Affaires / Économie
Pendant une période d’un an, les commerces non alimentaires situés à Gatineau, Laval et Saint-Georges seront autorisés à accueillir leur clientèle jusqu’à 20 h les samedis et dimanches. L’objectif : évaluer les impacts de cette mesure sur les travailleurs, les consommateurs, ainsi que sur l’activité économique locale.
« Avec l’accroissement du commerce en ligne, les habitudes de consommation de la population québécoise ont changé. Pour demeurer compétitifs, nos établissements commerciaux doivent pouvoir adapter leurs heures d’ouverture et leurs jours d’accès », a souligné le ministre Skeete. Selon lui, ces projets pilotes permettront de valider une approche potentielle pour offrir aux commerçants québécois un environnement propice à leur réussite.
Trois villes sélectionnées pour leur profil stratégique
La ville de Gatineau a été sélectionnée pour l’un des projets pilotes en raison de son emplacement géographique à la frontière de l’Ontario, ce qui permettra d’observer les effets en contexte interprovincial. La ville de Laval, pour sa part, a été choisie compte tenu de son caractère urbain et de sa position de pôle suprarégional du commerce de détail. Enfin, la ville de Saint-Georges a été retenue en raison de son économie locale représentative des régions éloignées des grands centres urbains.
Les commerces visés sont ceux dits non alimentaires, c’est-à-dire les magasins, boutiques, points de vente, marchés et autres établissements de vente au détail. Les commerces d’alimentation, les pharmacies, ainsi que certains établissements bénéficiant d’exemptions légales ne sont pas concernés par ces projets pilotes.
Le projet de loi no 85, adopté le 9 avril dernier, autorise la ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie à implanter des projets pilotes portant sur les heures d’ouverture et les jours d’admission des établissements commerciaux. Cette loi modifie plusieurs dispositions législatives afin d’alléger le fardeau réglementaire et administratif pour les entreprises.
Le projet de loi prévoit 36 mesures, administrées par 14 ministères et organismes, qui touchent à plusieurs secteurs d’activité, notamment l’alimentation, les boissons alcooliques, le commerce au détail de matériel vidéo et les établissements commerciaux.
Vers une application à l’échelle du Québec ?
Un rapport d’évaluation sera produit au terme de l’année d’expérimentation. Le gouvernement analysera alors les résultats afin de déterminer s’il y a lieu de rendre ces mesures permanentes et applicables à l’ensemble du territoire québécois.





