[jpshare]

Pénurie de main-d’œuvre : l’ACQ dénonce la surenchère salariale sur les chantiers

Pénurie de main-d’œuvre : l’ACQ dénonce la surenchère salariale sur les chantiers
L’ACQ dénonce la surenchère salariale sur les chantiers @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

L’Association de la construction du Québec se dit préoccupée par la multiplication de pratiques de surenchère salariale observées sur certains chantiers, tant au Centre-du-Québec que dans l’ensemble de la province, où des rémunérations additionnelles seraient exigées en marge des conditions prévues aux conventions collectives.

Selon l’organisation, la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie de la construction atteint un niveau critique, créant un déséquilibre qui favorise l’émergence de telles situations et accentue la pression sur les coûts des projets.

L’ACQ rappelle que les conditions de travail dans le secteur reposent sur des conventions collectives négociées entre les parties patronales et syndicales. Ces ententes visent à maintenir un équilibre entre une rémunération jugée équitable pour les travailleurs et une capacité de payer réaliste pour les employeurs ainsi que pour les donneurs d’ouvrage.

L’association insiste sur le fait que le respect de ces conventions demeure essentiel au bon fonctionnement de l’industrie.

« Le respect des conventions collectives n’est pas optionnel. Permettre ou tolérer des pratiques parallèles de rémunération crée un précédent dangereux pour l’ensemble de l’industrie », souligne l’ACQ, qui appelle l’ensemble des intervenants à respecter les dispositions en vigueur.

Espace vidéo partenaire exclusif Vingt55 : votre fenêtre sur nos et vos partenaires locaux.

L’Association de la construction du Québec (Association de la construction du Québec) se dit préoccupée par la multiplication de pratiques de surenchère salariale observées sur certains chantiers, où des rémunérations additionnelles seraient exigées en marge des conditions prévues aux conventions collectives.

L’organisme estime que la non-conformité, qu’elle soit à la hausse ou à la baisse, doit être combattue avec la même rigueur.

Au-delà du respect des règles, l’ACQ soulève également un enjeu d’équité entre les entreprises. Les entrepreneurs qui appliquent les conventions collectives se retrouveraient désavantagés face à ceux qui acceptent des conditions supplémentaires pour attirer ou retenir de la main-d’œuvre.

L’association soutient aussi que cette pression salariale a des répercussions directes sur les coûts de construction, affectant la capacité de payer des donneurs d’ouvrage, tant publics que privés.

Dans un contexte déjà marqué par une hausse importante des coûts, l’ACQ prévient que ces dérives pourraient compromettre la réalisation de projets jugés essentiels, notamment dans les secteurs de l’habitation et des infrastructures.

Pour l’organisation, la réponse durable à cette pénurie passe plutôt par l’attraction de nouveaux travailleurs, la formation de la relève et l’amélioration de la productivité.

L’ACQ appelle ainsi à une mobilisation collective afin de mettre en place un plan d’action d’envergure pour la formation de la main-d’œuvre en construction.

Elle réitère enfin sa volonté de collaborer avec les partenaires de l’industrie, notamment la Commission de la construction du Québec, afin d’assurer le respect du cadre établi et la stabilité du secteur.

Éric Beaupré
PHOTOREPORTER
PROFILE

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

Les derniers articles

Faits divers

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

facebookyoutube-icon