DRUMMONDVILLE
En effet, comme l’a constaté sur place le Vingt55, plusieurs centaines de militantes et militants de la CSN se sont rassemblés devant le bureau du député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, pour manifester contre la privatisation croissante du réseau de la santé. Cette manifestation a forcé la fermeture de quelques rues du centre-ville à l’heure du midi, alors que le centre-ville était envahi par les manifestants venus livrer un message et des discours devant les bureaux du député de Drummond–Bois-Francs.

« La session parlementaire tire à sa fin, mais le mouvement CSN ne prend pas de vacances. Nous serons sur le terrain tout l’été pour sensibiliser les Québécois et Québécoises aux effets négatifs de la privatisation de notre réseau de la santé et des services sociaux », explique Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec, en entrevue au Vingt55. « Depuis plus de 10 ans, on observe une augmentation de 31 % du personnel du réseau privé, tandis que le réseau public a subi une diminution de 21 % pendant la même période », rappelle Pascal Bastarache. « Il y a urgence d’agir afin d’offrir et de maintenir les emplois », précise le président du CSN du Centre-du-Québec. « Le privé n’est pas la solution. Nous voulons un système de santé vraiment public, et cela passe par des décisions à prendre dès maintenant », ajoute Pascal Bastarache, qui rappelle que les élus devront se faire à l’idée de voir les membres et employés de la CSN marteler le message et leurs demandes durant l’été.
Réunies en instance à Drummondville, la Fédération du commerce (FC–CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) étaient sur place. Une importante délégation de militantes et militants du secteur de l’hôtellerie, actuellement en négociation coordonnée, était notamment présente.
« Depuis l’adoption sous bâillon de la réforme Dubé, la CSN a décidé d’augmenter d’un cran la mobilisation contre la privatisation, partout sur le territoire du Québec. On n’a jamais vu un gouvernement aussi enclin à faire appel au privé et ça ne doit pas passer inaperçu », ajoute Caroline Senneville, présidente de la CSN, qui défend le bien-fondé d’un réseau de la santé vraiment public.
« Il est essentiel de maintenir des services de qualité au Québec, ce qui passe par des services publics et la valorisation de nos types d’emploi », explique Jonathan Thétraul, rencontré sur place par le Vingt55 quelques minutes après le rassemblement qui a forcé la fermeture des rues du centre-ville.
« Aucune profession n’est plus importante qu’une autre. Je représente le personnel administratif, souvent la première porte d’entrée pour les patients dans le réseau de la santé. Il est crucial de ne pas ignorer le travail de ce personnel, car il devient difficile d’embaucher dans les conditions de travail actuelles. Lorsqu’on se compare avec le secteur privé, il est évident que nous ne sommes pas compétitifs actuellement. Prenons l’exemple du personnel informatique, où le taux de roulement est élevé. Il est impératif d’améliorer ce secteur de travail, sinon nous risquons de nous diriger vers la privatisation, ce qui coûterait encore plus cher à la population québécoise », affirme M. Thétraul en entrevue au Vingt55.
Une manifestation avait lieu en parallèle à Saguenay, où plusieurs autres centaines de militantes et militants de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) étaient réunis




































