DRUMMONDVILLE
Accueillie par Richard Voyer, vice-président exécutif et directeur général de SOPREMA Canada, et Pascal Proulx, directeur de l’usine, elle a notamment été appelée à entendre les préoccupations du manufacturier dans un contexte marqué par l’incertitude commerciale et les tarifs américains.
La visite des installations de SOPREMA s’est faite sans passe-droit pour Christine Fréchette, qui a dû, comme tous les visiteurs, enfiler le traditionnel veste de sécurité fluorescente avant d’accéder aux installations.
Une visite que la ministre souhaitait d’ailleurs faire depuis un certain temps. En début de parcours, Christine Fréchette a souligné avec le sourire qu’elle passait régulièrement devant les installations de SOPREMA, situées en bordure de l’autoroute 20, sans avoir encore eu l’occasion de s’y arrêter. « Je passe souvent devant vos installations de l’autoroute 20. Après au moins 200 passages, il était temps que j’y fasse un arrêt », a lancé Mme Fréchette au début de la visite.
Des élus et candidats accompagnaient également Christine Fréchette, dont le député sortant de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, ainsi que Patrick Saindon, candidat dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie.
Une étape industrielle dans la tournée de Christine Fréchette
Le passage de Christine Fréchette chez SOPREMA s’inscrivait dans une série de rencontres auprès d’entreprises et d’acteurs économiques.
À Drummondville, l’entreprise s’est taillé au fil des décennies une place importante dans le paysage industriel régional. SOPREMA poursuit aujourd’hui son développement à partir de Drummondville, où sont notamment établies les activités de direction de SOPREMA Canada, parallèlement à son expansion sur les marchés extérieurs.
C’est donc sans grande surprise que la tournée de Christine Fréchette a marqué un arrêt à l’une des importantes installations de SOPREMA à Drummondville, permettant à la politicienne de visiter l’usine et d’échanger avec sa direction ainsi qu’avec des employés.
Richard Voyer avait d’ailleurs rappelé récemment, lors d’une entrevue accordée au Vingt55 portant sur le développement international de SOPREMA, que Drummondville demeure un point d’ancrage important pour les activités canadiennes de l’entreprise.
La visite de jeudi a permis à Christine Fréchette de découvrir plus concrètement les installations et les activités réalisées à l’usine.
Accompagnée du D.g Richard Voyer et de Pascal Proulx dirent d’usine chez Soprema, Christine Fréchette a parcouru différents secteurs des installations alors que les activités régulières de production se poursuivaient.
Tout au long du parcours, Pascal Proulx a présenté les installations et expliqué les différentes opérations qui y sont réalisées. Richard Voyer a pour sa part apporté des précisions sur les activités de SOPREMA, son développement et la place qu’occupe le Québec au sein du groupe. La visite a ainsi permis à Christine Fréchette d’observer les activités de production et d’obtenir directement de la direction de l’entreprise des explications sur les procédés et les installations.
Au terme de la visite, Richard Voyer a pris la parole devant les employés pour souhaiter la bienvenue à Christine Fréchette, présenter plus largement le parcours et le développement de SOPREMA, tout en rappelant les principaux enjeux auxquels l’entreprise et le secteur manufacturier sont actuellement confrontés.
Le dirigeant a rappelé que SOPREMA célébrera dans deux ans ses 50 ans de présence au Québec et que l’entreprise continue de miser sur la croissance. « On reste quand même toujours en appétit de croissance. On a l’avantage d’avoir un président unique et ça reste une compagnie familiale. Et depuis les débuts, tous les bénéfices générés au pays sont réinvestis au pays », a souligné Richard Voyer.
Selon le dirigeant, cette stratégie a permis au Québec de prendre une place importante dans le développement du groupe. SOPREMA continue par ailleurs ses acquisitions et ses investissements malgré un environnement économique devenu plus incertain pour plusieurs entreprises.
Les tarifs parmi les préoccupations soulevées
Richard Voyer a notamment abordé la question des tarifs et de l’incertitude qu’ils génèrent pour les entreprises qui doivent planifier leurs investissements.
« Évidemment, tout ce qui est tarifs nous pique beaucoup, ça crée de l’incertitude dans le marché et on a beaucoup besoin de stabilité pour être capable de continuer ces investissements-là et essayer de grandir finalement », a-t-il expliqué.
Le dirigeant a indiqué que SOPREMA entend continuer de regarder au-delà des difficultés immédiates pour planifier son développement à plus long terme.
« Il faut vraiment se mettre dans une position où on arrête de regarder à court terme pour regarder plus à moyen terme et savoir que la tempête va finir de passer », a ajouté Richard Voyer. SOPREMA poursuit ainsi ses projets de développement dans un contexte où les conditions commerciales, les coûts et les chaînes d’approvisionnement demeurent des facteurs avec lesquels les manufacturiers doivent composer.
Les relations avec le gouvernement évoquées par Richard Voyer
Dans sa prise de parole, Richard Voyer a également abordé les échanges entre les entreprises manufacturières et le gouvernement dans le contexte économique actuel.
Le vice-président exécutif et directeur général de SOPREMA Canada a mentionné avoir eu l’occasion de rencontrer Christine Fréchette à quelques reprises au cours des dernières années et d’échanger avec elle sur différents enjeux commerciaux touchant notamment le secteur manufacturier.
Richard Voyer a ainsi évoqué l’importance, pour les industriels, de pouvoir faire connaître directement aux décideurs gouvernementaux les difficultés auxquelles leurs entreprises sont confrontées et les enjeux susceptibles d’influencer leurs activités, leurs investissements et leur développement. Il a également souligné l’importance, selon lui, de pouvoir compter sur des interlocuteurs à l’écoute des réalités exprimées par les entreprises.
« Pour nous, c’est important comme industriel de sentir cet accueil de votre part, sentir que nos problèmes deviennent un peu les vôtres comme élus et que vous cherchez des solutions pour qu’on continue de développer nos différents marchés », a poursuivi Richard Voyer.
Ces propos s’inscrivaient dans une intervention au cours de laquelle le dirigeant venait notamment d’aborder l’incertitude provoquée par les tarifs, les investissements de SOPREMA et la volonté de l’entreprise de poursuivre sa croissance malgré un contexte commercial plus incertain.
Christine Fréchette réagit aux enjeux soulevés
Prenant la parole à son tour devant les employés, Christine Fréchette est d’abord revenue sur la visite qu’elle venait d’effectuer. « Je ne sais plus combien de centaines de fois que je passe devant en disant, j’ai hâte d’y aller », a-t-elle lancé.
Elle a ensuite qualifié SOPREMA de fleuron et souligné l’expertise présente dans l’entreprise.
« Je sais que vous êtes un fleuron, je sais qu’il y a ici des talents incroyables, une expertise qui est prisée aussi et il faut protéger ça », a-t-elle déclaré. Christine Fréchette a ensuite abordé plusieurs des enjeux économiques discutés avec la direction de SOPREMA, notamment les tensions commerciales et leurs conséquences pour les entreprises manufacturières.
« Depuis les premières vagues de guerre tarifaire, c’est sûr que je suis très attentive à tout ce qui se passe au niveau des instabilités commerciales. Et vous êtes parmi ceux qui êtes touchés », a-t-elle indiqué.
Elle a également évoqué les perturbations des chaînes d’approvisionnement et l’augmentation du prix de certains intrants, deux éléments qui, selon elle, ont eu des répercussions sur les entreprises au cours des dernières années.
La protection des emplois dans le discours de Fréchette
Christine Fréchette a consacré une partie de son intervention à la protection des emplois manufacturiers et aux mesures gouvernementales mises de l’avant dans le contexte des tensions commerciales avec les États-Unis.
« On veut être en étroite communication avec vous comme avec l’ensemble des entreprises également qui ont à naviguer à travers les eaux agitées que nous envoie Trump, je dirais en premier lieu », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que le gouvernement avait développé différents programmes depuis le début du conflit tarifaire et indiqué que des discussions se poursuivaient avec les représentants du secteur industriel et manufacturier.
« On est vraiment connecté sur le milieu industriel, le milieu manufacturier, des affaires parce qu’on veut protéger vos emplois. C’est vraiment ça qui nous guide. Comment protéger encore davantage vos emplois », a-t-elle soutenu.
L’approvisionnement québécois également abordé
Christine Fréchette a également fait référence à des discussions tenues avec Richard Voyer concernant l’approvisionnement de SOPREMA et le recours à des fournisseurs québécois.
Elle a lié cet enjeu à la volonté du gouvernement d’augmenter la proportion de ses propres achats effectués auprès d’entreprises québécoises.
« Dans la situation actuelle, il faut qu’on se serre les coudes. Il faut qu’on soit solidaires », a-t-elle déclaré.
« On a un savoir-faire et une production qui peut répondre à une panoplie de nos besoins. Alors, aidons-nous, entraidons-nous. Et voilà, rehaussons tout notre approvisionnement, puis aidons les entreprises québécoises à garnir leur carnet de commandes », a-t-elle ajouté.
Diversifier les marchés d’exportation
Christine Fréchette a par ailleurs abordé la diversification des marchés d’exportation comme l’une des réponses possibles à l’incertitude entourant les relations commerciales avec les États-Unis.
Selon elle, des entreprises québécoises ont déjà commencé à développer davantage leurs marchés à l’extérieur des États-Unis. « Lorsqu’on aura un cadre plus stable pour travailler avec les Américains, eh bien là on aura consolidé, diversifié nos marchés d’exportation. Ça, ça va nous rendre encore plus stables », a-t-elle fait valoir.
Son intervention a ainsi porté principalement sur les tarifs, l’approvisionnement, la diversification des marchés et les mesures gouvernementales destinées aux entreprises touchées par l’instabilité commerciale.
Des échanges avec les employés avant le départ
Avant de quitter les installations de SOPREMA, Christine Fréchette a pris quelques minutes pour échanger directement avec plusieurs employés présents.
Ces discussions ont conclu une visite qui avait commencé sur le plancher de production, où Richard Voyer et Pascal Proulx avaient présenté les installations et les activités de l’entreprise.
Pour SOPREMA, le passage de Christine Fréchette aura permis à sa direction de présenter les activités réalisées à Drummondville et d’exposer certains des enjeux auxquels l’entreprise et le secteur manufacturier sont actuellement confrontés.
Pour Christine Fréchette, l’arrêt chez SOPREMA constituait une étape de sa tournée auprès des entreprises et des régions. Elle a quitté les installations après ses échanges avec les employés afin de poursuivre ses activités prévues à son itinéraire































