DRUMMONDVILLE
Des travailleurs et communautaire « à boutte » se font entendre et haussent le ton à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
C’est sur la rue Saint-Amant et aux abords du Centrexpo Promutuel que les manifestants se sont rassemblés. Comme le Vingt55 a pu le constater sur place, ils souhaitent être entendus et attendent beaucoup de la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, élue au terme de cette journée politique. À l’extérieur, slogans, fumigènes, klaxons et trompettes ont rythmé la manifestation, dans une ambiance à la fois revendicatrice et organisée. Comme l’a constaté le Vingt55 tout au long de la journée, ces moyens de pression ont été nombreux afin d’attirer l’attention des élus présents au Centrexpo Promutuel.
Le mouvement « Le communautaire à boutte » se fait entendre aux quatre coins du Québec depuis la fin mars, multipliant les actions et les mobilisations pour faire valoir ses revendications.
Les manifestants ont voulu rappeler les enjeux qui les préoccupent, hausse des loyers, pression sur les systèmes sociaux, précarité grandissante, augmentation du coût de la vie et stagnation des salaires. Autant de réalités qu’ils estiment urgentes à adresser. Le mouvement « Le communautaire à boutte » n’a d’ailleurs pas manqué de faire entendre sa voix, alors que des représentants d’organismes de la région et d’ailleurs sont venus en grand nombre porter leur message. Parmi leurs demandes, la mise en place d’une véritable table de concertation avec le gouvernement afin de discuter concrètement du financement des services communautaires.
Les organismes communautaires n’étaient pas seuls. Des ambulanciers paramédics de la région, des agents de la paix des services correctionnels toujours sans convention collective depuis trois ans, ainsi que des militants réclamant le retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) ont également pris part au rassemblement.
Les paramédics présents ont rappelé les difficultés de leur profession, affirmant que plusieurs emplois comparables offrent désormais de meilleures conditions salariales. Ils dénoncent l’absence de contrat de travail depuis plusieurs années, l’accumulation des heures supplémentaires obligatoires et une pression constante sur le terrain. Selon eux, plus de la moitié des paramédics envisageraient de quitter la profession d’ici cinq ans si les conditions ne s’améliorent pas. Ils soulignent également ne pas avoir bénéficié d’augmentation salariale depuis 2022, une situation jugée intenable.
La manifestation s’est déroulée de manière globalement pacifique, sous la surveillance d’un important dispositif policier. Les forces de l’ordre étaient présentes en nombre afin d’assurer la sécurité, alors que l’utilisation de fumigènes colorés visait à attirer l’attention des élus réunis à l’intérieur du Centrexpo. Un périmètre de sécurité avait été établi.
Tout au long de l’événement, plusieurs organismes de Drummondville, dont le Comptoir alimentaire, la Tablée populaire, le CALACS et la Passerelle, ont également marqué leur présence en appui aux revendications. Lutte contre la pauvreté, amélioration des conditions salariales et financement accru des services : les demandes ont été répétées à plusieurs reprises, dans l’espoir d’être entendues par les décideurs politiques.
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) salue l’élection de Mme Christine Fréchette à la tête de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et, de facto, à titre de première ministre du Québec.
« Félicitations à Mme Fréchette pour son élection. Les défis qui nous attendent sont nombreux et il est plus que temps de se sortir de la gouvernance à courte vue, menée par des projets législatifs essentiellement idéologiques. Les derniers mois ont été difficiles pour le climat social. Nous en appelons aujourd’hui à un changement de ton et au retour du travail dans le dialogue, dans l’intérêt commun. Le Québec mérite mieux.
Cette élection à la tête de la Coalition Avenir Québec vient aussi avec la responsabilité de gouverner pour l’ensemble de Québécoises et des Québécois. Des promesses pour les quelque 20 000 membres de la CAQ, ce n’est pas ça, être première ministre. Il nous apparaît important d’insister sur ce point dans ce contexte on ne peut plus inédit.
D’ailleurs, on ne peut que constater que l’éducation semble avoir été éclipsée du discours politique tout au long de cette course à la chefferie, et ce, bien qu’elle fasse les manchettes sur une base quasi quotidienne. Alors aujourd’hui, on rappelle à la nouvelle première ministre que l’éducation doit faire partie du narratif et du programme du gouvernement et qu’à cet effet, la CSQ répond toujours présente. Mais encore faut-il pouvoir en discuter, parce que la prochaine campagne électorale est à nos portes », de déclarer le président de la CSQ, Éric Gingras.
Des travailleurs et communautaire « à boutte » se font entendre et haussent le ton à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.




























