Centre-du-Québec
Crédit vidéo Agence CDQ Média / Vingt55 Tous droits réservés.
Pour le sixième épisode du balado De la politique, on en mange !, nos animateurs ont eu la chance de rencontrer Laura Tremblay. Attablée au restaurant À la bonne vôtre, la candidate de 22 ans a abordé d’emblée la réalité atypique de sa première campagne électorale. « J’amène mon bébé partout avec moi. Lors du porte-à-porte, il est dans le porte-bébé, lorsque nous installons des pancartes, j’amène la coquille avec moi », a-t-elle expliqué. Selon elle, cette présence démontre aux électeurs qu’il est possible de concilier implication politique et vie familiale.
Bien qu’elle soit jeune, la politique n’est pas un milieu inconnu pour Laura Tremblay. Elle a siégé pendant quatre ans comme conseillère jeunesse au niveau municipal à Victoriaville, une expérience qu’elle considère comme le point de départ de son engagement actuel. Loin de voir son âge comme une faiblesse, elle y voit, au contraire, un avantage. « On a besoin de diversité, d’une nouvelle génération au pouvoir aussi, surtout quand on pense à l’avenir de nos enfants », avoue-t-elle en expliquant que plusieurs électeurs sont inquiets de la flambée du coût des maisons dans la région.
La crise en santé vue de l’intérieur
Préposée aux bénéficiaires, Mme Tremblay est d’ailleurs aux premières loges d’un autre dossier qu’elle juge important, les ratés du système de santé public. Si elle avait les pleins pouvoirs pendant 24 heures, c’est d’ailleurs ce secteur qu’elle réformerait en priorité. Elle dénonce les listes d’attente pour des opérations, comme celles du genou, qui affectent grandement la qualité de vie des patients. Le manque de personnel au public est, selon elle, le principal frein au désengorgement du réseau.
Pour pallier ce problème, elle défend la position du Parti Conservateur du Québec qui prône un recours accru au secteur privé. « Selon moi, le privé viendrait un peu désengorger tout ça, puis la RAMQ repaierait les gens », a-t-elle suggéré, voyant là une façon de créer une saine compétition sans pénaliser financièrement les citoyens. Sur le plan régional, elle a exprimé des réserves quant au projet du nouvel hôpital de Drummondville, craignant que l’hôpital Sainte-Croix actuel ne soit abandonné. « Le temps que la nouvelle bâtisse soit construite, il faut vraiment qu’on se concentre quand même à offrir les soins nécessaires », a-t-elle insisté, réclamant plus de personnel pour l’établissement existant.
Le portefeuille des familles comme priorité
Du côté des autres promesses des Conservateurs, l’engagement phare de son parti et celui qu’elle défend avec conviction, est la réduction du fardeau fiscal. Laura Tremblay rappelle que la promesse du PCQ est remettre 11 000 $ dans les poches des jeunes familles sur une période de cinq ans.
Cette somme passerait notamment par l’élimination de la taxe carbone et de la TVQ sur l’essence, mais aussi par l’abolition des taxes sur les produits de seconde main. « Tout ce que les gens mettent en vêtements usagés, les balançoires, les bassinettes…qu’il n’y ait plus de taxes sur ça, déjà là, ça serait un pas pire avancement », a fait valoir la jeune mère de famille.
Une candidate qui prône le dialogue
Dans une circonscription où la lutte s’annonce serrée, ce qu’elle qualifie elle-même de course à trois où les écarts sont minces, Laura Tremblay assure mener une campagne positive. Elle affirme n’avoir reçu aucun commentaire négatif, ni aucune insulte depuis le début de ses activités politiques.
Invitée à se projeter dans l’avenir et à réfléchir à l’héritage qu’elle aimerait laisser, la candidate a conclu sur une note d’espoir pour la relève : « Ce n’est pas parce que tu es jeune que tu ne mérites pas de faire entendre ta voix. » Et lorsqu’on lui a posé l’épineuse question de l’origine de la poutine (Drummondville ou Victoriaville), la candidate a tranché sans hésiter, invoquant l’histoire familiale : « La poutine, ça vient de Warwick ! ». Pour ceux et celles qui aimeraient en apprendre plus sur la candidate nous vous invitons à regarder dès maintenant ce sixième épisode de notre balado politique (JCB).

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