DRUMMONDVILLE
À Drummondville, selon les informations obtenues par le Vingt55, ce sont près de 90 personnes, soit une trentaine de plus que l’an dernier à pareille date, qui se retrouvent sans logement. C’est donc tout près de 40 familles qui se trouvent actuellement en situation d’itinérance temporaire, hébergées chez des proches ou dans des endroits temporaires, une situation de plus en plus préoccupante.
Selon les données compilées par le Vingt55, les loyers ont bondi de 14,1 % en 2024, et les projections pour 2025 annoncent une pression continue sur les locataires. Le loyer moyen d’un 4 ½, deux chambres, à Drummondville atteint désormais environ 1 400 $ par mois, avec des variations allant de 1 200 à 1 600 $, selon l’état et l’emplacement du logement.
Les principales plateformes de recherche de logements confirment cette tendance :
- Apartments.com estime à 1 262 $/mois le coût moyen d’un logement d’une chambre à Drummondville, et à 1 649 $/mois pour un deux chambres ;
- Appartogo évalue le prix moyen à 1 218 $ pour une chambre, et 1 512 $ pour un logement de trois chambres ;
- LePrixDuLoyer.com indique qu’un grand logement (7 ½ et plus) coûte en moyenne 1 853 $/mois, avec un loyer médian de 1 800 $ ;
- Certaines petites annonces locales proposent encore quelques 4 ½ à 975 $ ou 1 200 $, mais ils sont rares.
À titre comparatif, le loyer moyen à Victoriaville s’établit à 745 $/mois, soit bien en deçà des prix observés à Drummondville, mais aussi de villes comme Québec (1 002 $) et Montréal (1 074 $), selon la SCHL.
Cette hausse soutenue des loyers, combinée à un taux d’inoccupation extrêmement faible, autour de 0,5 %, réduit considérablement les possibilités de relogement, en particulier pour les ménages à faibles revenus ou ceux qui ne parviennent pas à se qualifier pour un bail.
Conséquence, plusieurs familles drummondvilloises se retrouvent dans une impasse, certaines dormant dans leur véhicule ou hébergées temporairement chez des proches. Les demandes d’aide auprès de l’Office d’habitation Drummond, du Centre de justice de proximité (CJP) du Centre-du-Québec, ou encore du Service d’aide à la recherche de logement (SARL) se multiplient.
Malgré les efforts déployés par ces organismes communautaires, la disponibilité de logements abordables demeure insuffisante. L’augmentation du nombre de personnes en situation de précarité résidentielle, y compris celles vivant déjà dans des conditions d’itinérance partielle ou chronique, soulève des inquiétudes croissantes dans la communauté.
À l’aube d’un été qui s’annonce difficile pour de nombreuses familles, les intervenants espèrent des mesures concrètes pour freiner l’explosion des loyers et accroître l’offre de logements accessibles à Drummondville et dans l’ensemble du Centre-du-Québec.








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