DRUMMONDVILLE
Parmi les recommandations issues des travaux de la Table de concertation, à laquelle siège la FCCQ, on trouve la poursuite du projet pilote en soutien aux travailleurs saisonniers, accompagné de 8 M$ pour l’année 2019-2020, ce qui est positif aux yeux de la FCCQ et de la CCID.
« L’offre de formation continue déjà offerte au sein de nos institutions à Drummondville est un bon moyen d’augmenter les compétences des travailleurs, tout en prolongeant leur durée d’emploi. Ces périodes de formations permettent à plusieurs de combler la période sans travail et sans assurance-emploi. Pour les employeurs, cela signifie à la fois une meilleure productivité et une meilleure rétention de leurs travailleurs », a déclaré Madame Linda Desrochers, présidente de la CCID.
« Les emplois saisonniers sont d’importants moteurs de l’économie de plusieurs régions du Québec, dans des industries variées comme le tourisme et l’agriculture », commente Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ. « Un emploi saisonnier n’est pas un sous-emploi! », ajoute Mme Desrochers.
Pour la FCCQ et la CCID, il importe de diversifier la production des entreprises ayant recours à des travailleurs saisonniers et d’accompagner les employeurs afin d’organiser le partage de cette main-d’œuvre entre les entreprises. « Des initiatives porteuses avaient besoin de financement récurrent pour devenir permanentes et ainsi contribuer à faire face à la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs », précise la présidente de la CCID. « Pour y arriver, un Fonds soutenant la diversification des activités des entreprises saisonnières sera mis en place, une proposition de la Table régionale de concertation sur l’emploi saisonnier de la Côte-Nord », souligne Stéphane Forget.
Avec le vieillissement de la population et la pénurie de main-d’œuvre qui y est liée, la FCCQ et la CCID insistent pour que les personnes aptes à l’emploi puissent contribuer pleinement à la croissance économique, durant de plus longues périodes. « La solution doit passer par des mesures permanentes et non la simple prolongation des périodes de couvertures de l’assurance-emploi », insiste Mme Desrochers. « Le Québec a besoin de tous ses travailleurs pour contribuer au dynamisme de l’économie de toutes les régions québécoises », conclut Stéphane Forget.