Centre-du-Québec
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Pour la première fois depuis un demi-siècle, les électeurs de l’ouest de Drummondville et des municipalités environnantes de la MRC de Drummond ne voteront pas dans la circonscription de Johnson le 5 octobre prochain. La majeure partie de ce territoire forme désormais une toute nouvelle circonscription, Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie. Quant au reste du comté de Johnson, nouvellement rebaptisé Daniel-Johnson, il sera plus concentré en Montérégie et en Estrie.
Pas moins de huit candidats qui sont sur les rangs pour devenir la première ou le premier député de la nouvelle circonscription. Ainsi, Natalie Bisaillon se présente pour le Parti Québécois (PQ), Laura Tremblay pour le Parti conservateur du Québec (PCQ), Patrick Saindon pour la Coalition Avenir Québec (CAQ), Alexandra Houle pour le Parti libéral du Québec (PLQ), Sébastien Bage pour Québec Solidaire (QS), Mathieu Fillion pour Climat Québec, Mario Roy pour Démocratie directe, alors que Sylvain Marcoux se présente comme indépendant.
Cinquante ans sous le nom de Johnson
Créée en 1972, la circonscription de Johnson a souvent changé de couleur, passant des libéraux à l’Union nationale, puis au Parti Québécois pendant près de vingt ans. La suite est similaire. En effet, l’Action démocratique du Québec (ADQ) y fait élire Éric Charbonneau en 2007, avant qu’Étienne-Alexis Boucher ne ramène la circonscription au Parti québécois en 2008. Yves-François Blanchet la conservera dans le giron du PQ en 2012, avant qu’André Lamontagne ne s’y installe la CAQ en 2014.
Le député sortant la conservera lors des deux élections suivantes, l’emportant assez facilement avec 52,96 % des voix en 2018, puis 52,50 % en 2022. Lors de l’élection de 2022, ses adversaires, la conservatrice Luce Daneau (15,1 %) et le péquiste Jérémie Poirier (14,4 %) n’ont pas menacé sa réélection. Or, M. Lamontagne, ancien ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ainsi que ministre responsable du Centre-du-Québec, a annoncé plus tôt cette année qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat en 2026.
Une élection sans aucun sortant
Contrairement à Drummond–Bois-Francs, la course dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie sera donc un duel entre de nouvelles figures de la politique régionale. Il est donc difficile de prédire les résultats dans cette nouvelle circonscription, surtout que les chiffres ont beaucoup changé depuis le début de la campagne. En effet, si l’agrégateur Qc125 donnaient un léger avantage au Parti Québécois avec 36 % des voix contre 29 % pour la CAQ cet été, en début de campagne, les projections avaient totalement changé en début de campagne alors que la CAQ avait repris la tête avec 34 % du vote.
Ces chiffres ont, encore une fois, radicalement changé au cours des dernières semaine. Ainsi, les dernières projections de l’agrégateur de sondage montrent désormais le Parti Québécois en tête avec 30 % du vote dans une chaude lutte avec le Parti conservateur du Québec qui est à 29 %. La Coalition Avenir Québec est troisième à 22 % alors que le PLQ et Québec Solidaire ferment la marche avec 10 % et 9 % du vote. C’est donc dire que l’écart entre le PQ et le PCQ est presque aussi serré que dans la circonscription voisine de Drummond–Bois-Francs. Cela illustre bien que, malgré la création d’un nouveau comté, la région demeure un champ de bataille propice autant pour le Parti conservateur du Québec que pour le Parti Québécois.
Des détails sur les limites du nouveau comté
À ce propos, Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie n’est pas née que d’un simple changement de nom, elle est composée de retailles de trois anciennes circonscriptions. Le gros de son territoire (Durham-Sud, L’Avenir, Lefebvre, Saint-Edmond-de-Grantham, Saint-Eugène, Saint-Germain-de-Grantham, Saint-Majorique-de-Grantham et Wickham) provient directement de l’ancienne Johnson. S’y ajoutent trois municipalités qui appartenaient jusqu’ici à Nicolet-Bécancour (Saint-Bonaventure, Saint-Guillaume et Saint-Pie-de-Guire) ainsi qu’une partie de la ville de Drummondville, dont la frontière est délimitée par la limite de Saint-Majorique, le boulevard Saint-Joseph et le chemin de l’aéroport, un secteur qui était jusqu’ici partagé entre Johnson et Drummond–Bois-Francs. Essentiellement, la nouvelle circonscription regroupe les municipalités de la MRC de Drummond situées à l’ouest de la rivière Saint-François.
Le reste de l’ancienne Johnson, c’est-à-dire ses municipalités montérégiennes et estriennes, avec Acton Vale, Roxton Falls, Roxton Pond, Sainte-Cécile-de-Milton, Upton et les autres municipalités de ce secteur, se retrouve dans la circonscription renommée Daniel-Johnson, qui hérite au passage des villes de Valcourt et de Waterloo, auparavant rattachées à d’autres comtés. Quoi qu’il arrive le 5 octobre, Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie élira donc sa toute première députée ou son tout premier député.

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