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Possession et trafic de stupéfiants : enquête de la SQ le DPCP dépose des accusations contre plusieurs coaccusés à Drummondville

Possession et trafic de stupéfiants : enquête de la SQ le DPCP dépose des accusations contre plusieurs coaccusés à Drummondville
Le procureur de la Couronne au dossier Me Keven Mailhot@ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Des mois d’enquête, des perquisitions multiples et des saisies importantes ont mené à une série de comparutions devant la Cour du Québec, alors que plusieurs coaccusés font maintenant face à des accusations criminelles à Drummondville.

Le procureur de la Couronne au dossier Me Keven Mailhot @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Les accusations déposées récemment devant la Cour du Québec, au palais de justice de Drummondville, s’inscrivent dans la continuité d’une vaste enquête policière menée par la Sûreté du Québec (SQ), comme l’a rappelé le Vingt55 lors des opérations policières ayant mené à une série de perquisitions effectuées notamment en octobre dernier dans plusieurs secteurs de Drummondville.

Une enquête amorcée après des perquisitions ciblées

L’enquête, menée par les policiers de la MRC de Drummond avec l’appui d’enquêteurs spécialisés en crime organisé, a culminé par une importante opération policière menée tôt en matinée. Des perquisitions ont alors été réalisées dans des résidences situées sur le boulevard Allard, la rue Hamelin, la rue du Grenache et la rue Marchand, ainsi que dans deux domiciles de la rue Éveline.

Selon les informations confirmées au Vingt55 par le sergent Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec, les policiers ont saisi de la méthamphétamine, de la cocaïne, du cannabis, une arme prohibée retrouvée dans un véhicule, de même qu’une importante somme d’argent canadien.

 Comparutions et mises en accusation pour une série de coaccusés

Les dossiers ont par la suite été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Le procureur de la Couronne, Me Kevin Maillot, a autorisé le dépôt des accusations.

Au terme de l’enquête, et selon les informations confirmées au Vingt55 lors de la comparution tenue au palais de justice de Drummondville, plusieurs accusés ont comparu devant la Cour du Québec par visioconférence, notamment à partir du poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond.

Les accusations concernent principalement la possession de stupéfiants, la possession en vue de trafic et le trafic de substances. À cette étape des procédures, tous les accusés ont plaidé non coupables et ont renoncé à la lecture des chefs d’accusation. Les causes ont été ajournées afin de permettre le choix de procédure.

Conditions de remise en liberté et dépôts exigés

Au terme des comparutions, les accusés ont obtenu une remise en liberté assortie de conditions similaires, lesquelles demeureront en vigueur jusqu’à nouvel ordre du tribunal.

Dans le dossier d’Alison Blais, comme dans ceux des autres coaccusés, la cour a imposé une interdiction stricte de communication, directe ou indirecte, ainsi qu’une interdiction d’être en présence physique des personnes suivantes : Ève Pronovost, William Leblanc, Maude Leblanc, Jessica Desmarais, Jimmy Dion, Marc-André Lusignan, Patrick Brisson et Hugo Cantin.

Alison Blais a obtenu sa remise en liberté sous caution moyennant un dépôt de 2 000 $, en plus de devoir respecter l’ensemble des conditions de remise en liberté imposées par la cour. Le dépôt a été exigé par le procureur de la Couronne et entériné par l’honorable juge.

Mme Maude Lemaire a, pour sa part, été remise en liberté moyennant un dépôt de 600 $ et devra également respecter les mêmes conditions que l’ensemble des coaccusés.

William Leblanc a aussi comparu et a été remis en liberté aux mêmes conditions générales, incluant les interdictions de communication et de présence visant les mêmes personnes.

Conditions additionnelles dans un dossier distinct

Dans un dossier distinct, la cour a imposé des conditions additionnelles, dont un couvre-feu entre 21 h et 6 h, à l’exception du travail légitime et rémunéré ou d’une urgence médicale.

L’accusé concerné ne devra ni communiquer ni tenter de communiquer avec une personne identifiée par le tribunal, ni se trouver en sa présence, ni la suivre, l’importuner ou se rendre à un lieu où elle pourrait se trouver. Toute possession d’armes lui est également interdite.

L’ensemble des dossiers ont été ajournés, principalement au 11 février 2026, tandis que certaines causes ont été reportées au 6 mars, selon les disponibilités des avocats et du tribunal.

À cette étape des procédures, tous les accusés ont enregistré un plaidoyer de non-culpabilité. Les juges ont rappelé que le respect intégral des conditions de remise en liberté est essentiel, celles-ci demeurant en vigueur jusqu’à nouvel ordre de la cour.

Le procureur de la Couronne au dossier, Me Kevin Mailhot, a déposé les accusations au palais de justice de Drummondville contre une série de coaccusés @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés

Éric Beaupré
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