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Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Le Parti Québécois souhaite faire passer progressivement la part du budget consacrée à l’agriculture de 0,9 % à 1,5 % au cours des dix prochaines années. La formation politique présente cette augmentation comme un moyen de soutenir un secteur qui aurait généré des recettes de près de 13,5 milliards de dollars en 2025.
« L’agriculture constitue un pilier fondamental de notre économie, non seulement comme source de production alimentaire, mais aussi comme moteur de vitalité régionale et de création d’emplois », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon.
Le chef péquiste affirme qu’un éventuel ministre de l’Agriculture occuperait une place importante au sein de son gouvernement afin de protéger la souveraineté alimentaire du Québec et de reconnaître la contribution économique des producteurs.
Protéger les terres agricoles
Le Parti Québécois propose une réforme de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles ainsi que l’adoption d’un principe de « zéro perte nette » de territoire agricole.
Selon la formation, les usages non agricoles ne seraient autorisés que s’ils n’ont aucune incidence sur la pratique agricole. Le plan prévoit également une aide destinée aux producteurs dont les terres sont touchées par les changements climatiques.
Le PQ s’engage par ailleurs à retirer le Québec du projet de train à grande vitesse Alto. Paul St-Pierre Plamondon soutient que le tracé envisagé menacerait des terres agricoles et entraînerait leur morcellement.
« Il coupera également en deux des centaines de nos plus belles terres agricoles », avance le chef péquiste.
Soutenir la relève agricole
Le plan prévoit un investissement de 10 millions de dollars, en 2027-2028, dans la Fiducie agricole UPA-Fondaction. Le parti propose également de financer davantage l’accompagnement lors des transferts de fermes et d’éliminer certaines barrières fiscales à la cession des terres.
Le PQ souhaite encourager fiscalement la vente de fermes à de jeunes producteurs et créer des prêts à long terme assortis de taux plus avantageux pour l’acquisition d’actifs agricoles.
La formation politique propose également de mettre en production acéricole 50 000 nouveaux hectares d’érablières situées en forêt publique.
Une cible de 75 % d’aliments québécois dans les institutions
En matière de souveraineté alimentaire, le Parti Québécois fixerait une cible de 75 % d’approvisionnement en produits québécois dans les institutions publiques, notamment les hôpitaux, les écoles et les CHSLD.
La formation souhaite aussi améliorer l’identification de l’origine des aliments vendus dans les épiceries afin de permettre aux consommateurs de repérer plus facilement les produits du Québec.
« Si on veut éviter d’importer une quantité injustifiable de produits alimentaires, la première chose que peut faire le gouvernement, c’est de donner l’exemple », estime Paul St-Pierre Plamondon.
Des mesures pour améliorer le revenu des producteurs
Le Parti Québécois promet de pérenniser le remboursement de la tarification du carbone et de le rendre accessible à toutes les entreprises agricoles.
Les entreprises agricoles et agroalimentaires auraient également accès aux programmes de financement du ministère de l’Économie et de l’Énergie. Le parti souhaite par ailleurs utiliser davantage les programmes de garantie de prêt de La Financière agricole afin de réduire les taux d’intérêt assumés par les producteurs.
Une réflexion serait aussi menée avec les partenaires municipaux et agricoles sur la taxation des terres. Le PQ propose notamment d’interdire la taxation municipale des outils de mise en marché collective, comme les contingents acéricoles.
La formation s’engage également à faire respecter le principe de résidualité de la forêt publique afin de préserver la stabilité des marchés pour les producteurs forestiers privés.
Réduire le fardeau administratif
Le cinquième volet du plan vise à diminuer les obligations administratives et réglementaires imposées aux entreprises agricoles.
Paul St-Pierre Plamondon affirme que la hausse des coûts du carburant, des intrants, de la main-d’œuvre et des intérêts exerce une pression croissante sur les revenus des producteurs.
« Les coûts pour exploiter une entreprise agricole ne cessent d’augmenter. Tout est rendu hors de prix. Il est nécessaire qu’on aide nos producteurs et qu’on simplifie leur vie », a-t-il déclaré.
Ces engagements s’ajoutent à la proposition péquiste de réduire de 20 % l’impôt des sociétés pour les PME québécoises.
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