DRUMMONDVILLE
Sans commenter spécifiquement les déclarations formulées en ondes ni en faire une interprétation officielle, l’Office juge essentiel de réitérer fermement sa position. Il condamne tout propos qui laisserait croire que l’aide médicale à mourir pourrait être envisagée pour quiconque sans un consentement libre et éclairé, qu’il s’agisse d’une personne handicapée ou non.
L’OPHQ rappelle avoir déjà formulé une mise en garde claire lors de la Commission spéciale sur l’évolution de la Loi concernant les soins de fin de vie, tenue en 2021. Il y avait alors souligné l’importance de veiller à ce que le recours à l’aide médicale à mourir ne devienne jamais une conséquence d’un manque de services, d’accompagnement ou d’opportunités de participation sociale.
« Il est fondamental que les personnes handicapées puissent vivre dans des conditions correspondant à leurs aspirations, et cela passe nécessairement par un accès accru aux services essentiels », affirme l’Office. À cet effet, l’organisme rappelle que l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées et l’élimination des obstacles à leur pleine participation sociale doivent demeurer des priorités collectives.
L’Office insiste par ailleurs sur l’importance d’intensifier les efforts pour contrer les barrières systémiques auxquelles les personnes handicapées font toujours face. En vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, il réitère que « tous les humains sont égaux » et que vivre dans la dignité suppose que chacun puisse bénéficier de services et de soutiens adaptés à ses besoins.
Sur une question aussi délicate et profondément humaine que l’aide médicale à mourir, l’OPHQ appelle à un débat empreint de rigueur, de respect et d’écoute, fidèle à la tradition québécoise du dialogue social. Toute réflexion ou réforme à cet égard doit impérativement s’ancrer dans le respect des droits fondamentaux de toutes les personnes concernées.






