (79 %), de baisser les taxes sur la masse salariale (73 %) ou d’offrir des crédits d’impôt (58 %). Ces résultats confirment ce que les PME feraient si leur fardeau fiscal était réduit : elles augmenteraient les conditions salariales dans plus de 70 % des cas.
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Par ailleurs, les prévisions de hausses salariales ont grimpé à 3,3 % en avril 2022, ce qui en fait la plus importante hausse depuis le lancement du Baromètre des affaires de la FCEI en 2009. Donc, avec une baisse du fardeau fiscal, les petites entreprises pourraient augmenter encore plus les salaires.
De plus, la FCEI rappelle qu’il existe des mesures plus efficaces pour lutter contre la pauvreté qu’une hausse considérable du salaire minimum qui fait mal aux PME. La bonification du montant personnel de base, l’amélioration des primes au travail ou les crédits d’impôt ciblés bénéficieraient directement aux employés à bas salaire et atteindraient cette cible sans créer de pression supplémentaire sur les PME déjà fragiles.
« De telles décisions du gouvernement dans ce contexte difficile doivent se prendre avec un souci d’équilibre afin de ne pas induire un choc trop important sur les petites entreprises. Aujourd’hui encore, nous avons la démonstration qu’il est temps que le gouvernement du Québec agisse avec énergie pour réduire le poids fiscal des PME le plus lourd de la fédération canadienne, car cela générerait des impacts positifs sur les entreprises, leurs employés et l’économie », conclut François Vincent.