DRUMMONDVILLE
La Cour suprême du Canada a rejeté l’appel du gouvernement du Québec dans le dossier du redécoupage électoral, confirmant ainsi la validité de la nouvelle carte proposée par la Commission de la représentation électorale. Dans une décision majoritaire, soit sept juges contre deux, le plus haut tribunal du pays conclut que le processus respecte les règles démocratiques et les principes d’équité entre les électeurs.
À Drummondville, la décision de la Cour suprême du Canada sur la carte électorale ne passe pas inaperçue. Comme la constaté le Vingt55, Si le jugement constitue un revers pour la volonté exprimée à l’Assemblée nationale, il ouvre néanmoins la porte à une reconfiguration jugée favorable pour le « grand Drummondville »
La Cour suprême du Canada a tranché, dans une décision majoritaire rendue directement sur le banc, elle rejette l’appel du gouvernement du Québec et donne raison à la Commission de la représentation électorale. Un jugement qui redéfinit la carte politique québécoise et qui suscite déjà des réactions sur le terrain, notamment dans le Centre-du-Québec.
En entrevue, le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, reconnaît d’emblée l’ampleur du revers. « Le vote unanime de l’Assemblée nationale a été rebuté par la Cour suprême », souligne-t-il, évoquant une « volte-face » par rapport à la volonté initiale des élus et, selon lui, des citoyens.
Une décision lourde de conséquences
Le jugement confirme la fusion des circonscriptions de Gaspésie et de Bonaventure, la disparition d’Anjou–Louis-Riel et la création de deux nouvelles circonscriptions, dont une dans la région de l’Estrie–Centre-du-Québec. Le directeur général des élections, Jean-François Blanchet, dispose désormais de cinq mois pour finaliser une nouvelle carte électorale.
Pour le député, cette décision entraîne un double effet. « Il y a une perte pour la Gaspésie, c’est évident », affirme-t-il, rappelant que l’objectif initial visait à préserver le poids politique de cette région.
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Des gains pour le Centre-du-Québec
Malgré ce revers, Sébastien Schneeberger insiste sur les retombées positives pour sa région. Il se dit satisfait de voir plusieurs éléments issus de son mémoire, déposé lors des consultations publiques de 2023, intégrés au redécoupage retenu.
« C’est un gain de mon coté , mais surtout, ce sont les citoyens qui y gagnent », affirme-t-il, en entrevu au Vignt55 évoquant notamment l’intégration de certains secteurs dans de nouvelles configurations électorales mieux adaptées à la réalité locale.
Selon lui, ces ajustements permettront une représentation plus cohérente du « grand Drummondville », un point qu’il avait défendu lors des consultations. « La carte électorale change positivement pour les citoyens de la région », résume-t-il.
Le débat sur le nom de la nouvelle circonscription
Le dossier n’est toutefois pas entièrement clos. La question du nom de la future circonscription du Centre-du-Québec demeure en suspens. Le nom de Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, avancé dans le processus, fait encore l’objet de discussions.
Le député rappelle avoir transmis au Directeur général des élections des propositions issues d’un sondage citoyen, tout en laissant entendre que la démarche pourrait nécessiter une intervention législative. « Est-ce qu’il y aura un projet de loi pour modifier le nom? On va voir », indique-t-il, évoquant plusieurs « impondérables » avant une décision finale.
Un jugement qui redessine le paysage politique
Au-delà des ajustements régionaux, la décision de la Cour suprême du Canada vient confirmer l’autorité de la Commission de la représentation électorale dans ce dossier sensible, malgré l’opposition unanime exprimée à l’Assemblée nationale.
Reste maintenant à voir comment cette nouvelle carte sera accueillie par la population et comment elle influencera les prochains scrutins au Québec.
Sur le terrain, le jugement est perçu comme un tournant. S’il entraîne des pertes pour certaines régions, il ouvre aussi la porte à une réorganisation que certains élus et plusieurs citoyens estiment plus conforme aux réalités démographiques actuelles.
Le Directeur général des élections du Québec dispose maintenant d’un délai de cinq mois pour finaliser la nouvelle carte électorale, qui devra être mise en application en vue du prochain scrutin.






