DRUMMONDVILLE
Des ententes conclues, mais des besoins criants demeurent
À ce jour, quatre ententes de principe ont été conclues, atteignant — et parfois surpassant — les objectifs fixés dans le cadre de la négociation coordonnée menée par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Toutefois, la majorité des RPA demeurent sans entente et les négociations progressent lentement.
« Nos employeurs nous répètent qu’ils nous apprécient, mais quand vient le moment de le démontrer à la table de négociation, ils nous offrent des miettes », dénonce Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA. « C’est pourquoi nous recommandons aujourd’hui à nos délégué·es d’aller chercher des mandats de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Nous sommes convaincus qu’en nous mobilisant et en exerçant la pression nécessaire, nous obtiendrons des conventions collectives qui reconnaissent enfin notre juste valeur. »
Une négociation coordonnée qui porte ses fruits
La FSSS–CSN souligne que l’approche de négociation coordonnée entre les syndicats de RPA représente un puissant levier de solidarité. Elle a permis des gains concrets, notamment des hausses salariales pouvant atteindre 22 % sur la durée des nouvelles conventions collectives.
« Ces résultats démontrent que l’unité de nos forces et de nos revendications est la clé pour obtenir des gains significatifs pour nos membres », affirme Lucie Longchamps, vice-présidente responsable des secteurs parapublics et privés de la FSSS–CSN.
Un appui régional affirmé
Du côté du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN), la détermination des membres est saluée. « Adopter des moyens de pression exige du courage, car cela signifie parfois affronter son employeur et même se priver de revenus en cas de grève pour réaliser des gains durables », souligne Karine Bolduc, 2e vice-présidente du CCCQ–CSN.
« Nous appuyons pleinement les salarié·es des RPA dans leurs démarches et nous continuerons de le faire aussi longtemps qu’il le faudra. »






