DRUMMONDVILLE

Dans un contexte où l’achalandage demeure fragile et où la concurrence du commerce en ligne exerce une pression constante, l’achat local est perçu comme un levier essentiel pour raviver l’activité économique, soutenir les entreprises de proximité et redonner vie au cœur des villes. C’est dans cette foulée que la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) lance, à dix jours de Noël, un appel clair aux consommateurs : privilégier les commerces locaux pour leurs derniers achats des Fêtes.
À dix jours de Noël, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) lance un appel pressant aux consommateurs : privilégier les commerces locaux pour les achats de dernière minute. Selon l’organisation, ce geste contribue directement à la vitalité économique des régions et à la protection des petites et moyennes entreprises face à la concurrence grandissante des plateformes en ligne.
D’après les résultats préliminaires d’un sondage mené en décembre, 88 % des propriétaires de PME québécoises estiment que l’achat local est essentiel pour compenser la concurrence des géants du Web, tout en permettant de créer et de maintenir des emplois en région. Les données de la FCEI révèlent également que près de trois PME sur cinq tirent plus de la moitié de leurs revenus de l’achat local, tandis que seulement 9 % affirment n’en retirer aucun avantage.
« Les plateformes en ligne mondiales prennent de plus en plus de place, ce qui fragilise nos commerces locaux et affaiblit notre économie. Chaque dollar dépensé chez un petit détaillant, c’est 0,66 $ qui reste dans notre économie, contre seulement 0,08 $ lorsqu’il est dépensé chez un géant du Web », souligne François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI. Il invite les consommateurs à privilégier l’achat local pour les cadeaux des Fêtes afin de soutenir les commerces de proximité et l’animation des centres-villes.
Une tendance en progression
La FCEI observe une progression marquée de l’achat local par rapport à l’an dernier. En 2025, 82 % des propriétaires de PME jugent que les ventes issues de l’achat local sont essentielles à la rentabilité de leur entreprise, comparativement à 73 % en 2024. De plus, 64 % estiment que la hausse de l’achat local a contribué à maintenir la viabilité de leur entreprise, une proportion en hausse par rapport à 56 % l’an dernier.
La confiance des entrepreneurs envers les consommateurs est également en augmentation : 54 % des propriétaires de PME croient que l’achat local sera priorisé durant la période des Fêtes, contre 29 % en 2024. Par ailleurs, 53 % disent avoir constaté une augmentation des achats locaux au cours de la dernière année.
« La vague d’achat local semble enfin se concrétiser. C’est une excellente nouvelle, mais il faut poursuivre l’effort. Pour les emplettes des Fêtes, soutenons les commerces d’ici et faisons-en une résolution pour 2026. Magasiner local, c’est investir dans notre économie et dans notre avenir », conclut François Vincent.
La parole aux entrepreneurs
Sur le terrain, plusieurs dirigeants de PME confirment l’importance de l’achat local. « Chaque achat fait une réelle différence. En encourageant les entreprises québécoises, on soutient des entrepreneurs passionnés, des familles de la collectivité et des emplois locaux. Pour nous, chaque geste compte », témoigne un propriétaire d’une entreprise de services personnels comptant moins de cinq employés.
D’autres soulignent les impacts concrets de la consommation en ligne sur les économies locales. « Chaque achat en ligne représente une perte pour la localité. Voir autant de camions de livraison circuler, c’est constater à quel point les petites entreprises du détail sont fragilisées », indique un commerçant du secteur du détail.
Pour plusieurs entrepreneurs, l’achat local demeure un moteur économique essentiel. « L’argent circule : une transaction permet à toute une chaîne de personnes de vivre et de faire vivre la communauté. C’est un cycle qui profite à tout le monde », résume un détaillant.
À l’approche des Fêtes, la FCEI et les PME rappellent ainsi que chaque choix de consommation peut avoir un impact direct sur l’emploi, l’économie régionale et la vitalité des communautés québécoises.








