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Patinoire du parc Jardin-des-Galeries : bruit sécurité et qualité de vie les citoyens rappellent au maire que la décision du 15 juin marquera l’avenir du quartier

Patinoire du parc Jardin-des-Galeries : bruit sécurité et qualité de vie les citoyens rappellent au maire que la décision du 15 juin marquera l’avenir du quartier
bruit, sécurité et qualité de vie, les citoyens rappellent au maire que la décision du 15 juin marquera l'avenir du quartier @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

À moins de deux semaines de la décision finale attendue dans le dossier controversé de la patinoire de Dek Hockey du parc Jardin-des-Galeries, plusieurs résidents du secteur ont de nouveau interpellé le conseil municipal lundi soir afin de rappeler aux élus que le choix qui sera effectué aura des conséquences directes sur la qualité de vie de tout un voisinage.

Bruit, sécurité et qualité de vie, les citoyens rappellent au maire que la décision du 15 juin marquera l’avenir du quartier @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Au cours de la séance du conseil municipal de lundi soir, le dossier de la patinoire du parc Jardin-des-Galeries a de nouveau occupé une place importante dans les échanges entre les citoyens et les élus. Les questions ont principalement porté sur les nuisances sonores, la sécurité du site, la consultation publique tenue récemment ainsi que sur la cohabitation entre les activités sportives et le caractère résidentiel du secteur.

Le résident Denis Gaudreau a notamment exprimé sa déception concernant la consultation publique tenue en mode virtuel. Selon lui, plusieurs problèmes techniques ont nui à la participation citoyenne et privé certains résidents de la possibilité de prendre pleinement part aux échanges.

Il a évoqué des difficultés de connexion, le retard accusé par la rencontre ainsi que l’interruption de la séance en raison de problèmes techniques. Plusieurs citoyens, a-t-il soutenu, n’auraient jamais réussi à accéder à la plateforme.

M. Gaudreau a également remis en question la manière dont le dossier a été présenté lors de la consultation. Selon lui, plusieurs participants ont eu l’impression que certains éléments historiques avaient été omis ou présentés de façon incomplète, donnant l’impression que l’orientation privilégiée par la Ville était déjà établie.

Le citoyen a aussi dénoncé l’absence de véritable dialogue durant la rencontre virtuelle. À son avis, les participants pouvaient uniquement soumettre des questions sans avoir la possibilité de réagir aux réponses ou d’échanger directement avec les intervenants. Il estime que cette façon de faire a particulièrement désavantagé certains citoyens moins à l’aise avec les outils technologiques.

D’autres préoccupations ont également été soulevées quant à l’identification des participants et à la provenance des commentaires recueillis. Selon M. Gaudreau, plusieurs personnes apparaissaient de manière anonyme et aucun mécanisme apparent ne permettait de vérifier si les participants provenaient réellement du secteur directement concerné par les enjeux entourant le parc.

« Comment le conseil peut-il s’assurer que sa décision reposera d’abord sur les faits documentés, les rapports d’experts et les recommandations de la Direction de santé publique? », a-t-il demandé au maire

En réponse, le maire Jean-François Houle a reconnu que plusieurs citoyens étaient demeurés sur leur appétit à la suite de la consultation. Il a admis que des problèmes techniques étaient survenus, tout en affirmant qu’ils n’étaient aucunement intentionnels. Le maire a toutefois rappelé que cette consultation virtuelle ne constituait qu’un des nombreux éléments pris en compte dans l’analyse du dossier.

Selon lui, les élus disposent également des courriels reçus, des interventions formulées lors des séances publiques, des mémoires transmis au fil des années ainsi que des échanges déjà tenus avec les résidents depuis le début du dossier. « On a vraiment une série d’éléments qui va nous permettre de prendre une décision éclairée », a-t-il soutenu.

La citoyenne Huguette Raymond est ensuite revenue à la charge concernant les nuisances sonores dénoncées depuis plusieurs années par des résidents vivant à proximité immédiate du parc.

S’adressant directement au maire, elle a rappelé que plusieurs citoyens considèrent toujours la situation comme « invivable » durant certaines périodes de l’année.

Mme Raymond a également questionné le refus du conseil municipal d’imposer un moratoire temporaire sur les activités visées par les plaintes. « Vous nous dites que vous nous avez entendus, mais est-ce que vous nous avez compris? », a-t-elle lancé.

Le maire a répondu  « Il n’y a pas de moratoire parce que le conseil en a décidé ainsi. C’est la seule réponse que je peux vous donner », a-t-il déclaré. Jean-François Houle a toutefois précisé qu’il assumait pleinement la position adoptée par le conseil municipal. « Je ne me dédouane pas. La décision du conseil, je l’assume et je la défends », a-t-il ajouté.

La résidente a également rappelé les recommandations formulées par différents experts concernant l’éloignement des infrastructures sportives des résidences et les zones tampons habituellement recommandées pour limiter les impacts sur les citoyens.

Selon elle, les études de bruit réalisées ainsi que les avis de la Direction de santé publique démontrent clairement que des problèmes existent actuellement dans le secteur.

Au-delà de la question du bruit, Mme Raymond a également soulevé des enjeux de sécurité.

Elle affirme observer régulièrement des comportements à risque près des installations du parc et s’inquiète notamment de voir certains jeunes grimper sur des structures ou se retrouver dans des zones moins visibles du parc.

Selon elle, la configuration actuelle des lieux ne favorise pas toujours une surveillance naturelle comparable à celle qui existait auparavant.

Le maire a indiqué que ces préoccupations seraient elles aussi analysées dans le cadre des délibérations à venir. « Tous les éléments que vous signalez vont être mis dans la balance dans le cadre de la décision que nous allons rendre », a-t-il assuré.

« Les conséquences seront permanentes »

En marge de la séance, le citoyen Claude Martin a réitéré son opposition au scénario privilégié par la Ville. Selon lui, les trois options actuellement étudiées ne correspondent pas à la solution réclamée par plusieurs résidents du secteur.

Il soutient que le véritable règlement du conflit passerait par le déplacement complet de la patinoire et par le retour du parc à une vocation davantage orientée vers les usages de proximité.

Pour M. Martin, le dossier dépasse largement la simple question d’une surface sportive.

Il estime que les décisions prises par le conseil municipal au cours des prochaines semaines auront des répercussions durables sur la qualité de vie du voisinage, sur l’utilisation du parc et sur la relation de confiance entre les citoyens et leur administration municipale.

Une décision attendue le 15 juin

Trois scénarios sont actuellement sur la table pour l’avenir de la patinoire du parc Jardin-des-Galeries. La première option consiste à maintenir la surface de dek hockey en place tout en réalisant des travaux d’insonorisation des bandes et d’aménagement paysager afin de réduire le bruit, pour un investissement estimé à environ 170 000 $ par la Ville.

La deuxième prévoit le déménagement de la surface de dek hockey vers un autre parc, tout en conservant les bandes actuelles pour l’utilisation d’une patinoire naturelle en hiver et en transformant l’espace intérieur en aire de jeux, au coût d’environ 115 000 $. Enfin, la troisième option propose également la relocalisation de la surface de dek hockey, mais avec une requalification plus importante du site grâce à l’ajout de jeux récréatifs, de balançoires pour adultes et d’espaces de détente, tout en maintenant une patinoire hivernale, pour un investissement évalué à près de 175 000 $.

Dans les deux scénarios de relocalisation, la Ville estime que le retrait de la surface spécialisée réduirait considérablement la pratique du dek hockey durant la saison estivale tout en conservant la vocation récréative du parc. De leur côté, les citoyens demeurent inquiets quant à l’option qui sera finalement privilégiée par les élus.

Questionné par le Vingt55 au terme de la séance, le maire Jean-François Houle a indiqué que les élus possèdent maintenant l’ensemble des informations nécessaires pour trancher. Selon lui, les arguments entendus récemment reprennent essentiellement ceux qui sont débattus depuis plusieurs années.

« Moi, je n’ai rien appris aujourd’hui que je ne savais pas déjà », a-t-il affirmé. Le maire reconnaît néanmoins l’inquiétude bien réelle exprimée par les résidents du secteur. « Ces gens-là sont inquiets », a-t-il résumé.

La décision finale devrait être rendue lors de la prochaine séance du conseil municipal. D’ici là, les citoyens continuent de rappeler aux élus que le choix qui sera effectué ne concernera pas seulement l’avenir d’une surface sportive, mais également la qualité de vie de dizaines de familles vivant autour du parc Jardin-des-Galeries.

Les résidents présents lundi soir ont d’ailleurs insisté sur un même message, peu importe l’option retenue, les conséquences de cette décision se feront sentir pendant de nombreuses années dans l’ensemble du quartier. Les élus et le maire devront donc assumer pleinement le choix qui sera posé, alors qu’ils s’apprêtent à rendre ce qui pourrait être l’une des décisions les plus importantes de ce dossier qui divise la communauté.

Bruit, sécurité et qualité de vie, les citoyens rappellent au maire que la décision du 15 juin marquera l’avenir du quartier @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Éric Beaupré
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