DRUMMONDVILLE
Selon les données mises de l’avant par les deux organismes, seulement 4 % des jeunes d’âge scolaire respectaient, en 2024, les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures. Une situation qui préoccupe les organisations, qui souhaitent voir le prochain gouvernement favoriser davantage la marche et le vélo dans les déplacements quotidiens des jeunes.
La voiture gagne du terrain sur le chemin de l’école
La tendance observée au cours des dernières années montre effectivement un recul important des déplacements actifs.
Entre 2010 et 2018, la proportion d’enfants utilisant un transport motorisé pour se rendre à l’école primaire est passée de 67 % à 74 %, tandis que la marche a reculé de 31 % à 22 %.
La pratique quotidienne du vélo a elle aussi fortement diminué. Alors qu’environ 25 % des enfants faisaient du vélo tous les jours en 2000, cette proportion ne serait plus que de 6 % aujourd’hui.
Pour Piétons Québec et Vélo Québec, la campagne électorale représente donc l’occasion de demander aux différentes formations politiques comment elles comptent renverser cette tendance.
« Aujourd’hui, la question que l’on pose aux partis politiques est claire : que comptez-vous faire, si vous formez le prochain gouvernement, pour renverser la tendance et vous assurer que nos enfants se déplacent activement vers l’école et d’autres destinations comme le parc ou pour visiter des amis? », demande Sandrine Cabana-Degani, directrice générale de Piétons Québec.
Près de 500 enfants blessés près des écoles
Au-delà de l’activité physique, les deux organisations soulèvent également un important enjeu de sécurité routière.
Selon les données qu’elles présentent, près de 500 enfants ont été blessés par des véhicules au cours des cinq dernières années à proximité des écoles du Québec.
Cette réalité contribuerait notamment au sentiment d’insécurité ressenti par plusieurs parents lorsqu’ils doivent décider s’ils permettent ou non à leurs enfants de marcher ou de circuler à vélo jusqu’à l’école.
Piétons Québec et Vélo Québec estiment ainsi que l’amélioration des infrastructures et de la sécurité routière autour des écoles et des autres lieux fréquentés par les jeunes doit faire partie des priorités du prochain gouvernement.
« Agir sur l’insécurité sur le chemin de l’école, c’est non seulement éviter des blessures, mais aussi redonner aux familles la liberté de choisir des modes de vie actifs favorisant l’autonomie et la santé des jeunes générations », rappelle Magali Bebronne, directrice des programmes de Vélo Québec.
Les deux organisations ont soumis aux partis politiques une série de propositions en prévision de la campagne électorale et leur demandent maintenant de préciser les mesures qu’ils seraient prêts à mettre en place s’ils forment le prochain gouvernement.







