Drummondville / Centre-du-Québec
Comme le constate quotidiennement le Vingt55 sur le terrain, les interventions policières, une réalité qui trouve également écho à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Comme le constate quotidiennement le Vingt55 sur le terrain, les interventions policières, comme celles des autres services de première ligne, sont nombreuses et peuvent exposer les intervenants à des situations difficiles, parfois dramatiques. Accidents graves, décès, détresse psychologique, violence ou situations de crise font partie des réalités auxquelles peuvent être confrontés les policiers.
De 75 à 90 % des policiers exposés à un événement potentiellement traumatisant
Selon les travaux de recherche cités par l’ADPQ, de 75 à 90 % des policiers et enquêteurs québécois rapportent avoir été exposés à au moins un événement potentiellement traumatisant au cours de leur carrière.
De ce nombre, de 12 à 18 % des policiers de la province seraient susceptibles de développer un trouble de stress post-traumatique.
« Puisqu’ils sont fréquemment placés devant des situations dangereuses ou des drames, les corps de police doivent avoir les ressources nécessaires pour leur fournir un soutien psychologique spécialisé », souligne Thierry Vallières, président de l’ADPQ et directeur du Service de police de la Ville de Saint-Eustache.
Une réalité qui peut également être observée à Drummondville, où les policiers de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond sont appelés à intervenir dans des contextes très diversifiés. Derrière les gyrophares et les interventions se trouvent aussi des policiers qui doivent composer avec les événements dont ils sont témoins.
« Ce n’est pas une option, c’est une nécessité »
« Prendre soin de la santé psychologique de nos policiers et de nos policières n’est pas une option, c’est une nécessité. Pour préserver leur bien-être, leur engagement et leur capacité à servir la population avec qualité, nous devons leur offrir des ressources et des mesures de soutien qui tiennent compte des défis uniques de leur profession », mentionnent Annie Gendron et Andrée-Ann Deschênes, cotitulaires de la Chaire UQTR-ENPQ.
Elles insistent également sur l’importance de poursuivre les travaux de recherche afin de développer des solutions concrètes adaptées aux besoins des policiers.
L’ADPQ travaille avec différents partenaires gouvernementaux et académiques afin de renforcer le filet de soutien psychologique offert aux policiers. L’Association collabore notamment avec la Chaire UQTR-ENPQ sur la prévention de la santé psychologique au travail en sécurité publique et le programme Public Safety PersonnelNet (PSPNet).
Les policiers peuvent également compter sur des organismes comme La Vigile et le Centre interdisciplinaire de soins pour les métiers d’urgence et leurs familles (CISMUF). Ces ressources viennent en aide aux professionnels qui portent ou ont porté l’uniforme, notamment les agents de la paix, les agents correctionnels, les militaires, les anciens combattants, les paramédics, les pompiers et les répartiteurs 911.
À Drummondville comme ailleurs au Québec, la campagne met ainsi en lumière une facette moins visible du travail policier, l’intervention peut prendre fin sur le terrain, alors que ses répercussions psychologiques peuvent, elles, se prolonger.

Comme le constate quotidiennement le Vingt55 sur le terrain, les interventions policières, une réalité qui trouve également écho à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

















