Myriam Cournoyer, candidate du Parti Conservateur du Québec : Plaidoyer pour l’économie locale et la responsabilisation citoyenne

Myriam Cournoyer, candidate du Parti Conservateur du Québec : Plaidoyer pour l’économie locale et la responsabilisation citoyenne

Centre-du-Québec

L’économie au cœur des priorités, une volonté de décentralisation et un regard critique sur la gestion des fonds publics, voilà ce qui résume le passage de Myriam Cournoyer, candidate du Parti conservateur du Québec dans Drummond-Bois-Francs, au balado « De la politique, on en mange ! ».

Crédit photo Agence CDQ Média / Vingt55 Tous droits réservés.

Loin du parcours politique traditionnel, Myriam Cournoyer présente une feuille de route atypique. Ayant vécu la moitié de sa vie à l’extérieur du Québec (Toronto, Vancouver, Londres), la candidate estime que ces expériences lui ont permis d’élargir sa perspective sur le fonctionnement des systèmes, notamment en matière de santé et d’administration. Sur le plan professionnel, c’est dans l’industrie cinématographique qu’elle a d’abord fait sa marque avant de se tourner vers le design de maisons haut de gamme, et plus récemment, vers la sonorisation au Cégep de Drummondville.

Le retour à Drummondville comme déclencheur politique

C’est l’impact économique des mesures sanitaires qui a propulsé Myriam Cournoyer dans l’arène politique. Forcée de quitter Toronto et de revenir s’installer chez ses parents à Drummondville, suite à la paralysie de l’industrie du cinéma, elle témoigne d’une « rogne » face à la gestion gouvernementale.

« Moi, c’est vraiment tout le point de vue économique qui m’avait fait rentrer en politique », affirme-t-elle. Elle dénonce les conséquences des restrictions sur les commerces locaux, qui, selon elle, ont pavé la voie aux grandes multinationales au détriment des PME. « Ils ont tellement écœuré les boutiques, les magasins, les restaurants locaux, que finalement, après ça, toute la place a été prise par les multinationales », déplore la candidate.

Alléger le fardeau fiscal des entreprises

Si elle avait les pleins pouvoirs pendant 24 heures, Mme Cournoyer abolirait, à titre personnel, toute taxe corporative pour les entreprises. Elle estime que l’argent laissé aux entreprises permettrait à ces dernières de prendre de l’expansion et de créer des emplois. Elle souligne d’ailleurs que la plateforme actuelle du Parti Conservateur du Québec, qui propose une réduction progressive de l’impôt provincial sur le revenu des sociétés va dans ce sens.

Elle insiste aussi sur la nécessité de respecter le rôle et les risques financiers assumés par les entrepreneurs. « Un moment donné, s’ils ont du succès, il faudrait célébrer leur réussite. Il ne faudrait pas leur taper sur la tête », soutient-elle.

Décentralisation et responsabilité locale

Face à ce qu’elle perçoit comme une déconnexion entre l’Assemblée nationale et la réalité sur le terrain, Myriam Cournoyer plaide pour la décentralisation. Elle souhaite que les responsabilités soient remises aux municipalités, aux écoles et aux citoyens.

S’appuyant sur son expérience bénévole, elle est persuadée que la gestion des enjeux sociaux locaux, comme l’itinérance ou l’aide alimentaire, devrait relever davantage de l’initiative citoyenne et locale que de l’intervention de l’État. « Je trouve qu’on devrait responsabiliser les citoyens », affirme-t-elle, estimant que les organismes locaux connaissent mieux les besoins de leur communauté que le gouvernement.

Rétablir la confiance par l’écoute

Consciente du cynisme ambiant qu’elle rencontre lors de son porte-à-porte, la candidate mise sur l’écoute pour rétablir le lien de confiance. Pour sa deuxième campagne, elle affirme avoir adopté une posture d’apprentissage, posant davantage de questions aux électeurs.

En résumé, pour Myriam Cournoyer, la politique n’est pas une question d’image, mais bien de gestion responsable des fonds publics. « Notre principale job, c’est de bien gérer l’argent des gens », conclut-elle, tout en réitérant que les décisions législatives ne doivent plus être guidées par des gains politiques, mais par le bien commun.

Animée par le duo dynamique composé de Jonathan Carreiro-Benoit et Andréanne Fiola, la toute nouvelle émission De la politique, on en mange ! @ Crédit photo Agence CDQ Média / Vingt55 Tous droits réservés.

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