DRUMMONDVILLE
Une nouvelle étude démontre qu’un simple changement dans les habitudes de consommation peut générer des milliards de dollars en retombées économiques, tout en soutenant l’emploi et en réduisant l’empreinte environnementale.
On a toujours compris qu’acheter local, c’était gagnant pour l’emploi et l’économie du Québec. Aujourd’hui, on prend la pleine mesure du pouvoir économique que les Québécois ont entre leurs mains. Au lendemain de la Fête nationale, Les Produits du Québec dévoile les résultats d’une simulation réalisée par AppEco en collaboration avec le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. Ces résultats démontrent, chiffres à l’appui, que de simples changements dans les habitudes de consommation peuvent produire des retombées majeures pour le Québec.
De petits gestes aux grandes retombées
Cette réalité économique prend tout son sens au cœur de Drummondville, au Centre-du-Québec. Que ce soit dans les boutiques du centre-ville, chez les détaillants de quartier ou auprès des entreprises de la région, chaque dollar dépensé localement génère des retombées qui profitent directement à notre communauté. Cet argent soutient des entrepreneurs d’ici, contribue à maintenir des emplois locaux et participe à la vitalité de notre économie régionale.
Au-delà des chiffres, l’achat local est aussi une expérience humaine. C’est encourager des gens que l’on connaît, croiser des visages familiers et bâtir des relations de confiance avec des commerçants qui nous reconnaissent et nous servent avec passion. Le Vingt55 est d’ailleurs témoin, semaine après semaine, des effets positifs de l’achat local sur le dynamisme économique et social de notre région.
Choisir local, c’est investir dans notre milieu de vie, soutenir le savoir-faire d’ici et participer concrètement à la prospérité de Drummondville et du Centre-du-Québec.
L’achat local ne demande pas de dépenser plus, mais de faire des choix différents. C’est un geste simple, accessible et à la portée de tous, qui permet de soutenir directement l’économie québécoise sans changer son budget.
Si chaque ménage québécois investissait seulement 25 $ par semaine dans des produits non alimentaires locaux plutôt qu’importés, l’économie québécoise tirerait :
- 3 milliards de dollars en retombées économiques par année, soit plus de 36 fois l’impact économique du Festival d’été de Québec;
- 29 000 emplois soutenus ou créés par année, soit près d’une fois et demie la capacité du Centre Bell;
- 180 millions de dollars en revenus pour le gouvernement du Québec, de quoi financer, par exemple, l’équivalent du coût de la construction de près de cinq écoles primaires d’une valeur estimée à 38 millions chacune.
Même un très petit effort d’achat local peut avoir des retombées économiques réelles. Quand un ménage remplace une partie de ses achats par des produits non alimentaires conçus, fabriqués ou transformés au Québec, cet argent circule davantage ici : il soutient les entreprises d’ici, stimule la production et contribue au maintien de l’emploi. À plus grande échelle, ce même dollar génère aussi des revenus pour le gouvernement.
« Dans le contexte actuel, l’achat local n’est plus seulement un geste de fierté, c’est un acte économique. Cette simulation confirme ce que nous savions intuitivement : la force du Québec passe par ses entreprises, ses travailleurs et ses consommateurs. Trois milliards de raisons de choisir d’ici », soutient Daniel Bernard, ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises.
« Les Québécois n’ont pas besoin de dépenser plus, il suffit de dépenser autrement. Ce changement de cap, aussi simple soit-il, pourrait générer des milliards de dollars pour notre économie et soutenir concrètement les entreprises d’ici », affirme Elfi Morin, directrice générale de Les Produits du Québec.
Un double dividende : économie et environnement
En plus de soutenir l’économie d’ici, l’achat local contribue à réduire les émissions de GES. En privilégiant les produits québécois plutôt que les produits importés, les Québécoises et les Québécois encouragent une production plus responsable et réduisent les émissions associées au transport des marchandises.
Selon les résultats de la simulation, une dépense de seulement 25 $ par ménage, par semaine, en produits québécois plutôt qu’importés permettrait de réduire les émissions de près de 120 000 tonnes d’équivalent CO₂ sur une année.
Pour les commerçants et entrepreneurs de Drummondville, ces données rappellent qu’un achat effectué localement représente bien plus qu’une simple transaction. Il s’agit d’un investissement direct dans la richesse collective, dans les emplois de la région et dans le maintien d’un tissu commercial dynamique qui fait la force du Centre-du-Québec.







