[jpshare]

Transport collectif en péril : le Centre-du-Québec presse Québec d’agir avant qu’il ne soit trop tard

Transport collectif en péril : le Centre-du-Québec presse Québec d’agir avant qu’il ne soit trop tard
Transport collectif à Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Drummondville / Centre-du-Québec

La Table des MRC Centre-du-Québec hausse de nouveau le ton et réclame une intervention rapide du gouvernement du Québec afin de revoir les modalités de financement du Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC). Réunis aux côtés de la MRC de Bécancour ainsi que de plusieurs représentants des milieux communautaire, étudiant et économique, les élus régionaux estiment que le modèle actuel menace directement l’avenir du transport collectif dans la région.

Selon la Table des MRC, les nouvelles règles de financement créent une situation paradoxale où l’augmentation de l’achalandage entraîne également une hausse des déficits. Une réalité qui, selon les intervenants, compromet les efforts déployés depuis plusieurs années pour améliorer l’accès au transport collectif en milieu rural.

« Comme l’a démontré la MRC de Bécancour, les nouvelles normes de financement créent un paradoxe comptable insoutenable : plus le nombre d’usagers augmente, plus les déficits se creusent. Poussées par le gouvernement à augmenter leur offre de service en mobilité, les MRC seront forcées de diminuer l’offre actuelle en raison de ce même gouvernement », affirme Nathacha Tessier, présidente de la Table des MRC Centre-du-Québec.

Selon elle, cette situation touche directement des milliers de citoyens qui dépendent quotidiennement du transport collectif, notamment les travailleurs, les étudiants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite.

Une incohérence dénoncée

La Table des MRC estime que le gouvernement envoie des signaux contradictoires. D’un côté, Québec demande aux municipalités et aux MRC de développer la mobilité durable, notamment par l’entremise des Orientations gouvernementales en aménagement du territoire (OGAT) et du Plan pour une économie verte 2030. De l’autre, les mécanismes de financement actuels rendent, selon les élus, cet objectif pratiquement impossible à atteindre.

Les représentants régionaux soutiennent qu’ils ne disposent plus des ressources financières nécessaires pour maintenir, encore moins développer, les services de transport collectif offerts à la population.

Trois demandes au gouvernement

La Table des MRC Centre-du-Québec joint ainsi sa voix à celle de la MRC de Bécancour afin de réclamer :

un financement stable et prévisible;

un modèle de financement adapté aux réalités des territoires ruraux;

la reconnaissance du transport collectif comme un service essentiel.

« Aujourd’hui, la région parle d’une seule voix. Nous ne demandons pas un luxe, nous demandons de maintenir un service de base dans nos milieux. Des décisions doivent être prises maintenant pour éviter des impacts irréversibles. Les solutions passent par un engagement clair et rapide du gouvernement du Québec. Nous l’appelons à prendre ses responsabilités, avec tout le sérieux que cet enjeu mérite », conclut Nathacha Tessier.

Selon les élus, sans modifications rapides au programme de financement, plusieurs organisations pourraient être contraintes de réduire leurs services, ce qui limiterait l’accès aux déplacements pour une clientèle déjà vulnérable et risquerait de freiner le développement économique et social des communautés du Centre-du-Québec.

Éric Beaupré
PHOTOREPORTER
PROFILE

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

Les derniers articles

Faits divers

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

facebookyoutube-icon