Mylène Bergeron mise sur la médiation culturelle pour rapprocher les citoyens des arts à Drummondville

Mylène Bergeron mise sur la médiation culturelle pour rapprocher les citoyens des arts à Drummondville
Mylène Bergeron mise sur la médiation culturelle @ Crédit photo NathB photographe. Tous droits réservés

Drummondville

Pour plusieurs citoyens, participer à une activité artistique ne va pas nécessairement de soi. Le manque d’occasions, la méconnaissance des disciplines artistiques ou certaines barrières sociales peuvent limiter l’accès à la culture. À Drummondville, la médiation culturelle constitue une approche visant à rapprocher les citoyens des arts, à encourager leur participation et à favoriser les échanges au sein de la communauté.

Mylène Bergeron mise sur la médiation culturelle @ Crédit photo NathB photographe. Tous droits réservés.

Travailleuse sociale, médiatrice culturelle et metteure en scène, Mylène Bergeron s’intéresse particulièrement à la place des arts dans les milieux communautaires et auprès des personnes qui participent peu aux activités culturelles traditionnelles.

Sa démarche repose notamment sur la création d’ateliers théâtraux et d’activités artistiques adaptés aux besoins de différents groupes. Ces expériences permettent aux participants d’explorer leur créativité, de s’exprimer et de développer des liens avec les autres.

Les arts comme outil d’expression et de rapprochement social

La médiation culturelle ne se limite pas à faire découvrir une œuvre ou une discipline artistique. Elle vise également à permettre aux citoyens de participer activement à une expérience culturelle, sans nécessairement posséder de formation ou de connaissances préalables.

Dans les milieux communautaires, cette approche peut contribuer à briser l’isolement, à encourager la participation sociale et à créer des occasions de rencontre entre des personnes de différents horizons.

« Je crois sincèrement aux arts pour relier, transformer et faire émerger le vivant! C’est un profond privilège pour moi de créer des occasions où chacun dans le groupe peut cultiver sa dignité, sa présence, sa créativité et la découverte de ses passions », explique Mylène Bergeron.

Forte de plus de 15 années d’expérience en intervention sociale, elle possède également une formation universitaire de deuxième cycle en interprétation et médiation culturelle de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elle est aussi membre de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec.

Une pratique qui évolue grâce à la formation et au mentorat

Au cours des derniers mois, Mylène Bergeron a poursuivi le développement de ses connaissances en participant à des activités de formation, d’exploration et de mentorat auprès d’artistes et de spécialistes de la médiation culturelle de différentes régions du Québec.

Cette démarche lui a notamment permis d’approfondir certaines méthodes d’intervention et de réfléchir aux moyens d’adapter les activités artistiques aux réalités sociales et communautaires de Drummondville.

« Le projet m’a permis de me former encore davantage et d’être mentorée par des artistes et des médiateurs d’ici et d’ailleurs au Québec, parmi lesquels figurent des sommités de la médiation culturelle », précise-t-elle.

Rendre la culture accessible au-delà des lieux artistiques traditionnels

L’un des enjeux de la médiation culturelle demeure la capacité de rejoindre des personnes qui ne fréquentent pas spontanément les salles de spectacle, les musées ou les autres lieux de diffusion artistique.

Les ateliers organisés directement dans les milieux de vie et les organismes communautaires peuvent ainsi représenter une première occasion de découvrir le théâtre ou d’autres formes d’expression.

Selon Frédéric Roy, conseiller en entrepreneuriat artistique à Culture Centre-du-Québec, cette première expérience peut jouer un rôle déterminant dans la participation culturelle.

« La médiation culturelle, c’est le point de départ pour beaucoup de gens. S’ils n’ont pas l’invitation, plusieurs n’oseront pas s’essayer à une pratique artistique, même pour le plaisir. Nous avons besoin de plus de points de contact avec la culture », explique-t-il.

Au-delà de la découverte artistique, la médiation culturelle soulève également des questions liées à l’accessibilité, à l’inclusion et à la place accordée à la créativité dans la vie quotidienne.

Mylène Bergeron mise sur la médiation culturelle @ Crédit photo NathB photographe. Tous droits réservés.

Rédaction Vingt 55
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