Centre-du-Québec
Le balado du Vingt55, De la Politique, on en mange, enregistré au restaurant le Shaker de Drummondville, avec la candidate du Parti québécois dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, Nathalie Bisaillon @ Crédit photo Agence CDQ Média/ Vingt55 Tous droits réservés.
Le passage de Natalie Bisaillon au podcast a permis de brosser le portrait d’une femme de chiffres et d’action qui souhaite s’attaquer au « buffet ouvert de problèmes » qui afflige actuellement le Québec. Il faut savoir qu’avant de faire le saut en politique, la candidate du Parti Québéc a cumulé 25 années d’expérience en grande entreprise, effectuant des passages remarqués à la Caisse de dépôt, chez Intact et chez Desjardins. Titulaire d’une maîtrise en finances et du titre de CFA, elle s’est spécialisée dans la création de nouvelles sphères d’activités, la gestion de portefeuilles et les fusions-acquisitions.
Cette expertise lui a d’ailleurs valu une place de choix au sein de l’équipe économique du Parti québécois. Mme Bisaillon entend d’ailleurs apporter un côté pragmatique axé sur l’atteinte de résultats concrets. Si la politique n’était pas dans ses plans initiaux, le déclin des services publics l’a poussée à s’impliquer. En tant que mère et proche de parents vieillissants, elle s’inquiète de l’état du système de santé et de l’éducation. « On est arrivé à un point où il faut que ça change. Pas dans dix ans, il faut que ça change maintenant », lance la candidate, qui affirme vouloir faire partie de la solution. .
S’attaquer à la bureaucratie : le « piquant » nécessaire
Suivant le concept du podcast, la candidate s’est prêtée au jeu des métaphores culinaires en choisissant de boire un cocktail audacieux : un Bloody. Selon elle, ce choix épicé reflète la nécessité de brasser les choses et de prendre des actions immédiates pour réformer un système à bout de souffle, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Au cours de l’entrevue, elle indique d’ailleurs que son cheval de bataille principal demeure la réduction de la lourdeur administrative. Mme Bisaillon dénonce notamment la paperasse excessive imposée aux agriculteurs ainsi que la lourdeur administrative qui alourdie la tâche des enseignants et des organismes communautaires. La candidate milite pour une décentralisation des pouvoirs, critiquant notamment la création de l’agence Santé Québec, qui, selon elle, a ajouté des coûts et des couches de gestionnaires. La candidate plaide plutôt pour redonner de l’autonomie et faire confiance à l’expertise des professionnels directement sur le terrain.
Des priorités claires pour la région
Sur le terrain, elle constate l’inquiétude de la population face au coût de la vie, à l’accès aux soins à l’hôpital Sainte-Croix et la montée de l’itinérance à Drummondville. Pour y remédier, elle prône une décentralisation. Elle affirme qu’il faut faire confiance à l’expertise des professionnels sur le terrain, comme les médecins ou les organismes communautaires, plutôt que de multiplier les structures administratives comme Santé Québec. Soumise au jeu des questions en rafale de nos animateurs, la candidate du Parti Québécois a qualifié de prioritaire la grande majorité des enjeux locaux et nationaux soulevés.
Parmi ceux-ci, le dossier de l’hôpital Sainte-Croix, le financement du transport en commun régional et la couverture cellulaire à Saint-Joachim figurent au sommet de sa liste. La lutte contre l’itinérance est également un point crucial. Elle a d’ailleurs rappelé l’engagement de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, d’investir un milliard de dollars pour réduire le phénomène de 50 % d’ici 2030. La protection du français, dont elle note le déclin flagrant à Montréal, la construction de nouvelles écoles, ainsi qu’une réforme de l’éducation incluant 60 minutes de sport quotidien obligatoire, ont également été identifiées comme des chantiers incontournables.
Confiante pour la suite
Consciente des défis qui l’attendent, y compris la nécessité de s’adapter à la réalité des réseaux sociaux, Nathalie Bisaillon mise avant tout sur le travail d’équipe, la transparence et l’écoute. En unissant sa voix à celle des acteurs locaux, elle espère porter haut et fort les intérêts de sa circonscription à l’Assemblée nationale. Pour ceux et celles qui voudraient en apprendre davantage sur la candidate, on vous invite à écouter le deuxième épisode De la Politique, on en mange qui est présentement en ligne.








