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Crise du logement : cinq solutions concrètes pour freiner l’inflation en habitation, selon l’organisme Vivre en Ville

Crise du logement : cinq solutions concrètes pour freiner l’inflation en habitation, selon l’organisme Vivre en Ville
Crise du logement, cinq solutions concrètes pour freiner l’inflation en habitation, selon l’organisme Vivre en Ville@ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alors que des milliers de ménages peinent à se loger à travers le Québec, l’organisme Vivre en Ville propose une série de mesures pouvant être mises en œuvre rapidement par le gouvernement, sans coûts supplémentaires, afin de lutter contre l’inflation en habitation.

Alors que Drummondville traverse l’une des plus importantes crises du logement et de l’habitation de son histoire, et que la situation devient difficilement contrôlable pour les organismes et les élus locaux et municipaux, l’organisme Vivre en Ville propose cinq solutions concrètes. Ces mesures pourraient être mises en œuvre à Drummondville, dans le Centre-du-Québec et ailleurs dans la province afin de contribuer à enrayer la crise actuelle.

À Drummondville, selon les informations obtenues par le Vingt55, ce sont près de 90 personnes, soit une trentaine de plus que l’an dernier à pareille date, qui se retrouvent sans logement. C’est donc tout près de 40 familles qui se trouvent actuellement en situation d’itinérance temporaire, hébergées chez des proches ou dans des endroits temporaires, une situation de plus en plus préoccupante.

Ces recommandations s’inscrivent dans un contexte où la crise du logement continue de s’aggraver et où les finances publiques sont sous pression.

Selon l’organisme, un leadership gouvernemental clair est nécessaire pour répondre efficacement à cette crise. Cinq propositions concrètes sont mises de l’avant :

  1. Révision du code du bâtiment : Permettre l’utilisation de produits certifiés ISO dans les projets de construction au Québec, comme c’est le cas dans plusieurs pays européens, afin de faire baisser les coûts.
  2. Réduction des dépenses énergétiques : Miser sur des programmes d’amélioration écoénergétique des bâtiments, financés par des outils fiscaux comme le mécanisme PACE, afin d’augmenter l’efficacité du parc résidentiel et de libérer des ressources énergétiques.
  3. Encadrement des loyers : Inscrire toutes les unités locatives dans un registre des loyers déjà existant, pour favoriser une application rigoureuse des lois encadrant les hausses de loyer.
  4. Incitatifs à la vente de terrains : Offrir une exonération d’impôt sur les gains en capital aux particuliers ou entreprises qui vendent des terrains ou immeubles à des municipalités ou à des organismes à but non lucratif, afin de faciliter la mise en place de logements sociaux ou communautaires.
  5. Hausse des seuils de densité : Augmenter la densité permise pour le développement résidentiel, à l’image des approches adoptées en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Zélande et ailleurs.

Selon Adam Mongrain, directeur – habitation chez Vivre en Ville, ces mesures « auront à la fois un effet structurant en faisant croître l’offre à moyen terme, en plus de protéger dès maintenant la population de l’inflation qui fait des ravages auprès des ménages québécois. »

Vivre en Ville invite les élus de l’Assemblée nationale à s’emparer de ces propositions. Pour plus de détails, l’organisme suggère de consulter la deuxième édition de sa publication Portes ouvertes, qui présente en profondeur ces pistes de solution face à la crise de l’habitation.

Éric Beaupré
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