DRUMMONDVILLE
Le Canada est en fait le seul pays du G7 dont les émissions de GES ont augmenté plutôt que diminué depuis la signature des engagements internationaux pour le climat, en 2015.
« Le gouvernement Trudeau parle des deux côtés de la bouche. Il se pavane avec une loi sur la carboneutralité cousue de promesses, mais dans laquelle il refuse d’inscrire les cibles du Canada pour 2030. Il continue à soutenir massivement l’exploitation et l’exploration des énergies fossiles comme en témoigne le feu vert accordé récemment pour 40 forages exploratoires au large de Terre-Neuve, dans une région maritime reconnue par l’ONU pour son importance écologique et biologique. Et pour s’assurer que la stratégie pétrolière ait les coudées franches, Ottawa a aussi fait en sorte d’accélérer l’approbation des futurs projets en abolissant le processus d’évaluation environnementale qui était jusqu’ici en vigueur », a dénoncé M. Champoux.
« Le plan carboneutre du fédéral est un écran de fumée : personne ne croit que la carboneutralité apparaîtra comme par magie en 2050 sans un véritable virage vert. L’Agence internationale de l’énergie recommandait même cette semaine qu’il n’y ait plus de nouvelles exploitations pétrolières et gazières ni de nouveaux agrandissements de mines de charbon, pour atteindre la carboneutralité. Ce que nous devons faire, c’est appuyer la transition énergétique vers l’utilisation responsable et profitable des richesses naturelles propres et renouvelables. C’est la seule voie possible pour réduire de façon concrète les GES qui causent le réchauffement climatique et que les experts identifient comme étant le pire problème environnemental à ce jour. Le Canada doit prendre cette menace au sérieux et agir en conséquence », soutient le député bloquiste.
Fier porteur du virage vert, le Québec se présente comme un allié naturel dans cette transition. Chef de file en transport électrique, le Québec se démarque par ses pratiques écologiques en foresterie et travaille à produire le premier aluminium carboneutre au monde. Or, au cours des quatre dernières années, Ottawa a plutôt préféré investir 24 milliards de dollars dans l’industrie des hydrocarbures, alors qu’il n’a accordé que 950 millions de dollars à l’industrie forestière.
« Non seulement peut-on agir sur les GES en investissant dans les énergies propres, mais on peut du coup créer de la richesse et de milliers d’emplois pour relancer l’économie sur une voie porteuse et bénéfique pour tous. », a conclu Martin Champoux.
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